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activitesmaison, c'est Anne-Cécile, la maman, Rémi, 17 ans, Baptiste, 15 ans, Lison, 13 ans, Noé, 7 ans et Firmin, 4 ans. Pourquoi activitesmaison ? Parce que vous pouvez retrouver nos activités sur notre blog activitesmaison.com :)

Après l’orage… : un joli jeu coopératif

Même si cela fait un bon moment que je n’ai pas publié, je ne vous ai pas oubliés ! Je vous présente aujourd’hui un très joli jeu coopératif que Noé et Firmin ont eu à Noël : Après l’orage …

C’est un jeu de plateau où les joueurs incarnent des bergers. L’orage a détruit la passerelle qui permet à leur troupeau de traverser la rivière et un petit mouton est coincé sur l’autre berge.

Il va donc falloir reconstruire le pont pour le faire traverser !

Pour cela, des pions en bois : un berger, une bergère, un mouton mais aussi un castor et un loup.

Les joueurs ont aussi des rondins de bois qui vont leur permettre de reconstruire le pont.

La case avec la scie nous permet de couper un tronçon et de le placer dans la réserve et la case avec le marteau de construire le pont en plaçant un rondin de bois pris dans la réserve.

 

Mais de multiples dangers guettent notre mouton ! si l’on ne construit pas assez vite le pont, il peut tomber dans la rivière et se noyer ! 

En plus, des castors viennent piquer des rondins de bois sur le pont et s’ils en volent trop, on ne pourra pas finir le pont …

Et bien sûr, le loup rode et veut dévorer le mouton …

Pour avancer sur le plateau, les joueurs ont un dé des couleurs qui indique sur quelle case ils vont tomber et donc quelle action ils vont faire.

C’est un jeu coopératif car il n’y a pas un pion par personne. Les joueurs ont à chaque fois le choix entre avancer le berger ou avancer la bergère, ce qui leur laisse un choix d’action. S’ils tombent sur un animal, ils avancent le pion concerné (le loup, le mouton ou le castor), s’ils tombent sur la scie ou le marteau, ils font l’action correspondante, la flèche les fait aller sur la case suivante, le marteau cassé indique que le pion tombé sur cette case ne peut pas jouer pendant un tour. Sur certaines cases, deux actions sont représentées et le joueur peut choisir celle qu’il va réaliser. Il y a également une case dé : dans ce cas, le joueur peut lancer le deuxième dé des couleurs et a alors le choix entre les couleurs des deux dés. Si un dé est rouge et l’autre vert, il pourra aller sur la case rouge ou sur la case verte. Lorsque les joueurs sont bien habitués au jeu, on peut choisir de placer toutes les cartes à l’envers et de ne la retourner que lorsqu’un pion tombe sur cette case, ce qui ajoute en difficulté et en suspense !

Tout le monde a vraiment beaucoup apprécié ce jeu, même les grands ont trouvé du plaisir à jouer avec leurs petits frères ! C’est un jeu intéressant car les joueurs ont le choix entre plusieurs actions, ils peuvent discuter pour savoir laquelle est la plus judicieuse puisque c’est un jeu coopératif. Il y a du suspense car le danger peut arriver de plusieurs côtés et les choix sont souvent cornéliens ! Vaut-il mieux avancer le mouton au risque qu’il ne se noie ou avancer le loup qui se rapproche dangereusement …

Un jeu que nous vous recommandons donc chaudement ! Je pense qu’il est adapté à partir de 5 ou 6 ans. Il est un peu compliqué pour les plus jeunes du fait de la multiplicité des actions possibles (construire le pont, scier du bois, avancer le mouton) et des dangers (le loup, le castor voleur, la noyade pour le mouton).

Ages au moment de l’activité : Firmin, 5 ans, Noé, 8 ans. 

Si vous souhaitez découvrir les autres jeux que nous aimons, cliquez ici! 

Un petit bateau qui nous entraîne dans une chasse au trésor !

Je voulais vous présenter aujourd’hui le joli documentaire qu’a réalisé Baptiste :

Mais je voulais aussi vous raconter l’histoire du tournage et ce qu’ont découvert Firmin et Noé grâce à ce projet !

Nous habitons tout près d’une jolie rivière sauvage, la Galaure.

Baptiste est maintenant en 1ère  L option cinéma. Pour le lycée, il devait faire un documentaire en lien avec la nature qui pouvait avoir un aspect contemplatif.

