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Compter et calculer, apprendre avec les pédagogies alternatives

Et voilà donc, après lire et écrire,  le petit dernier dans notre collection :

« Compter et calculer, apprendre avec les pédagogies alternatives »

qui sort le 12 juillet !

Il s’agit comme pour le précédent d’étudier dans les différentes pédagogies dites alternatives leur façon d’aborder les mathématiques et de voir concrètement les pistes d’activités ludiques et de manipulation que l’on peut y trouver.

On rencontrera ainsi au fil des pages Pestalozzi, Froebel, Uno Cygnaeus, Séguin, Grube, Charlotte Mason, Steiner, Montessori, Decroly, Havrenek, Cuisenaire, Freinet, Gattegno, Malaguzzi et la pédagogie Reggio, Fernand Oury, de la Garanderie, Holt, les frères Lyons et la méthode Singapour.

Alors comme promis, en voici quelques images :

Le livre est divisé en six chapitres ( se préparer à compter, s’initier au calcul actif, aller du concret vers l’abstrait, mesurer peser convertir ; additionner soustraire multiplier diviser  et comprendre la géométrie avec des expériences).

 

Chaque chapitre se divise en plusieurs double pages : à gauche, un aspect plus théorique suivant telle ou telle pédagogie, à droite des activités pratiques pour mettre en oeuvre les données de la page précédente.

Comme dans nos autres livres, un petit dialogue entre Madeleine Deny et moi-même sur nos expériences et nos ressentis au sujet de ces différentes façons d’aborder les mathématiques

…avec des photos prises sur le vif de mes loulous en action !

On retrouve à la fin de l’ensemble des six chapitres des biographies et les idées phares de tous les pédagogues abordés dans le livre.

Le livre se termine par un cahier détachable avec du matériel à découper pour réaliser certaines activités ( le matériel papier ne vaut pas bien sûr le véritable matériel Montessori ou autre mais permet de réaliser quand même les activités sans avoir forcément le matériel intégralement …)

Pour voir l’article de présentation du livre « Lire et écrire », cliquez ici, pour celui sur le grand guide des pédagogies alternatives, cliquez là.

Vous les trouverez tous les trois dans toutes vos bonnes librairies, mais vous pouvez aussi les commander sur internet : Le grand guide des pédagogies alternatives ; lire et écrire ; compter et calculer ! N’hésitez pas d’ailleurs si vous les avez aimés à laisser un commentaire sur des sites tels que Amazon, Fnac, Babelio … Cela permet d’avoir une meilleure visibilité ! Merci et bonne lecture !

 

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Apprendre avec les pédagogies alternatives : une nouvelle collection !!!

Oui ! Il s’agit bien d’une nouvelle collection qui commence !

Après le grand guide des pédagogies alternatives qui apparemment vous plaît beaucoup, nous avons écrit avec ma co-autrice Madeleine Deny deux nouveaux petits guides :

Lire et écrire , apprendre avec les pédagogies alternatives

Compter et calculer, apprendre avec les pédagogies alternatives.

En restant dans la lignée du grand guide, nous sommes allées voir dans de nombreuses pédagogies (Montessori bien sûr, mais aussi Freinet, Decroly, Reggio, Steiner, John Holt et bien d’autres) ce qui était proposé pour ces divers apprentissages. Vous y verrez donc à la fois des aspects théoriques assortis de multiples activités très concrètes pour accompagner les enfants dans leurs découvertes ! Et puis vous retrouverez des dialogues entre Madeleine et moi qui permettent d’aborder d’autres points et de partager nos expériences !

La bonne nouvelle, c’est que « Lire et écrire » sort très très bientôt, dans une dizaine de jours à peine !

Alors n’hésitez pas à le commander chez votre libraire préféré ( vive les librairies indépendantes !) mais si vous préférez, vous pouvez précommander « Lire et écrire » par exemple en cliquant ici !

« Compter et calculer » le suivra de près et vous pourrez l’avoir courant juillet ( à précommander par exemple en cliquant ici ).

Et puis bien sûr, si vous n’avez pas encore lu le grand guide des pédagogies alternatives (ou si vous souhaitez l’offrir !), cliquez là !

J’ai hâte de les avoir dans les mains et de pouvoir échanger avec vous à leurs sujets !

Les tables de multiplication façon Steiner-Waldorf!

