Archives pour la catégorie 5 – activités pour les plus grands !

Faire des films de magie !

Samedi Noé a fêté (avec 2 mois de retard) son anniversaire avec ses copains. Quand on lui a demandé ce qu’il voulait faire pour cette anniv, il n’a pas hésité une seconde : on veut refaire un film comme l’année dernière !

Objectif : scénario et tournage du film en environ une heure ! ( après, ils saturent !)

Alors c’était parti ! Première étape, aller avec les enfants dans le coin déguisement et discuter sur ce qu’ils aimeraient faire : oh moi je suis un magicien, moi un viking …

Je les aide un peu à essayer d’organiser leurs idées… Donc un film de magie. Oui, et il y aurait une sorcière ! Et elle fait quoi cette sorcière ? Ben elle fait une potion magique dans son château. Et ils feraient un combat de sorts avec la magicien … Oui, mais et le viking alors ? C’est le copain du magicien ! Ok … Et Toi Noé ? Tu es qui ? Ben moi je suis un vampire !!! Oui, et toi t’es copain avec la sorcière.

Quant à Firmin, il est déjà déguisé avec son chapeau melon et son gilet de berger … Et toi tu arrives à la fin et tu leur dis d’arrêter de se battre. Oh j’ai une idée, dit Baptiste ! Tu verras ! D’autres copains préfèrent être derrière la caméra que devant !

Donc c’est parti, Baptiste a déjà installé son fond vert, ses lumières, son micro. Il est maintenant à la direction d’acteur ! Tiens, viens ici, et fais comme si tu lançai des sorts …Toi tu tournes ton bâton comme si tu faisais une potion …Ah, et on va mettre des coussins sous le fond vert, et tu tombes en arrière comme si on t’avait lancé quelque chose ! … Et toi Noé, tu fais comme si tu volais et je tourne autour de toi avec la caméra …

Le tournage fini, les enfants filent jouer dehors ! Pendant ce temps, Baptiste commence vite son montage… trouver des fonds pour remplacer le fond vert, des bruitages, des effets spéciaux, des musiques … Lorsque les parents arrivent, il peut montrer deux ou trois petits bouts mais il finit son montage le soir !

Et voici donc leur petit film au tournage express : La bataille de la magie !

Et pour rester dans le thème: il y a quelques semaines, Baptiste avait déjà fait un mini mini film de magie avec Firmin qui le réclamait à son frère ! Voici donc, inspiré des courts métrages de Mélies, notre mini magicien !

Ages au moment de l’activité : Noé et ses copains, 8 ans ; Firmin, 5 ans ; Baptiste, 16 ans.

Pour voir d’autres films de Baptiste, cliquez ici

 

Un outil pour mémoriser à long terme

Aujourd’hui, je voulais vous présenter un outil pour aider à la mémorisation à long terme. Alors oui, c’est sur écran, mais l’informatique est un outil performant et dans ce cas tout à fait approprié, je vais vous expliquer pourquoi.

Tout d’abord, je suis partie d’un constat avec Noé, et que tout le monde fait sans doute avec son enfant. Lorsqu’il a, notamment, une dizaine de mots à savoir orthographier d’une semaine sur l’autre, il ya arrive généralement bien (je vous avais expliqué il y a quelques temps notre méthode en couleurs pour y arriver !)

Mais si je lui dictais à nouveau ces mots un mois, trois mois après … il n’en restait bien souvent pas grand chose … En effet, pour mémoriser à long terme, nous avons besoin de consolider notre apprentissage pour que celui-ci s’ancre durablement par des répétitions successives, sous forme en quelque sorte de spirale : apprendre une première fois, puis revoir le lendemain, puis 4 jours après, puis disons 15 jours, etc … Notre mémoire a aussi besoin d’un feed back rapide : une réponse immédiate pour savoir si l’on a bien mémorisé.

On peut opérer de manière, disons, artisanale, ce qui fonctionne très bien : je marque une question sur un papier, la réponse de l’autre côté. Si j’ai juste , je mets les papiers d’un côté, je n’y reviendrai pas tout de suite, si j’ai faux, je fais un autre tas pour ensuite réviser.

J’ai trouvé cependant un logiciel que je trouve extrêmement bien fait pour cela, il se nomme Anki. Il est disponible en application (mais payant) pour téléphone ou sur ordi à télécharger (gratuit). J’ai pris les deux car c’est extrêmement pratique quand on a 5 minutes de réviser depuis son téléphone, mais ce n’est pas une obligation ! 