Toujours enthousiaste pour tout projet cinéma, il a choisi de faire un petit film sur notre rivière et a embarqué les deux petits dans son aventure !

Il a choisi comme fil conducteur de son film un petit bateau en papier qui voguerait sur notre Galaure.

Pour cela, il s’était fabriqué un drôle d’ustensile …

Cette raquette améliorée lui permettait de récupérer les nombreux petits bateaux en papier qu’il a posés sur la rivière. Ben oui, pas question de la polluer ! Et désolée si je vous ai déçus … ce n’est pas le même petit bateau qui parcourt toute la rivière dans le film …

Mais bon, une promenade avec un Baptiste qui filme n’est pas une promenade comme les autres et on reste souvent longtemps au même endroit le temps qu’il fasse ses différents plans !

Alors on admire le paysage …

On cueille des fleurs …

On lance des galets dans la rivière …

On essaie de faire flotter des bâtons plus ou moins longs …

On grimpe !

On s’invente des histoires et on est un peu comme Robinson Crusoe sur son île déserte.

Mais Baptiste enrôle aussi ses petits frères pour poser le bateau sur l’eau ou pour jouer un petit rôle dans le film !

Et voilà Baptiste courant partout pour chercher le meilleur endroit, le meilleur plan …

Poser le bateau, le récupérer …

Jouer sur la lumière, le mouvement ….

d’en bas …

D’en haut …

Et puis nous nous sommes baladés à différents endroits de notre rivière, et les enfants ont mieux compris que c’était la même rivière qui selon les endroits était plus ou moins petite ou plus ou moins grosse !

Nous sommes allés jusqu’à l’endroit où notre rivière se jette dans le Rhône, à Saint Vallier.

Une petite pause pendant que Baptiste filme des pêcheurs après leur avoir demandé l’autorisation bien-sûr !

Chercher le meilleur endroit ..

Jouer avec les reflets …

Et puis le soir qui arrive vite à cette saison , ce qui donne des plans de nuit et des lumières intéressantes !

Baptiste avait bien prévu son coup et on est arrivé au moment qu’il souhaitait !

Mais après avoir vu notre Galaure se jeter dans le Rhône, on s’est demandé où pouvait bien être sa source !

On a cherché sur des cartes, sur internet et nous sommes allés dans l’Isère dans le bois près de Roybon.

Une balade vraiment sympa et passionnante pour tout le monde ! Une vraie chasse au trésor !

Trouver un filet d’eau au milieu des feuilles mortes, le suivre, écarter les branches pour essayer de se frayer un chemin, jouer un peu , perdre sa trace, le retrouver !

Et arriver dans une zone en creux, une espèce de petite mare. On cherche autour, on ne trouve plus de trace de cours d’eau. On doit bien être à la source de la Galaure !

Une chouette aventure en famille, apprendre à regarder, à observer un plan, à comprendre le monde et comment une rivière voyage depuis sa source jusqu’au fleuve dans lequel elle se jette, et puis bien sûr on a regardé sur une carte comment le Rhône va jusqu’à la mer Méditerranée. L’image du petit bateau voguant les a aidés à imaginer ce voyage !

On a pu aussi observer deux petits ruisseaux se rejoignant pour grossir la Galaure !

Et puis bien sûr, Baptiste a voulu filmer notre beau Palais idéal du facteur Cheval ( un beau film sur sa vie de Nils Tavernier avec Jacques Gamblin et Laëtitia Casta va d’ailleurs sortir en janvier !!! ) puisque il est construit en bonne partie avec les galets de notre Galaure !

Et Firmin et Noé ne se font jamais prier pour jouer à cache cache dans le palais !

Un joli projet donc où Baptiste a pris beaucoup de plaisir à filmer notre rivière, qui nous a permis de passer de bons moments en famille et de comprendre mieux notre environnement proche et la vie d’une rivière !

Ages au moment de l’activité : Baptiste, 16 ans et demi, Noé, 8 ans, Firmin, 5 ans.

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Si vous voulez découvrir d’autres activités autour de la Géographie, cliquez là ! 

Un peu de Spielgaben !