Noé est revenu l’autre jour avec comme devoirs la table de 2  à apprendre. Ah ! Et bien c’est le moment d’aller chercher du côté des pédagogies alternatives, et pourquoi ne pas aller piocher chez Steiner ! Je lui fais donc rapidement un rond en marquant les chiffres de 0 à 9. Puis je lui montre comment réciter sa table de 2 en dessinant sur ce rond ! 0x2, fastoche, 0. Mets ton crayon sur le zéro. Puis 1×2=2, le crayon trace un trait du zéro vers le deux. 2×2=4, le trait va vers le quatre, etc. Quand on arrive à 2×5=10, on ne regarde que le chiffre des unités du résultat et donc on va vers le zéro. Oh, mais ensuite le crayon repasse sur les mêmes traits ! 6×2=12, on va vers le 2, etc !

Et puis le lendemain, je me souviens d’un grand rondin de bois que nous avons dans les morceaux de bois de nos « loose parts » . Mais ça sera parfait, ça ! Hop, je plante des clous , Je marque aux posca les chiffres au-dessus…

… et je propose ça à Noé avec un brin de laine !

Et c’est parti : 0, 2, 4, 6 …

Parfois la laine sort un peu des clous, il faut la remettre …

Et on recommence !

Le voici en pleine action :

Et voilà le résultat  : un magnifique pentagone !

Mais c’est qu’entre temps la maîtresse a donné la table de 5 à apprendre … Alors on teste aussi avec notre rondin de bois !

Et là ! Oh ben pas de joli pentagone, juste une ligne droite entre le zéro et le cinq !

Sa soeur passe par là … Et si tu essayais la table de trois ?

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Noé commence à prendre le coup de main avec la laine !

Et cette fois-ci, c’est une magnifique étoile qui apparaît sous ses yeux émerveillés ! (si si, émerveillés ! )

Et alors que je suis partie faire autre chose, voilà mon Noé qui me court après : regarde maman la table de 4 !!! C’est une étoile aussi mais pas la même !

Et oui, les tables de multiplication peuvent susciter l’enthousiasme ! Qui l’eut cru ! Et quand on fait marcher ses mains en même temps que sa tête, ça aide ! Et puis, on remarque une nouvelle fois que les math, c’est beau !!!

(âge au moment de l’activité : Noé, 7 ans et demi)

Pour découvrir d’autres activités mathématiques, cliquez ici

Pour découvrir d’autres articles autour de la pédagogie Waldorf-Steiner (et aussi d’autres pédagogies alternatives), cliquez là ! 

Et si vous voulez en savoir plus sur les pédagogies alternatives, vous pouvez vous procurer mon livre : le grand guide des pédagogies alternatives en cliquant ici!

 

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Multifamilles

Aujourd’hui, je vous ressors un autre petit trésor de jeu bien vintage puisqu’il date des années 60, également inspiré de la pédagogie Decroly, le jeu des multifamilles.

Il est constitué de six jeux de cartes différents :

Voici l’intégralité des cartes de deux des jeux. D’abord le petit mitron. Vous pouvez voir que les cartes se ressemblent beaucoup mais sont toutes différentes. Le petit mitron est habillé de bleu ou de blanc, il a une toque ou non sur la tête, il est accompagné ou non d’un petit chien et il porte une brioche, une pièce montée ou une coupe de glaces. Toutes les possibilités sont donc là :

Un autre des jeux de cartes, un peu plus compliqué car la position entre en jeu. : les imperméables peuvent être rouges ou bleus, il pleut ou non, les enfants se regardent ou se tournent le dos et le parapluie peut être à gauche, au milieu ou à droite.

L’enfant manipule dans un premier temps librement les cartes, il les regarde, peut les commenter avec l’adulte : oh là il y a un sapin, et là le bonhomme est grand …

Puis on peut lui proposer différents jeux. Le plus simple consiste à trier les cartes. Pour cela l’enfant choisit une caractéristique, ici le bonhomme a-t-il un balai ou non, puis il les trie en deux tas. Balai, pas balai …

Quant il a fini ses deux tas, il peut les disposer en deux lignes : en haut les avec balai, en bas les sans balai.

Les grands bonhommes ou les petits bonhommes…

… sapin ou pas sapin …

Pour chaque série, il y a une caractéristique qui se décline en trois possibilités. Ici, la forme du chapeau : chapeau melon, casquette ou chapeau haut de forme.

