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Multifamilles

Aujourd’hui, je vous ressors un autre petit trésor de jeu bien vintage puisqu’il date des années 60, également inspiré de la pédagogie Decroly, le jeu des multifamilles.

Il est constitué de six jeux de cartes différents :

Voici l’intégralité des cartes de deux des jeux. D’abord le petit mitron. Vous pouvez voir que les cartes se ressemblent beaucoup mais sont toutes différentes. Le petit mitron est habillé de bleu ou de blanc, il a une toque ou non sur la tête, il est accompagné ou non d’un petit chien et il porte une brioche, une pièce montée ou une coupe de glaces. Toutes les possibilités sont donc là :

Un autre des jeux de cartes, un peu plus compliqué car la position entre en jeu. : les imperméables peuvent être rouges ou bleus, il pleut ou non, les enfants se regardent ou se tournent le dos et le parapluie peut être à gauche, au milieu ou à droite.

L’enfant manipule dans un premier temps librement les cartes, il les regarde, peut les commenter avec l’adulte : oh là il y a un sapin, et là le bonhomme est grand …

Puis on peut lui proposer différents jeux. Le plus simple consiste à trier les cartes. Pour cela l’enfant choisit une caractéristique, ici le bonhomme a-t-il un balai ou non, puis il les trie en deux tas. Balai, pas balai …

Quant il a fini ses deux tas, il peut les disposer en deux lignes : en haut les avec balai, en bas les sans balai.

Les grands bonhommes ou les petits bonhommes…

… sapin ou pas sapin …

Pour chaque série, il y a une caractéristique qui se décline en trois possibilités. Ici, la forme du chapeau : chapeau melon, casquette ou chapeau haut de forme.

On peut faire de même avec chaque jeu : bleu ou blanc …

… enfants se tournant le dos ou se regardant …

On peut également proposer un autre jeu. On étale tout ou une partie des cartes d’un jeu. Un des joueurs sélectionne dans sa tête une carte mais sans la montrer. L’autre joueur essaie de deviner quelle est la carte en posant des questions : est-ce qu’il est habillé en bleu ? non ?Alors j’enlève les bleus . Et est-ce qu’il a un petit chien ? etc…

Pareil ici : Est-ce qu’il pleut ? oui ? J’enlève les cartes où il ne pleut pas, etc. On peut faire une version où l’on joue à au moins trois. L’un est le meneur de jeu et pense à une carte. On distribue les cartes aux autres. Le meneur énonce une à une les caractéristiques et les joueurs éliminent les mauvaises cartes. Le gagnant est celui qui trouve la bonne carte dans son jeu.

Autre façon de jouer : On pose une carte sur la table. Les joueurs doivent trouver dans les autres cartes une carte qui ne diffère que par une seule caractéristique. Par exemple, on pose la carte du haut (deux enfants bleus se tournant le dos, pas de pluie, parapluie à gauche). On doit trouver exactement la même à une seule caractéristique près : celle du dessous est bonne. En effet il ne pleut pas, les enfants se tournent le dos, le parapluie est à gauche, comme dans la première. La seule diffèrence est la couleur des imperméables.

ìci, la seule différence est la position du parapluie.

Et décidément, il y a plein de façons de jouer avec ces cartes ! Une autre possibilité : on choisit cette fois-ci deux caractéristiques . Par exemple ici, on ne regarde que la pluie et la couleur . Cela fait donc quatre tas : il pleut/ bleu, il pleut /rouge ; il ne pleut pas/bleu; il ne pleut pas /rouge. Et l’on ne s’occupe pas des autres éléments (parapluie, position des enfants). On obtient ainsi quatre familles.

De même ici : chien/toque ; pas chien/toque ; pas toque/chien ; pas toque/pas chien. On ne s’occupe ni de la couleur du vêtement ni de la nature du dessert.

On peut choisir de distribuer les cartes entre les joueurs et de laisser une pioche. Un joueur pose une carte au milieu en disant famille : toque/chien. Le suivant doit poser à côté une autre carte de la même famille (toque/chien), sinon il pioche … On continue jusqu’à ce que la famille soit complète puis on recommence en choisissant une autre famille.

Et encore un autre jeu : on place l’une après l’autre 4 cartes qui se « transforment » peu à peu, c’est à dire qu’un seul élément change entre deux cartes. Puis on place dessous les mêmes cartes en ne changeant qu’une seule et même chose. Ici, ce sont exactement les mêmes cartes sauf les couleurs des vêtements.