Le Spielgaben est à nouveau de sortie ces jours-ci ! Il faut dire que j’ai réorganisé les fiches, j’en ai fait de nouvelles à partir de photos trouvées sur le net pour se donner des idées ou même des créations que l’un ou l’autre de la famille avait fait précédemment ! C’est vrai que toutes ces boîtes mises côte à côte, ça fait rêver et ça donne envie de créer ! Ce qui marche très  bien aussi pour leur donner ou redonner envie d’y jouer, c’est lorsque je m’installe moi-même pour faire une activité spielgaben, j’ai souvent alors de petits curieux qui se joignent à moi !

Ainsi nous avions vu sur une photo que quelqu’un avait réalisé un véhicule à grosses roues avec le don 5C alors on a cherché une photo de vrai tracteur, et on s’est lancé !

Il est beau notre tracteur ! Mais une fois le tracteur fini, Firmin a voulu faire la route, puis une voiture sur la route, etc !!! Pour la voiture, je lui ai proposé un modèle que nous avions dans le classeur. Autant c’est intéressant de créer de toute pièce ou d’après la réalité, autant essayer de reproduire un modèle est tout aussi intéressant et demande des compétences différentes !

Firmin qui met les pointillés au milieu de la route !

Et puis dans le ciel, qu’est-ce qu’il y a ? soleil, oiseau, avions, fusée … là aussi avec ou sans modèles …

Un deuxième fermier est apparu dans le champ pour aider ceux sur le tracteur ! Une petite maison, puis bientôt tout un village a poussé au bord de la route !

Firmin se prend de plus en plus au jeu, je l’accompagne !

Et puis Noé s’y met ! Les routes amènent vers d’autres villages, une plage et une mer apparaissent … Des histoires se créent …

Un autre jour, ce fut avec un peu d’aide la construction d’une jolie figure en s’inspirant d’un modèle mais en choisissant ses propres couleurs.

C’est beau !

Et une autre rosace !

Firmin qui joue à son jeu favori avec le spielgaben : réaliser un village en associant primes et pyramides ou cylindre et cône.

Un autre jeu qui les fascine est d’accrocher les différents solides au portique pour voir que en tournant très vite, les solides nous apparaissent différemment et que le cube peut sembler être un cylindre par exemple.

Mais sur ce portique, on peut y accrocher toutes sortes de choses, notamment les balles en laine auxquelles on peut associer des anneaux de même couleur.

Et puis Firmin est parti pour faire des fiches avec les balles en laine. Un peu faciles parfois pour lui, mais ce n’est pas grave ! Placer sur l’arbre les balles de la bonne couleur …

Trouver quelles balles manquent pour que la chenille soit composée des 6 couleurs différentes.

Faire soi même des chenilles !

Placer autant de balles/fleurs qu’il y a de tiges …

Placer les balles comme sur un modèle …

Un bel enclos de forme pentagonale !

Mais qui dit enclos dit annimaux.

Celui-ci sera donc un enclos pour dinosaures …

Puis une fiche où l’on doit relier (avec les bâtonnets) un dessin de la forme réalisée avec les balles. Puis Firmin réalise ces formes avec ses balles.

Un tringle ( toujours pour les animaux !)

Cette fois-ci, un carré

Bon, un peu serrés les animaux cette fois !

Une belle étoile !

Quand on veut défaire, cela fait parfois des noeuds ! Mais l’enfant peut assez facilement défaire les noeuds grâce aux balles et à la ficelle un peu grosse ce qui donne une activité interessante !

Et puis si on n’y arrive pas … Oh ! Une tout Eiffel ! Le hasard fait aussi marcher l’imagination !

Et ce qui est amusant, c’est que deux jours après, j’ai retrouvé cette même tour Eiffel découverte par hasard dans un dessin de Firmin !!!

La ville qu’aime tant Firmin insérée dans un carré fait avec les balles de laine !

Chrysalide, chenille et papillon !

Accorcher ensemble toutes les balles pour faire un long train !

Et puis de petites activités avec les formes … Reconstituer les feux de circulation …

Essayer avec ces triangles de reconstituer ces ailes de moulin (avec juste la forme générale de l’aile tenon la disposition des triangles, pas facile !)

Compléter ce bonhomme de neige !

Et puis n’importe quel coloriage peut aussi être complété avec les formes du spielgaben !

Ce rond que Firmin aime tant faire aussi.

encore des modèles à poser sur la fiche ou à côté …

Une fusée …

Encore une Tour Eiffel !

Un escalier…

Là, plus difficile …

Bien observer ces représentations en 3D pour refaire la construction … Mais ce n’est pas simple, car certains cubes sont cachés par d’autres !

