On apprend bien si on a une bonne hygiène de vie

Je commence donc cette recherche sur « Apprendre à apprendre avec les Pédagogies Alternatives » par le début d’une première grande partie :

LES MEILLEURES CONDITIONS POUR APPRENDRE

Avant de chercher les mécanismes de l’apprentissage, des idées pour nous aider à apprendre, il faut comprendre que certaines conditions sont nécessaires, indispensables pour être dans de bonnes conditions pour apprendre. 

Chez tous les pédagogues, on retrouve une évidence : l’enfant n’est pas un sac à remplir, une tête à farcir de savoirs coûte que coûte. Freinet dénonce cette accumulation de connaissances au détriment de l’équilibre personnel et de l’harmonie sociale. L’enfant doit avant tout avoir du temps et de la liberté pour rêver et développer son imaginaire. Il est important que le développement purement cognitif ne soit pas privilégié au détriment de l’art, du sport, des activités manuelles … et tout cela dans le jeu, l’échange, le plaisir.  Dans les pédagogies Steiner ou Froebel par exemple, les enseignants sont des jardiniers (le « jardin d’enfants » crée par Froebel) qui accompagnent l’enfant afin que celui-ci se développe harmonieusement selon sa nature.

NOUS APPRENONS SI NOUS AVONS UNE BONNE HYGIENE DE VIE

  • Alimentation
Firmin fait un clafoutis avec les cerises du jardin.

La toute première des conditions est que nos besoins basiques, vitaux soient respectés. 

Célestin Freinet et Charlotte Mason insistaient tout particulièrement sur le fait d’avoir une alimentation saine, équilibrée, variée. Cela paraît un point évident mais notre esprit ne peut fonctionner sans notre corps, les aliments sont notre carburant et l’on ne peut apprendre correctement si nous nous nourrissons mal. Nous devons autant que possible prévoir une régularité dans l’heure des repas, que ces moments soient conviviaux et détendus. Il est important que ces temps de partage ne soient pas parasités par des écrans, une télé allumée par exemple mais soient au contraire l’occasion d’échanger et de raconter sa journée. On peut proposer à l’enfant de petites quantités de tous les aliments, en insistant pour qu’il goûte au moins de chaque aliment mais sans le forcer à terminer son assiette. La question de l’alimentation est également d’un apprentissage en soi :  savoir d’où viennent les aliments, en produire soi-même dans un potager, apprendre à les transformer en cuisinant… D’ailleurs, dans les écoles Reggio, le cuisinier appartient à part entière à l’équipe pédagogique. Son rôle est tout autant de nourrir les enfants que de leur présenter son travail, de les faire participer à la confection d’un plat, de leur enseigner une alimentation saine. 

ACTIVITES : 

Noé écrase des grains de blé pour faire un peu de farine.
  • Planter du blé, en faire de la farine puis du pain
  • Réaliser un potager pour manger des légumes de saison
  • Cueillir des fruits pour confectionner des desserts : gâteaux, confitures, tartes, compotes …
Le plaisir de grimper à l’arbre pour manger des cerises directement cueillies sur la branche.
Apprendre à faire des confitures avec les cerises du jardin.
Faire des brochettes de fruits frais pour ensuite les tremper dans du chocolat fondu
  • Préparer des brochettes de fruits frais (que l’on pourra éventuellement tremper dans du chocolat fondu)
  • Dans son assiette, écrire son prénom avec ses haricots verts pour les manger ensuite lettre après lettre
  • Réaliser un visage en crudités : cheveux en feuilles de salade, yeux radis, nez en bâtonnet de carotte, bouche en tomates cerises … A déguster ensuite avec vinaigrette ou sauce au yaourt/herbes.
  • Goûter des aliments les yeux fermés pour essayer de les identifier
  • De la même façon, sentir différents aliments les yeux fermés pour essayer de les reconnaître.
  • Décrire un aliment avec tous ces sens. Je le regarde : je décris la couleur, la forme. Je le touche : est-ce lisse, rugueux, duveteux, chaud, froid … Je le sens : l’odeur est-elle agréable ou non, forte ou non, piquante, douce … Je peux même l’écouter : quand je le tapote, quand je le coupe, quand il cuit, quand je le croque … Et bien sûr, je peux le goûter ! 
Déguster pommes et poires des arbres du jardin
  • Apprendre à identifier les différents goûts : sucré, salé, acide, amer
  • Placer un aliment sur différentes parties de la langue et prendre le temps de décrire ses sensations.
  • Classer les légumes selon la partie du végétal que l’on mange : les feuilles (salade, épinards), la racine (radis, carotte), la tige (côtes de blette, céleri), le fruit (tomate, aubergine), le tubercule (pommes de terre), le bulbe (oignon, ail), les graines (petits pois, haricots), la fleur (chou-fleur, artichaut). Pour cela, on pourra découper et disposer les images ci-dessous à différents endroits de la table (ou dans différentes assiettes) et y poser les légumes que l’on a à sa disposition (ou des images découpées dans des pubs) dans la bonne catégorie. 
  • Prendre le temps d’observer par exemple un fruit ou un légume et essayer de le dessiner précisément
  • Se promener au marché, observer les fruits et les légumes, essayer de les identifier, prendre des photos, essayer de trouver le plus de fruits différents, chercher différentes variétés du même fruit…
  • Sommeil
un petit Baptiste endormi

La deuxième condition vitale est d’avoir un sommeil suffisant et de bonne qualité. La nuit est un moment essentiel de repos, un temps où le cerveau consolide les apprentissages en se rejouant ce qui a pu se passer dans la journée. Souvent les étudiants révisent tard avant un examen, ce qui est souvent un mauvais choix. Pour être en capacité de travailler efficacement, notre cerveau a besoin de s’être régénéré par un sommeil suffisant. Nous ne sommes pas tous égaux face au sommeil et le nombre d’heures de sommeil nécessaire varie d’une personne à l’autre mais doit être suffisante. Il a aussi été démontré qu’un rythme régulier était important, avec des heures de coucher et de lever semblables d’un jour à l’autre. 

Quelques conseils pour un bon sommeil :

  • Se coucher et se lever selon des horaires réguliers
  • Éviter écrans et stimulations diverses avant de dormir
  • Éviter également les aliments énergisants avant le coucher comme les sodas, thé, chocolat … 
  • Faire des activités calmes avant le coucher : un puzzle, dessiner, lire …
  • Jouer à s’étirer (les bras, les jambes, puis devenir tout mou), à bailler en écoutant une musique douce
  • Prendre un bain  
  • Avoir une chambre suffisamment sombre, calme, bien ventilée, avec une température modérée
  • Ritualiser le coucher avec une histoire ou une chanson, une petite phrase, une blague, un doudou ou une veilleuse, selon les besoins de l’enfant. Que ce soit un moment calme et câlin qui ne dure pas trop longtemps.
  • Mettre en place un timer pour que l’enfant sache le temps qu’il lui reste avant l’heure du coucher et lui laisser gérer ce moment en autonomie
  • Pour ce temps, laisser à disposition de l’enfant livres, petits jeux calmes (sans écran), coloriages … qu’il choisira librement.
  • Fermer les yeux et s’imaginer s’installer sur un nuage et voyager dans le ciel, rencontrer un oiseau, une étoile … 
  • Garder la maison calme et silencieuse après le coucher de l’enfant
Prendre un temps lecture, au calme, avant de dormir.

Pour voir l’ensemble des articles du projet « apprendre à apprendre avec les pédagogies alternatives », cliquez-là !

2 commentaires sur « On apprend bien si on a une bonne hygiène de vie »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s