On peut faire de même avec chaque jeu : bleu ou blanc …

… enfants se tournant le dos ou se regardant …

On peut également proposer un autre jeu. On étale tout ou une partie des cartes d’un jeu. Un des joueurs sélectionne dans sa tête une carte mais sans la montrer. L’autre joueur essaie de deviner quelle est la carte en posant des questions : est-ce qu’il est habillé en bleu ? non ?Alors j’enlève les bleus . Et est-ce qu’il a un petit chien ? etc…

Pareil ici : Est-ce qu’il pleut ? oui ? J’enlève les cartes où il ne pleut pas, etc. On peut faire une version où l’on joue à au moins trois. L’un est le meneur de jeu et pense à une carte. On distribue les cartes aux autres. Le meneur énonce une à une les caractéristiques et les joueurs éliminent les mauvaises cartes. Le gagnant est celui qui trouve la bonne carte dans son jeu.

Autre façon de jouer : On pose une carte sur la table. Les joueurs doivent trouver dans les autres cartes une carte qui ne diffère que par une seule caractéristique. Par exemple, on pose la carte du haut (deux enfants bleus se tournant le dos, pas de pluie, parapluie à gauche). On doit trouver exactement la même à une seule caractéristique près : celle du dessous est bonne. En effet il ne pleut pas, les enfants se tournent le dos, le parapluie est à gauche, comme dans la première. La seule diffèrence est la couleur des imperméables.

ìci, la seule différence est la position du parapluie.

Et décidément, il y a plein de façons de jouer avec ces cartes ! Une autre possibilité : on choisit cette fois-ci deux caractéristiques . Par exemple ici, on ne regarde que la pluie et la couleur . Cela fait donc quatre tas : il pleut/ bleu, il pleut /rouge ; il ne pleut pas/bleu; il ne pleut pas /rouge. Et l’on ne s’occupe pas des autres éléments (parapluie, position des enfants). On obtient ainsi quatre familles.

De même ici : chien/toque ; pas chien/toque ; pas toque/chien ; pas toque/pas chien. On ne s’occupe ni de la couleur du vêtement ni de la nature du dessert.

On peut choisir de distribuer les cartes entre les joueurs et de laisser une pioche. Un joueur pose une carte au milieu en disant famille : toque/chien. Le suivant doit poser à côté une autre carte de la même famille (toque/chien), sinon il pioche … On continue jusqu’à ce que la famille soit complète puis on recommence en choisissant une autre famille.

Et encore un autre jeu : on place l’une après l’autre 4 cartes qui se « transforment » peu à peu, c’est à dire qu’un seul élément change entre deux cartes. Puis on place dessous les mêmes cartes en ne changeant qu’une seule et même chose. Ici, ce sont exactement les mêmes cartes sauf les couleurs des vêtements.

On peut ainsi placer toutes les cartes dans des tableaux de 4 cartes sur 6 en faisant attention à ne changer qu’un seul élément à chaque fois, verticalement et horizontalement, ce qui commence à être complexe! Regardez bien pour voir s’il n’y a pas d’erreur !

Pareil pour les petits mitrons !

Je pense qu’il y a encore moyen d’inventer d’autres jeux avec ces cartes !

Voici les autres cartes du jeu avec leurs caractéristiques : bonhomme petit ou grand, sapin ou non, balai ou non, forme du chapeau

Pour les poupées : noeud ou pas dans les cheveux, sac ou non, couleurs des vêtements (haut rose jupe verte ou l’inverse), forme des chaussures (bottes, chaussons, souliers)

Les moulins rouges, jaunes ou bleus, arbre ou non, chemin ou non et ailes du moulin à gauche ou à droite.

Et le jeu le plus complexe car il n’y a aucun élément en plus ou en moins : flamme jaune ou rouge, nappe à fleurs ou à carreaux, anse à gauche ou à droite, flamme à gauche, centrée ou à droite.

Voilà ce jeu de logique et d’observation, de tri et de classement très intéressant ! Et pour rester tout à fait dans l’esprit de la pédagogie Decroly, vous pouvez inventer sur le même principe d’autres cartes sur un thème qui correspond à un intérêt de l’enfant ou à un sujet qu’il découvre en ce moment.Et même encore mieux, vous pouvez l’aider à créer son propre jeu ! ( et avec l’ordinateur, c’est plus simple de changer la couleur ou de rajouter un élément). Et si vous avez d’autres idées de jeux avec les cartes, n’hésitez pas à venir nous les partager !

Si vous voulez découvrir d’autres activités autour de la pédagogie Decroly, cliquez ici

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Si vous voulez en savoir plus sur les pédagogies alternatives, vous pouvez vous procurer mon livre : le grand guide des pédagogies alternatives en cliquant ici!