Et puis des créations libres, toujours … Encore un enclos !

Ou alors un parc d’attraction fait par Firmin avec trampoline, tyrolienne, piscine à boules, parcours … m’a-t-il expliqué.

Un dessin libre avec les points …

Ou faire un éléphant avec des points !

Une « forêt » de bâtonnets et de perles

Firmin commence une barrière en plaçant les bâtonnets sur les gros solides …

Et quand il n’a plus de bâtonnets, il utilise des tas d’anneaux pour continuer !

Et puis ces anneaux se transforment eux-mêmes en tour !

Une autre tour mais cette fois avec les bâtonnets et boules en plastique, complété par des perles en bois pour décorer !

…ou fabriquer des formes géométriques …

Que l’on peut faire tourner à toute vitesse !

Un petit jeu de symétrie : on installe une ligne au milieu de la planche avec des bâtonnets.

Puis on prend deux éléments identiques (deux anneaux jaunes) que l’on place de chaque côté du bâtonnet central, puis deux carrés orange, etc …

Jusqu’à construire une figure de plus en plus complexe.

Et une dernière petite composition géométrique avec les points !

Ce que j’aime avec Spielgaben, c’est qu’il peut servir pour des activités très cadrées ou du jeu libre, pour une exploration méthodique d’un seul don ou le joyeux mélange de tout, pour un apprentissage géométrique, numérique ou autre ou juste pour le plaisir d’expérimenter des choses et de s’amuser !

 

Ages au moment de l’activité : Firmin, bientôt 5 ans, Noé, bientôt 8 ans. 

Si vous le souhaitez, j’ai la possibilité de vous parrainer, envoyez-moi alors un MP sur ma page Facebook ! (je ne suis pas sponsorisée, juste passionnée depuis 4 ans par ce matériel magique !)

Pour voir tous les liens vers mes articles sur Spielgaben (présentation, nos activités) , cliquez sur la page Froebel et Spielgaben !

 

Les cubes Montessori du trinôme et du binôme

J’avais publié cette photo de Noé jouant avec le cube Monttessoi sur mon instagram mais sans donner plus d’explications ! Comme on m’en demande, je vous présente plus en détail ce matériel.

Il y a deux cubes différents : un plus petit, appelé le cube du binôme (avec lequel joue Firmin sur la photo) , et un plus gros appelé le cube du trinôme ( utilisé par Noé). J’ai acheté les miens d’occasion ce qui explique qu’ils soient un peu abîmés…

Il s’agit d’une espèce de puzzle en 3D où il faut replacer les cubes correctement. On doit retrouver la figure qui est sur le couvercle sur le haut du cube mais aussi sur les côtés.

La « règle du jeu » pour ces cubes : chaque face ne doit toucher une autre face que si elles sont de la même couleur. Ici, je peux placer le pavé à côté du cube car les deux faces sont rouges.

On voit qu’ici il va falloir placer un pavé aux faces noires en haut à droite.

Et pour compléter le cube, on placera le petit cube bleu dont toutes les faces sont bleues.

L’enfant s’amusera ainsi à reconstituer les cubes. Mais cette activité de manipulation est en fait une représentation concrète d’une notion abstraite (comme souvent chez Montessori).  Il s’agit ici d’une représentation de différentes identités remarquables. Mais si, souvenez-vous, (a + b)² = a² + 2ab + b² … Allez, on révise !

Mais comment ces cubes représentent-ils ces équations ? On va commencer par la première identité dont je vous ai parlé plus haut :

(a + b)² = a² + 2ab + b²

On va être ici dans une géométrie en deux dimensions, donc pour le moment on ne regarde que le dessin du couvercle.  a, c’est la mesure du côté du carré rouge. b c’est la mesure du côté du carré bleu.

J’ai trouvé sur le site amour d’enfants et ief  ce schéma très clair je trouve. Calculer (a + b)², c’est calculer l’aire du carré qui a a+b comme mesure de côté. On voit bien avec les formes rouges, bleues et noires qu’il y a un carré rouge (qui a donc une aire de axa, donc a²), un carré bleu (b²) et deux rectangles noirs qui ont un côté comme celui du carré rouge ( a)  et l’autre comme celui du carré bleu (b). L’aire du rectangle noir est donc de axb ( ab) et comme il y a deux rectangles, cela fait bien 2ab. Le résultat pour l’aire totale de ce grand carré est donc bien de a² + 2ab + b².