On peut ainsi placer toutes les cartes dans des tableaux de 4 cartes sur 6 en faisant attention à ne changer qu’un seul élément à chaque fois, verticalement et horizontalement, ce qui commence à être complexe! Regardez bien pour voir s’il n’y a pas d’erreur !

Pareil pour les petits mitrons !

Je pense qu’il y a encore moyen d’inventer d’autres jeux avec ces cartes !

Voici les autres cartes du jeu avec leurs caractéristiques : bonhomme petit ou grand, sapin ou non, balai ou non, forme du chapeau

Pour les poupées : noeud ou pas dans les cheveux, sac ou non, couleurs des vêtements (haut rose jupe verte ou l’inverse), forme des chaussures (bottes, chaussons, souliers)

Les moulins rouges, jaunes ou bleus, arbre ou non, chemin ou non et ailes du moulin à gauche ou à droite.

Et le jeu le plus complexe car il n’y a aucun élément en plus ou en moins : flamme jaune ou rouge, nappe à fleurs ou à carreaux, anse à gauche ou à droite, flamme à gauche, centrée ou à droite.

Voilà ce jeu de logique et d’observation, de tri et de classement très intéressant ! Et pour rester tout à fait dans l’esprit de la pédagogie Decroly, vous pouvez inventer sur le même principe d’autres cartes sur un thème qui correspond à un intérêt de l’enfant ou à un sujet qu’il découvre en ce moment.Et même encore mieux, vous pouvez l’aider à créer son propre jeu ! ( et avec l’ordinateur, c’est plus simple de changer la couleur ou de rajouter un élément). Et si vous avez d’autres idées de jeux avec les cartes, n’hésitez pas à venir nous les partager !

Si vous voulez découvrir d’autres activités autour de la pédagogie Decroly, cliquez ici

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Si vous voulez en savoir plus sur les pédagogies alternatives, vous pouvez vous procurer mon livre : le grand guide des pédagogies alternatives en cliquant ici!

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Take it easy

Je voulais vous présenter ce jeu, Take it easy, auquel on a joué intensément avec mon chéri du temps où on n’avait pas encore d’enfants, et puis il a mystérieusement disparu …  ( le jeu, pas mon chéri !!!) On a du l’oublier à droite ou à gauche ! Bref, en discutant d’un jeu auquel on pourrait jouer à deux, on s’est fait une séquence souvenir et , achat compulsif, on a retrouvé et commandé notre take it easy !!!

Et il est parfait pour jouer à deux, mais tout aussi parfait à plusieurs, jusqu’à 6 joueurs ! On peut également faire une petite partie en solitaire sans problème !

Donc, le principe : chacun a un petit carton vierge avec des cases hexagonales ressemblant à des alvéoles d’abeilles je trouve, ainsi que des petites pièces de même forme aves 3 lignes colorées et des chiffres ( chaque couleur correspondant à un chiffre). Et, bien sûr, on essaye de placer les pièces de façon à former des lignes colorées.

Ce qui est intéressant, c’est que nous jouons tous en même temps avec les mêmes pièces. Comment cela fonctionne ? Et bien un joueur a ses pièces à l’envers devant lui et en pioche une au hasard. Il énonce pour les autres les chiffres ( par exemple il a la pièce 5, 7, 4). Les autres , eux, ont leurs pièces face visible devant eux et prennent la même pièce (la 5,7, 4). Vous me suivez ? Puis chacun pose sa pièce sur son carton en même temps. Au début, tout va bien, puis plus ça va, plus on risque d’être bloqué !

Parfois, on n’a pas d’autre choix que de former des lignes de différentes couleurs. Par exemple, dans la photo ci-dessous, il y a une ligne avec des 5 et des 1. Quand tous les cartons sont remplis, on compte les points. Seules les lignes d’une seule couleur peuvent rapporter des points. Donc ma ligne 1-5-1-5 ne rapporte rien, ni ma ligne jaune de 9 puisqu’il y a un 5 en bas. Une ligne avec quatre 6 rapporte donc 4×6 = 24 points. Vous avez compris qu’on a donc tout intérêt à privilégier les longues lignes pour les gros chiffres ! Une ligne de cinq 9, 45 points, mais de cinq 1, 5 points … Ca rapporte moins !

C’est un jeu intéressant pour tous les âges ! Les grands et les adultes y trouvent sans problème leur compte !