Alors, comment cela fonctionne-t-il ? Tout d’abord, bien sûr, nous l’avons utilisé pour les mots d’orthographe que Noé devait apprendre chaque semaine mais nous y avons rapidement inclus ses conjugaisons, des questions ou vocabulaire de sciences, d’Histoire, les tables de multiplication, même les notes pour le solfège. On peut réaliser des dossiers et sous dossiers, ainsi que mettre des mots clefs pour retrouver rapidement les fiches d’une leçon ( par exemple tablede5, présent …)

Puis l’on rentre ses questions et ses réponses. On peut écrire des mots, mettre des images ou enregistrer du son, ce qui est pratique notamment pour les dictées de mots !

( Sur la photo, un Noé en train de réfléchir et de se dire : mais si, je le sais, je le sais !!!)

Puis l’enfant peut choisir d’être interrogé sur un domaine particulier ou bien sur toutes ses fiches au hasard.

Il lit (ou écoute) sa question, répond à haute voix ou dans sa tête puis clique pour obtenir la réponse.

C’est alors à lui de s’auto évaluer : s’il ne savait pas du tout ou a donné une réponse fausse, il clique sur le bouton rouge à droite. si c’était ultra facile et évident, il clique tout à droite. S’il a su mais qu’il a du réfléchir un peu, sur le bouton vert, etc…

Et, c’est là où le logiciel est particulièrement intéressant. S’il a eu faux, la question lui sera reposée dans quelques minutes. Dans les autres cas, plus cela a été facile, plus cela lui sera proposé dans longtemps. En effet, si la question lui est reposée trop vite, il ne fera pas marcher sa mémoire à long terme. La première fois, la question lui sera proposée dans 4 jours. Si cette fois-ci il a faux, il recommence à zéro. Sinon, elle lui sera proposée dans plus longtemps ; si c’est toujours juste, dans encore plus longtemps. Et si c’est toujours évident pour lui 3 mois après, elle pourra lui être posée dans 1 an par exemple (je ne sais pas exactement !). Mais s’il a oublié, ce n’est pas grave, un autre cycle de révision recommencera.

Je trouve ça vraiment super efficace pour réviser mots, vocabulaire, tables de multiplication et toute notion à retenir. Noé a bien compris que s’il se trompait, ce n’était pas grave, il avait la possibilité de revoir la notion oubliée. Mais par contre, quelle satisfaction quand il voit qu’une fiche lui sera proposée dans plusieurs mois ou 1 an ! Cela veut dire que c’est bien acquis !

Le seul soucis je trouve, c’est que s’il ne fait pas sa petite révision régulièrement, les fiches s’accumulent et cela peut être décourageant. C’était un peu le cas pour Noé au début, mais maintenant c’est lui qui veut faire toutes ses révisions pour mettre le compteur à zéro ! Donc à faire régulièrement, mais plutôt des petites sessions très courtes, quelques minutes par jour par exemple. Il faut présenter ça comme un jeu, un challenge contre soi même, ce qui peut être très motivant ! Mais s’il n’accroche pas, tant pis ! Le but n’est pas de le dégouter ! Ça doit rester un jeu.

Ce logiciel peut fonctionner pour le primaire, mais bien sûr aussi pour des plus grands et même les adultes (je l’utilise pour moi même avec des questions par exemple sur les réalisateurs dont je ne me souviens jamais !!! Je progresse, je progresse !).

Concrètement, comment démarrer avec Anki.

Quand vous cliquez sur le logiciel, vous tombez sur cette page. Cliquez sur ajouter pour vous faire un compte.

Puis cliquez en bas sur créer un paquet. Vous le nommez selon un domain que vous souhaitez étudier. Ici, je l’ai nommé orthographe.

Cliquez ensuite sur le paquet qui vous intéresse (orthographe donc) et cliquez sur ajouter pour y entrer des fiches (donc des questions). Vous tombez sur une fiche comme celle-ci. Dans le cadre recto, vous entrez votre question.

Si vous voulez entrer du son (pour par exemple dicter un mot à orthographier), cliquez sur le petit micro.

Vous obtenez ceci. au recto, un son enregistré. au verso, la réponse à la question (le mot à bien orthographier était ici exemple). Vous pouvez ensuite ajouter autant de cartes que vous voulez en cliquant sur ajouter. Quand vous avez terminé, cliquez sur fermer.