Vous m’avez suivie ?

On peut maintenant partir sur la 3D, donc sur le cube à proprement parlé ? C’est parti !

Ici, il ne s’agira plus de carré mais de cube. Donc fatalement, ce ne sera plus le calcul de (a+b)² mais (a+b)3

Dans notre boîte, qu’avons nous ?

Tout d’abord un cube rouge, de a de côté.

On calcule le volume d’un solide en faisant

longueur x largeur x hauteur ( pour rappel !) . Donc notre cube de a de côté aura un volume de axaxa donc a3. 

Notre cube bleu, lui, représente b3.

Cette figure a une longueur mesurant a, une hauteur mesurant a aussi mais sa largeur est identique à la longueur du cube bleu, donc b. Son volume est donc axaxb ce qui est égal à  a²b.

De même, ce pavé bleu a une longueur et une hauteur « bleues » et une largeur identique au rouge : ab²

Dans notre cube du trinôme, nous avons donc 1 cube rouge, 1 cube bleu, 3 pavé noirs et rouges et 3 pavés noirs et bleus. Le résultat est donc bien :

(a+b) 3 = a 3 + 3a²b + 3ab² + b3

Exactement de la même façon, on peut utiliser le cube du trinôme mais qui est plus complexe car en plus du cube rouge et du cube bleu, nous avons un petit cube jaune (c3).

On peut dans un premier temps, comme dans le cube du binôme, calculer simplement la surface d’une face et faire donc (a + b + c)². On trouve si on décompose de la même façon a² + b² + c² + 2ab + 2bc + 2ca

Et si on décortique le cube en entier, on obtiendra un cube rouge a3 , un cube bleu b3,  un cube jaune c3 ,3 pavés avec 2 côtés a et un côté b,  3 pavés avec 2 côtés a et un côté c, 3 pavés avec 2 côtés b et un côté a, 3 pavés avec 2 côtés b et un côté c, 3 pavés avec 2 côtés c et un côté a, 3 pavés avec 2 côtés c et un côté b et enfin 6 pavés tout noirs avec un côté a, un côté b et un côté c. Si on additionne tout ça, on obtient bien : 

a3 + b3 +c3+ 3 a²b + 3a²c + 3b²c + 3ab² + 3ac² + 3bc² + 6 abc … Ouf ! 

Mais bien sûr, on ne va pas expliquer tout cela à nos petits loulous qui s’amusent avec les cubes ! on les laisse observer, tâtonner, vérifier s’ils se sont trompés en regardant sur le dessus et les côtés de leur cube, voir s’ils retrouvent bien le dessin du couvercle ! Et oui, le fameux matériel autocorrectif Montessori !

Il est conseillé de montrer à l’enfant comment trier les différents solides avant de reconstruire le cube, afin qu’il s’imprègne de ces régularités et de la logique interne de ce cube !

Et quand ils sont plus grands et qu’ils étudient ces fameuses identités remarquables, on peut ressortir nos fameux cubes qui leur seront familiers et la formule abstraite deviendra beaucoup plus concrète !

Bon ben je vous avais promis la dernière fois un article moins technique , c’est raté ! Après la linguistique, les math !!!

(Ages au moment de l’activité : Firmin, 4 ans et demi ; Noé, 7 ans et demi)

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Phonèmes, lettres et pourcentages

Je vous propose un article un peu technique aujourd’hui mais qui répond à une question que je me posais ! Oui … Je fonctionne souvent comme ça … Quand je cherche désespérément un truc qui me turlupine et que je ne trouve pas … ben je finis par le faire moi-même !

Bref, lors d’une discussion sur les lettres rugueuses Montessori, quelqu’un se demandait pourquoi pour la lettre c par exemple, on leur enseignant simplement qu’elle fait le son [k] alors qu’elle pouvait se prononcer aussi [s]. Nous lui avons répondu que c’était parce que la prononciation [k] était plus fréquente et que c’était plus simple pour l’enfant de commencer avec le son le plus fréquent. J’ai cherché des statistiques montrant les pourcentages des différentes utilisations de la lettre c pour pouvoir être plus précise mais impossible de trouver… Je me suis dis que c’était pourtant intéressant et que j’aimerais avoir un tableau récapitulatif pour chaque lettre ! Et bien impossible de trouver…

J’ai trouvé par contre une étude sur l’orthographe française réalisée par une chercheuse qui m’a donné des renseignements utiles ! Cette étude a été réalisée à partir des mots d’une cinquantaine de manuels pour des enfants du CP jusqu’au CM2 ( donc pas de termes trop techniques ou très rares). Pour lire cette étude, cliquez là.