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Réglettes Cuisenaire

L’autre jour en passant à Nature et Découvertes j’ai acheté un sachet de réglettes Cuisenaire (un matériel mathématique fabuleux crée par le génial Georges Cuisenaire !). Mais je me suis vite rendue compte que le nombre de réglettes se révèle très rapidement insuffisant …

J’ai donc acheté dans la même marque Goula une grande boite qui, elle, est parfaite !

Première utilisation spontanée de Firmin : un escalier ! Je lui ai placé une grande réglette en bas pour que ses réglettes soient toutes au même niveau, ce qui était un peu compliqué !

Et la même chose à la verticale :

J’ai expliqué à Noé que chaque couleur correspondait à un nombre : la blanche, c’est 1, la rouge, 2 …

Pour savoir à quel nombre correspondait une barrette, il a vite compris tout seul que l’on pouvait placer des petits cubes à côté : la barre noire, c’est donc le 7 ! Il trouvait aussi que c’était plus rapide parfois de mettre une rouge (le 2) à la place de 2 blanches! Le principe a donc été bien compris spontanément !

En utilisation libre, je vois mon Noé faire une réalisation en symétrie ! Vive les créations mathématiques avec du bon matériel !

Je lui ai suggéré aussi de faire un « tapis ». En quoi cela consiste ? Prendre une barre de référence (en l’occurence la jaune, le 5) et essayer de placer d’autres réglettes pour obtenir à chaque fois la même longueur que la réglette jaune.

Là, de même avec la réglette marron du 8 mais de façon plus systématique : le 8, c’est le 1 (la blanche) et le 7 (la noire), c’est aussi le 2 (la rouge) et le 6 (la verte), etc.

Et quand on sépare notre tapis en deux, on retrouve deux escaliers !

Mais bien sûr, les enfants s’en servent aussi pour faire des créations pas du tout mathématiques ! Spontanément, ils ont envie d’écrire leur prénom avec !

… Ou représenter des choses : ça, c’est un cactus parait-il !

Mais il n’y a pas que les enfants qui sont fascinés par ce matériel … J’ai moi aussi commencé à bidouiller mathématique ! Le 2,  c’est pareil que 1 et 1. Bon ok. Le 3, c’est 1+2, 1+1+1 ou 2+1 . Pour le 4, il y a plus de possibilités : 3+1, 2+2, 2+1+1, 1+2+1, 1+1+2, 1+1+1+1, 1+3… Je vous épargne le 5 et le 6 ! C’est pas si facile de trouver toutes les possibilités pour faire un nombre ! Et l’on s’aperçoit que le nombre de possibilités double à chaque fois! Deux possibilités pour le 2, 4 pour le 3, 8 pour le 4, 16 pour le 5 et 32 pour le 6 ! J’ai eu la flemme de faire le tapis du 7 !

Mais je vous reparlerai sûrement de ce matériel, car les possibilités d’utilisation sont vraiment très très riches, notamment les différentes opérations, ou différents jeux ! Un trésor, je vous dis !

(Ages au moment de l’utilisation : Firmin, 4 ans et 5 mois ; Noé, 7 ans et 5 mois)

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Si vous voulez lire d’autres articles sur les différentes pédagogies, cliquez là

 

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Une cerise ou deux cerises ?

Aujourd’hui, je voulais vous présenter un loto mis au point par le pédagogue belge Ovide Decroly (contemporain de Maria Montessori) pour l’approche de la numération. (je vous avais déjà proposé un loto Decroly sur les couleurs et l’observation)

C’est un loto que j’ai utilisé non pas avec mes enfants cette fois-ci, mais avec une personne avec un handicap mental. Mais ça convient évidemment très bien pour des petits !

Decroly explique que l’enfant passe par différents stades pour acquérir la notion de nombre : notion de présence ou d’absence, faculté de discrimination et d’identification, notion de pluralité et d’unité, notion de deux. Auparavant, les enfants ont réalisé toutes sortes de jeux de classement et de tris : mettre ensemble des objets identiques ( comme trier différents types de graines par exemple), ou trier par couleurs, par formes… Jouer à des lotos ou il faut placer l’image identique sur le carton (loto des animaux, des véhicules …)

Ici, il s’agit encore d’un loto, loto des fruits, mais la nuance est que dans certaines cases, il y a le même fruit mais en quantités différentes : 1 ou 2.

( vous pouvez imprimer deux fois cette image, une qui servira de carton, et l’autre que vous découperez en images, plastifiées, à placer sur le carton).

L’enfant est donc amené à reconnaître la quantité globalement, il « voit » que une cerise et deux cerises, c’est différent, même s’il n’est pas encore capable de les dénombrer réellement.