Vous avez ensuite un écran vous indiquant le nombre de fiches présentes dans votre paquet orthographe (ici, une seule ^^). les inédites sont les nouvelles cartes que vous venez d’entrer, les repasser celles auxquelles vous avez répondu une réponse erronée, les à réviser celles sur lesquelles Anki ne vous a pas interrogé depuis un moment. Cliquez sur « étudier maintenant » pour que Anki vous pose les différentes questions !

Voilà le fonctionnement de base qui vous permettra de vous faire vos petites fiches !

Age au moment de l’activité : Noé, 8 ans

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Un petit bateau qui nous entraîne dans une chasse au trésor !

Je voulais vous présenter aujourd’hui le joli documentaire qu’a réalisé Baptiste :

Mais je voulais aussi vous raconter l’histoire du tournage et ce qu’ont découvert Firmin et Noé grâce à ce projet !

Nous habitons tout près d’une jolie rivière sauvage, la Galaure.

Baptiste est maintenant en 1ère  L option cinéma. Pour le lycée, il devait faire un documentaire en lien avec la nature qui pouvait avoir un aspect contemplatif.

Toujours enthousiaste pour tout projet cinéma, il a choisi de faire un petit film sur notre rivière et a embarqué les deux petits dans son aventure !

Il a choisi comme fil conducteur de son film un petit bateau en papier qui voguerait sur notre Galaure.

Pour cela, il s’était fabriqué un drôle d’ustensile …

Cette raquette améliorée lui permettait de récupérer les nombreux petits bateaux en papier qu’il a posés sur la rivière. Ben oui, pas question de la polluer ! Et désolée si je vous ai déçus … ce n’est pas le même petit bateau qui parcourt toute la rivière dans le film …

Mais bon, une promenade avec un Baptiste qui filme n’est pas une promenade comme les autres et on reste souvent longtemps au même endroit le temps qu’il fasse ses différents plans !

Alors on admire le paysage …

On cueille des fleurs …

On lance des galets dans la rivière …

On essaie de faire flotter des bâtons plus ou moins longs …

On grimpe !

On s’invente des histoires et on est un peu comme Robinson Crusoe sur son île déserte.

Mais Baptiste enrôle aussi ses petits frères pour poser le bateau sur l’eau ou pour jouer un petit rôle dans le film !

Et voilà Baptiste courant partout pour chercher le meilleur endroit, le meilleur plan …

Poser le bateau, le récupérer …

Jouer sur la lumière, le mouvement ….

d’en bas …

D’en haut …

Et puis nous nous sommes baladés à différents endroits de notre rivière, et les enfants ont mieux compris que c’était la même rivière qui selon les endroits était plus ou moins petite ou plus ou moins grosse !

Nous sommes allés jusqu’à l’endroit où notre rivière se jette dans le Rhône, à Saint Vallier.

Une petite pause pendant que Baptiste filme des pêcheurs après leur avoir demandé l’autorisation bien-sûr !

Chercher le meilleur endroit ..

Jouer avec les reflets …

Et puis le soir qui arrive vite à cette saison , ce qui donne des plans de nuit et des lumières intéressantes !

Baptiste avait bien prévu son coup et on est arrivé au moment qu’il souhaitait !

Mais après avoir vu notre Galaure se jeter dans le Rhône, on s’est demandé où pouvait bien être sa source !

On a cherché sur des cartes, sur internet et nous sommes allés dans l’Isère dans le bois près de Roybon.

Une balade vraiment sympa et passionnante pour tout le monde ! Une vraie chasse au trésor !

Trouver un filet d’eau au milieu des feuilles mortes, le suivre, écarter les branches pour essayer de se frayer un chemin, jouer un peu , perdre sa trace, le retrouver !

Et arriver dans une zone en creux, une espèce de petite mare. On cherche autour, on ne trouve plus de trace de cours d’eau. On doit bien être à la source de la Galaure !

Une chouette aventure en famille, apprendre à regarder, à observer un plan, à comprendre le monde et comment une rivière voyage depuis sa source jusqu’au fleuve dans lequel elle se jette, et puis bien sûr on a regardé sur une carte comment le Rhône va jusqu’à la mer Méditerranée. L’image du petit bateau voguant les a aidés à imaginer ce voyage !

On a pu aussi observer deux petits ruisseaux se rejoignant pour grossir la Galaure !