J’ai donc fait mes comptes, réalisé mes pourcentages et j’ai obtenu ce tableau :

 

J’espère ne pas avoir fait d’erreur ! Il me manquait quelques données pour certains pourcentages mais bon, c’est déjà intéressant je trouve !

Ainsi pour la lettre C, elle se prononce près d’une fois sur deux [k], Près de 30% [s], et est utilisé une fois sur quatre dans le « ch »

Mais je me suis aussi dit que j’aimerais avoir le tableau inverse, à savoir : si je veux écrire dans un mot le son [s] par exemple, quel est le pourcentage de chances pour qu’il s’écrive s? c ? ss? ç? ou autrement ? (et oui, t, comme dans « nation »)

Alors je me suis remise à mes calculs :

Et donc, pour en revenir à notre question de tout à l’heure, le son [s] s’écrit près d’une fois sur deux s, près d’une fois sur 4 ss, 16% seulement pour le c, 7% pour le t, 3% avec sc et seulement 2 fois sur 100 ç.

Certains résultats m’ont surprise, comme la fréquence du « er » ou « ez » pour le son « é », beaucoup plus que le é accent aigu mais c’est dû à la fréquence des verbes à l’infinitif en er ou conjugués avec le vous.

Voilà, si ça vous intéresse, je vous invite à vous plonger dans les lettres et les phonèmes de la langue française !

Et promis pour les prochains articles, on retourne aux activités plus concrètes !!!

 

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Et si vous voulez des activités de lecture et écriture inspirées par les pédagogies alternatives, vous avez le livre « Lire et écrire, apprendre avec les pédagogies alternatives » !!!

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Voyager dans un tableau avec les enfants

Je vous ai déjà dit que dans une vie antérieure (jusqu’à la naissance de Firmin pour être précise !) j’avais été professeur des écoles, avec notamment une classe de Moyenne Section, c’est-à-dire des enfants d’environ 4 ans.

Régulièrement, nous nous installions tous ensemble devant une reproduction d’oeuvre d’art et je me contentais de donner la parole à l’un ou à l’autre, posant parfois une question pour les amener à aller un peu plus loin : « Qu’est-ce que ce personnage ressent ? » … « Où va-t-il? » … Que va-t-il se passer ?

Je suis retombée l’autre jour sur leurs paroles que j’avais enregistrées puis retranscrites et j’ai envie aujourd’hui de vous faire voyager dans le monde merveilleux de l’art et des enfants !

Château et soleil de Paul Klee, 1928

« C’est un château de cubes rouges, roses, violets et bleus avec des triangles et des carrés. 

On voit des fenêtres, une porte et un pont.

Il y a la lune dans le ciel.

Peut-être quelqu’un va venir casser le château de cubes.

Dans le château, un chevalier et une princesse sont amoureux. La sorcière veut mettre la princesse dans une prison aux grilles empoisonnées. Mais le roi veut la délivrer.

Peut-être la grosse boule au-dessus va tomber et casser tout le château… »

Pêcheurs en mer de William Turner, 1796

« La lune brille et allume le ciel. Les nuages noirs cachent la lune. C’est la nuit.

Le vent souffle et pousse les vagues. La mer est noire. C’est la tempête.

Il y a un bateau de pirates qui va couler ou peut-être s’échouer. »

 

La bohémienne endormie du douanier Rousseau, 1897

« Le lion sent la dame qui est endormie. 

Il va la ramener à une nouvelle maison qui est dans la montagne. 

C’est la nuit. La lune brille dans le ciel avec les étoiles. 

Une mandoline est posée par terre. »

 

Le cri de Munch, 1893

« Le ciel est rouge-orange.

Il y a un fantôme ou un bonhomme habillé en noir sur un pont, près d’une rivière bleue et noire avec des bateaux.

Le monsieur crie parce qu’il a peur, il est perdu, il est tout seul.

Mais quelqu’un va l’entendre crier et va le ramener à sa maison. »

 

Le jeune homme soufflant sur un tison du Greco, 1571

« Il fait tout noir.