J’ai ensuite continué l’activité en associant les cartes avec deux objets avec deux doigts levés, et les cartes avec un objet  avec le pouce levé.

On a ensuite posé des petits pions sur les fruits en les comptant.

Et de la même façon sur les deux doigts de la main.

Puis nous avons retourné les cartes fruits en plaçant les pions qui étaient sur chacune d’elle sur l’autre face du carton, afin d’essayer d’avoir une vision un peu plus abstraite du nombre. On comparait alors avec les deux points noirs du dé que nous avions déjà utilisé.

J’ai ensuite réalisé un autre loto sur le même principe avec des animaux représentés une, deux ou trois fois. C’est nettement plus difficile car dans le loto des fruits, on était dans le cas : il y en a 1 ou plusieurs. Et ici, différencier le 2 et le 3 est alors plus compliqué. Decroly proposait des lotos de ce genre avec des images de petits objets du type allumettes, boutons, vis, plumes… qui étaient représentés de 1 à 5 fois.

Nous avons aussi réalisé l’activité que Decroly propose ensuite : les boutons. Ici, les objets sont tous identiques, il n’y a que des boutons, seule la quantité change . J’ai coupé 18 ficelles : six portant un bouton, six, deux boutons et les six derniers, 3 boutons. La personne devait trier les groupes de boutons en les plaçant dans 3 boîtes : la boîte avec une image de 1 bouton, l’autre de 2 boutons et la troisième de 3 boutons. Decroly propose d’arriver progressivement à classer des groupes de 6 boutons.

J’ai proposé ensuite une version plus simple en collant des boutons sur des bandelettes de cartons par 1, 2 ou 3, toujours à placer dans les boîtes correspondantes, ce qui était plus facile à visualiser.

Et puis nous avons fait toutes sortes d’activités autour du 1 et du 2 : placer un point par rond … ( ici nous utilisons le Spielgaben)

pareil mais les ronds formant un chemin !

Deux boules par case ( moules à muffins …)

Et après avoir placé les boules, on a mis deux gommettes dans chaque rond.

Deux points par ronds …

(qui se sont transformés en deux yeux d’une tête rigolarde, mais ça je vous l’avais déjà montré )

Aligner deux points jaunes, deux bleus, deux verts … en changeant de couleur à chaque fois.

Associer deux triangles … pour faire un carré !

Et donner deux « gâteaux » chacun à nos bonhommes (pour simplifier, d’abord un vert chacun, puis un noir. 1 et 1, ça fait 2)

… des tours de 2 cubes

… enfiler 2 perles

Ici, je lui faisais mes « commandes ». Des cercles colorés délimités par des cordelettes étaient sur la table. Je lui demandais : je voudrais un jaune ici, ici deux rouges … Comme ça en plus on révisait les couleurs !

On a également joué avec un dé sur les faces duquel il y avait soit un point, soit deux points, soit rien. On lançait le dé et l’on mettait dans les cases le nombre de pions nécessaires.

De la même façon, on peut réaliser une petite course ! Chacun son chemin, on lance le dé et l’on avance du bon nombre de cases (0, 1 ou 2) et on essaye d’arriver le premier!

On a également utilisé les boites à compter Nathan (ces jeux éducatifs Nathan ont d’ailleurs été crées à l’époque d’après les jeux Decroly). On doit placer dans les cases la même chose que ce qu’il y a de dessiné sur les bandes : 1 tigre, deux pingouins …On reste dans la reconnaissance visuelle.

J’ai utilisé ces boîtes pour faire une petite activité avec des duplos. Dans la première boîte, j’ai assemblé deux legos. Elle devait faire les mêmes assemblages dans la deuxième boîte. Mais il était un peu difficile de se repérer dans la boite, alors je lui montrais mon assemblage, elle faisait la même chose et on posé chacune nos deux duplos dans notre boîte.

Un peu plus abstrait, il s’agissait de réaliser en duplos le modèle dessiné.Là  encore, je dévoilais les modèles les uns après les autres

Puis on a fait l’inverse : colorier d’après les duplos assemblés …

 

Voilà, je continue à essayer de proposer des situations, des matériels variés pour ancrer cette notion !

Si vous voulez découvrir d’autres situations mathématiques, cliquez ici

Si vous voulez lire d’autres articles sur la pédagogie Decroly, cliquez là !

Et puis bien sûr, si vous voulez en savoir plus sur Ovide Decroly et bien d’autres pédagogues ( avec en plus plein d’activités) , n’hésitez pas à vous procurer le grand guide des pédagogies alternatives !!! ( ça faisait longtemps que je n’avais pas fait ma pub 😉 )