Et puis bien sûr, Baptiste a voulu filmer notre beau Palais idéal du facteur Cheval ( un beau film sur sa vie de Nils Tavernier avec Jacques Gamblin et Laëtitia Casta va d’ailleurs sortir en janvier !!! ) puisque il est construit en bonne partie avec les galets de notre Galaure !

Et Firmin et Noé ne se font jamais prier pour jouer à cache cache dans le palais !

Un joli projet donc où Baptiste a pris beaucoup de plaisir à filmer notre rivière, qui nous a permis de passer de bons moments en famille et de comprendre mieux notre environnement proche et la vie d’une rivière !

Ages au moment de l’activité : Baptiste, 16 ans et demi, Noé, 8 ans, Firmin, 5 ans.

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Les cubes Montessori du trinôme et du binôme

J’avais publié cette photo de Noé jouant avec le cube Monttessoi sur mon instagram mais sans donner plus d’explications ! Comme on m’en demande, je vous présente plus en détail ce matériel.

Il y a deux cubes différents : un plus petit, appelé le cube du binôme (avec lequel joue Firmin sur la photo) , et un plus gros appelé le cube du trinôme ( utilisé par Noé). J’ai acheté les miens d’occasion ce qui explique qu’ils soient un peu abîmés…

Il s’agit d’une espèce de puzzle en 3D où il faut replacer les cubes correctement. On doit retrouver la figure qui est sur le couvercle sur le haut du cube mais aussi sur les côtés.

La « règle du jeu » pour ces cubes : chaque face ne doit toucher une autre face que si elles sont de la même couleur. Ici, je peux placer le pavé à côté du cube car les deux faces sont rouges.

On voit qu’ici il va falloir placer un pavé aux faces noires en haut à droite.

Et pour compléter le cube, on placera le petit cube bleu dont toutes les faces sont bleues.

L’enfant s’amusera ainsi à reconstituer les cubes. Mais cette activité de manipulation est en fait une représentation concrète d’une notion abstraite (comme souvent chez Montessori).  Il s’agit ici d’une représentation de différentes identités remarquables. Mais si, souvenez-vous, (a + b)² = a² + 2ab + b² … Allez, on révise !

Mais comment ces cubes représentent-ils ces équations ? On va commencer par la première identité dont je vous ai parlé plus haut :

(a + b)² = a² + 2ab + b²

On va être ici dans une géométrie en deux dimensions, donc pour le moment on ne regarde que le dessin du couvercle.  a, c’est la mesure du côté du carré rouge. b c’est la mesure du côté du carré bleu.

J’ai trouvé sur le site amour d’enfants et ief  ce schéma très clair je trouve. Calculer (a + b)², c’est calculer l’aire du carré qui a a+b comme mesure de côté. On voit bien avec les formes rouges, bleues et noires qu’il y a un carré rouge (qui a donc une aire de axa, donc a²), un carré bleu (b²) et deux rectangles noirs qui ont un côté comme celui du carré rouge ( a)  et l’autre comme celui du carré bleu (b). L’aire du rectangle noir est donc de axb ( ab) et comme il y a deux rectangles, cela fait bien 2ab. Le résultat pour l’aire totale de ce grand carré est donc bien de a² + 2ab + b².


Vous m’avez suivie ?

On peut maintenant partir sur la 3D, donc sur le cube à proprement parlé ? C’est parti !

Ici, il ne s’agira plus de carré mais de cube. Donc fatalement, ce ne sera plus le calcul de (a+b)² mais (a+b)3

Dans notre boîte, qu’avons nous ?

Tout d’abord un cube rouge, de a de côté.

On calcule le volume d’un solide en faisant

longueur x largeur x hauteur ( pour rappel !) . Donc notre cube de a de côté aura un volume de axaxa donc a3. 

Notre cube bleu, lui, représente b3.

Cette figure a une longueur mesurant a, une hauteur mesurant a aussi mais sa largeur est identique à la longueur du cube bleu, donc b. Son volume est donc axaxb ce qui est égal à  a²b.

De même, ce pavé bleu a une longueur et une hauteur « bleues » et une largeur identique au rouge : ab²

Dans notre cube du trinôme, nous avons donc 1 cube rouge, 1 cube bleu, 3 pavé noirs et rouges et 3 pavés noirs et bleus. Le résultat est donc bien :

(a+b) 3 = a 3 + 3a²b + 3ab² + b3

Exactement de la même façon, on peut utiliser le cube du trinôme mais qui est plus complexe car en plus du cube rouge et du cube bleu, nous avons un petit cube jaune (c3).