Un garçon est sorti dehors. Il allume une bougie.

L’enfant est tout jaune à cause de la lumière. 

Un loup va peut-être venir le manger tout entier. »

 

Le printemps (détail) de Botticelli, 1482

« La Reine des fleurs

La dame a un gros ventre : elle attend un bébé.

 Elle a des cheveux blonds et bouclés avec une couronne de fleurs. Ses boucles d’oreille sont des pâquerettes.

 Elle a un collier de fleurs autour du cou

et elle a plein de fleurs sur sa robe : c’est la reine des fleurs.

Il y a plein de feuilles et de fleurs autour d’elle. »

 

Tête de femme de Picasso, 1957

« C’est une statue d’un bonhomme dans la lumière. Il est posé sur un carré en bois.

Il a une tête avec des yeux, des sourcils, deux nez, deux bouches, un cou noir avec des traits blancs, long comme celui d’une girafe.

C’est bizarre parce que les cheveux ne sont pas au bon endroit.

C’est un gentil monsieur qui regarde les dames discuter; peut être qu’il va parler avec elles. »

 

La femme abandonnée de Sandro Botticelli, XV ème siècle

« Une dame qui pleure est assise sur une marche des escaliers. Il y a trois morceaux de tissu par terre devant elle. Les couleurs sont rouge et orange.

Pourquoi pleure-t-elle ?

–         parce qu’elle s’est fait gronder très fort.

–         parce que quelqu’un a arraché ses vêtements

–         parce que sa maman n’était pas gentille avec elle

–         parce que son mari est mort

–         parce qu’elle est toute seule

–         parce que son papa est parti à son travail

–         parce que sa maman est morte, ou son papa

–         parce que personne ne veut la laisser entrer

–         parce que tout le monde dort et qu’elle est toute seule

–         parce qu’elle n’a plus de copains ni de copines

–         parce qu’elle a déménagé. »

 

La rencontre de Gustave Courbet, 1854

« Il y a trois messieurs qui ont leur chapeau dans la main. Le monsieur à la barbe noire porte son sac à dos et a une canne.

Ils parlent : 

– Bonjour, ravi de faire votre connaissance !

– Il est joli votre chien et il a un beau collier !

Le monsieur à la barbe noire va peut-être dormir dans la grotte du Yéti. Le Yéti va arriver et le monsieur aura un petit pistolet dans son sac. Il va tuer le Yéti. »

 

Libellule aux ailerons rouges de Miro, 1951

« Il a peint un rêve, un cirque avec plein de couleurs, un anniversaire ou alors le grenier d’Albert avec plein de choses.

Nous avons vu une fleur, une clef à mollette, la lune, un soleil, une tête, une étoile, plein de petits points, un réveil, des carrés, un fantôme, des skis, une écharpe, un petit sac et un oiseau. »

(Note de la maîtresse : le grenier d’Albert est un album de Leo Lionni que nous avions lu précédemment)

Hyde Park de Derain, 1906

« Une dame se promène avec ses enfants et son chien sur un chemin rouge. Ils sont dans une forêt avec des arbres bleus, marron et rouges.

Des chevaux tirent des charrettes.

Peut-être les chevaux emmènent-ils les gens dans la montagne, dans une ville, dans une maison très loin ou dans une maison pas très loin, dans un parc d’attraction ou encore dans un cirque. »

 

Porte-fenêtre à Collioure de Matisse, 1914

« Les rectangles sont noir, vert, blanc et bleu.

Je vois de l’eau et du sable.

Il y a des nuages dans du ciel.

Moi je vois des clous.

C’est un bateau sur l’eau avec des manettes pour faire avancer le bateau.

Il y a quatre bateaux de pirates dans la mer mais on ne voit que le haut des bateaux. »

 

Des mots pleins de poésie, de rêve, d’émotion, d’imagination, d’innocence …

Gardons nos yeux d’enfants !

Et prenons le temps d’écouter nos enfants, sans chercher à leur apprendre quoi que ce soit, juste les écouter exprimer ce qu’ils voient, ce qu’ils ressentent, ce qu’ils comprennent, ce qu’ils imaginent.

J’avais ensuite réalisé un petit livret avec sur chaque page la reproduction de l’oeuvre et leur texte dessous, et nous le relisions parfois.

Enfants observateurs, enfants auteurs …

 

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