On peut dans un premier temps, comme dans le cube du binôme, calculer simplement la surface d’une face et faire donc (a + b + c)². On trouve si on décompose de la même façon a² + b² + c² + 2ab + 2bc + 2ca

Et si on décortique le cube en entier, on obtiendra un cube rouge a3 , un cube bleu b3,  un cube jaune c3 ,3 pavés avec 2 côtés a et un côté b,  3 pavés avec 2 côtés a et un côté c, 3 pavés avec 2 côtés b et un côté a, 3 pavés avec 2 côtés b et un côté c, 3 pavés avec 2 côtés c et un côté a, 3 pavés avec 2 côtés c et un côté b et enfin 6 pavés tout noirs avec un côté a, un côté b et un côté c. Si on additionne tout ça, on obtient bien : 

a3 + b3 +c3+ 3 a²b + 3a²c + 3b²c + 3ab² + 3ac² + 3bc² + 6 abc … Ouf ! 

Mais bien sûr, on ne va pas expliquer tout cela à nos petits loulous qui s’amusent avec les cubes ! on les laisse observer, tâtonner, vérifier s’ils se sont trompés en regardant sur le dessus et les côtés de leur cube, voir s’ils retrouvent bien le dessin du couvercle ! Et oui, le fameux matériel autocorrectif Montessori !

Il est conseillé de montrer à l’enfant comment trier les différents solides avant de reconstruire le cube, afin qu’il s’imprègne de ces régularités et de la logique interne de ce cube !

Et quand ils sont plus grands et qu’ils étudient ces fameuses identités remarquables, on peut ressortir nos fameux cubes qui leur seront familiers et la formule abstraite deviendra beaucoup plus concrète !

Bon ben je vous avais promis la dernière fois un article moins technique , c’est raté ! Après la linguistique, les math !!!

(Ages au moment de l’activité : Firmin, 4 ans et demi ; Noé, 7 ans et demi)

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Sauti, sautons !

Il y a quelques jours, j’ai vu sur Facebook une video d’un jeu dans une cour de récréation qui m’a bien plu !

Nous avons donc sorti nos grosses craies de trottoir et nous avons dessiné sur notre terrasse des parcours .

Une succession de ronds avec des flèches, tantôt dans un sens, tantôt dans un autre, tantôt un pied de chaque côté du rond. Parcours à effectuer le plus vite possible bien sûr !

Les enfants se sont pris au jeu, dessinant leur propre parcours, modifiant les symboles : si on ne met qu’une flèche, on saute à cloche pied, a décidé Noé.

Et puis les parcours, ce n’est pas forcément en ligne droite. Il voulait faire un escargot mais finalement ce fut un serpent. Firmin aussi a dessiné son petit parcours.

Adopté à l’unanimité ici. Leur soeur Lison en rentrant du collège a elle aussi testé le parcours !

Allez, une petite video pour les voir en action :

Ages au moment de l’activité : Firmin, 4 ans et 9 mois ; Noé, 7 ans et 9 mois ; Lison, 13 ans et demi

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Mots en couleur et chasse aux mots !

Et oui, c’est la rentrée, les devoirs d’école reprennent et Noé a sa liste de mots hebdomadaire à savoir écrire ! Alors, nous ressortons la botte secrète qui avait bien fonctionné l’année dernière et reprenons nos feutres !Ils ont en amont déjà bien travaillé sur ces mots à l’école mais nous y mettons notre touche colorée !

Première étape, Noé me dicte les mots en verbalisant les difficultés de chacun et en y associant la couleur que l’on a définie ensemble peu à peu l’année dernière. Ainsi il va me dire pour écrire des coquillages : des il y a un s vert parce que c’est le pluriel, co, c’est facile à écrire donc en noir, le qu, on le met en jaune, les deux l sur « ill » en rose parce que ce sont des lettres doubles, le g en orange parce que ce n’est pas j, le e muet en bleu et on retrouve le s du pluriel toujours en vert. Donc, déjà, le fait que l’enfant décortique lui-même le mot et ce qui lui parait difficile, qu’il le fait verbalement, ça lui permet d’analyser le mot et de faire marcher sa mémoire auditive. Puis les couleurs, toujours le même code, vont bien sûr aller titiller sa mémoire visuelle. On affiche la liste à un endroit devant lequel il passe souvent (chez nous en bas de l’escalier !) et il y jette un oeil de temps en temps pendant la semaine, je lui suggère s’il n’y pense pas.

Parfois, c’est lui même qui fait ce travail et qui écrit mais je reste là de toute façon pour qu’il verbalise bien à haute voix ce qu’il fait. Je pense que c’est difficile de savoir exactement si notre enfant est plus visuel, auditif ou kinesthésique (apprendre par le mouvement) comme nous l’explique Antoine de la Garanderie alors il vaut mieux mettre toutes les chances de son côté en utilisant à la fois ces différentes possibilités !

Puis je lui dicte les mots une première fois, il dit à haute voix les remarques que nous nous sommes faites précédemment et s’il fait une erreur, je lui indique immédiatement (pas à la fin de la dictée) , on corrige tout de suite pour ne pas se mettre une mauvaise orthographe dans la tête … Et on prendra ensuite cinq minutes de temps en temps dans la semaine pour réécrire les mots car notre mémoire fonctionne beaucoup par la répétition, et si on la remobilise pour la même chose, cela s’ancre plus durablement (en principe !) . Nous profitons également des trajets en voiture (oui, à la campagne, pour aller aux activités, c’est tout de suite un peu loin !) pour essayer de se remémorer la liste de mots et Noé essaie de les épeler (mémoire auditive encore).  L’enfant peut aussi s’amuser à inventer une histoire rigolote avec ces mots (tous ou quelques uns) en étant bien sûr tout particulièrement attentifs à leur orthographe.

Je voulais en profiter pour vous parler de la chasse aux mots dans la pédagogie Freinet ! En effet, pour Noé, ce sont des listes de mots fixées à l’avance qu’il a à apprendre mais Freinet fonctionnait un peu différemment. Au fil des projets, des exposés des enfants, des intérêts du moment, certains thèmes  émergeaient. Ainsi, si plusieurs enfants ont parlé de leurs animaux, si l’un a fait un exposé sur son chat, le maître peut proposer de réaliser une chasse aux mots sur les animaux par exemple: tous les enfants vont reprendre des textes écrits ou lus en classe, ils vont farfouiller dans les livres de la bibliothèque, dans une lettre d’un correspondant … et vont essayer de trouver le plus de noms d’animaux possible. Une véritable chasse au trésor très ludique et enthousiasmante ! Pourront ensuite s’en suivre plusieurs possibilités de travaux ou d’analyses : on pourra classer les mots de façon scientifique (les oiseaux, les mammifères, les insectes …) et travailler sur ce domaine, ou faire des listes des animaux que l’on préfère, ou les classer selon leur lieu de vie … Mais on pourra aussi réfléchir sur leur orthographe et les classer selon certaines caractéristiques (oh abeille, papillon, grenouille, il y a deux  l, on entend « ill » mais dans sauterelle il y a deux l aussi, on n’entend pas le même son, pourquoi …) et de ces discussions et observations pourront naître des « règles » crées ensemble qui trouveront place dans le classeur avec d’autres règles observées précédemment. Ces règles pourront être complétées ultérieurement à l’issue d’autres observations.

Mais ces chasses aux mots ne sont pas uniquement thématiques. Si on garde l’idée du « deux l », les enfants pourront partir à la chasse aux mots qui ont deux l pour avoir de longues listes ce qui permettra de mieux en tirer des lois générales. Cela pourra aussi être une chasse aux mots de la même famille qu’un mot générique. Si on travaille la terre (argile par exemple), on pourra à un moment donné partir à la chasse aux mots de la même famille que terre : enterrer, terrestre, terreux, souterrain … Terrible aussi ? Un petit coup d’oeil du coup côté de l’étymologie ! Est ce qu’on retrouve l’idée de la terre ? Cela peut aussi être une chasse aux synonymes si les enfants, en analysant le texte d’un camarade pendant le « toilettage de textes » comme on fait chez Freinet, ont remarqué que le mot « dit » revenait tout le temps. Et les enfants souligneront peut-être que c’est aussi une difficulté pour eux ! Alors chasse aux mots dans les texte : s’exclame, déclare, répond, chuchote … Et là aussi tout un travail de tri, de classement selon le sens de ces mots peut être effectué.

Chez Freinet, on aime lier coopération, recherche, centres d’intérêt, plaisir, créativité , bref , des enfants actifs et vivants !

(Age au moment de l’activité : Noé, 7 ans et demi)

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