Et les plus jeunes comme Noé qui a 7 ans aussi, avec un peu d’aide de papa pour la première partie !

Et c’est un très bon jeu si votre enfant est en plein dans les tables de multiplication !!! Une ligne de quatre 7, 4×7 c’est combien déjà ?

Firmin, lui, a joué en même temps que nous avec ses pièces, mais avec un objectif différent ! Il choisissait les pièces qu’il voulait et essayait de faire des lignes ! Pas simple de regarder toutes les lignes en même temps !

Bref, un super petit jeu de stratégie pour tous les âges, très vite expliqué et aux parties courtes ! Ce qui est super, c’est que nous partons tous avec les mêmes pièces dans le même ordre, donc pas de hasard ! Enfin si un peu quand même, car une fois qu’on a disposé pas mal de pièces, le tirage peut convenir aux uns et pas aux autres ! Et puis en plus, on peut faire un peu de math !

(Ages au moment de l’activité : Rémi, 17 ans et demi ; Lison, 13 ans ; Noé, 7 ans et 4 mois Firmin, 4 ans et 4 mois )

Pour découvrir les autres jeux de société dont on a parlé dans le blog, cliquez ici ! 

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Gare au chacal, un chouette petit jeu

Je voulais vous présenter aujourd’hui Gare au chacal, un petit jeu de cartes sympa, cadeau d’anniversaire de Noé, jouable à partir de 6 ans mais intéressant aussi pour les grands !

Le but du jeu est de constituer des élevages avec le plus possible d’animaux (de la même espèce) dans chaque élevage. Ainsi à la fin de la partie, on regarde par exemple qui a le plus de chèvres et celui qui en a le plus marque 1 point, pareil pour chaque espèce d’animaux.

Pour ce faire, chaque joueur a 4 cartes en main. A chaque tour, il peut poser une carte animal (ou deux de la même espèce) puis pioche pour avoir toujours 4 cartes en main. Mais attention, si l’on joue à 4 par exemple, on n’a pas le droit de faire plus de 6 élevages ( c’est à dire 6 types d’animaux différents).

Le nombre sur chaque carte indique le nombre total d’animaux dans cette espèce (par exemple, en tout, il y a 6 cartes moutons). Intéressant car il faut un peu de stratégie pour comprendre que certains espèces sont plus rares que d’autres, à privilégier ou non ?

Mais, car bien sûr il y a un mais, chaque joueur a deux cartes jokers .

– Son renard lui permet d’échanger une de ses cartes bétail contre celle d’un autre joueur.

– Son chien de garde peut être posé sur un de ses élevages ( par exemple sur les chèvres) : on ne pourra plus lui voler de chèvre mais lui ne pourra plus en rajouter non plus !

Et puis parfois, en piochant, on tombe sur un chacal qui permet de dévorer un animal d’un autre joueur (les deux cartes, le chacal et l’animal mangé,  sont ensuite défaussées)

Un petit jeu simple, rapide et bien sympa ! Et adaptable pour les plus jeunes en enlevant les jokers par exemple !

(Ages au moment de l’activité : Noé, 7 ans ; Lison, 12 ans et 11 mois ; Baptiste, 15 ans et demi)

Pour découvrir les autres jeux dont j’ai parlé dans le blog, cliquez ici ! 

L’île aux dragons

Aujourd’hui, c’est un jeu coopératif pour les plus jeunes que je voulais vous présenter ! Firmin et Noé l’ont beaucoup apprécié ! Il s’agit de l’île aux dragons de chez Logis.

L’histoire ? De dangereux dragons peuplent une île.

Les hommes qui y habitent étaient en sécurité dans leur château mais une tempête a détruit ce château. Le but du jeu est donc de reconstruire ce château pour s’y mettre à l’abri avant l’arrivée des dragons.

Les joueurs lancent donc le dé chacun à leur tour pour avancer leur pion. S’ils tombent sur une case où se trouve un morceau du château, ils le ramassent et pourront le poser pour construire le château à la fin du tour.

Mais ! Et oui, il y a un mais !!! En lançant le dé, on peut tomber sur la face dragon.

Dans ce cas là, on avance un dragon d’une case et ils vont petit à petit bloquer tout le chemin, si l’on n’arrive pas à construire le château avant !

Et si jamais l’on tombe sur une case occupée par un dragon, on va vite trouver refuge dans le bois de l’île au milieu du plateau. Alors on est à l’abri, mais bon, on est coincé, on ne peut plus continuer à construire le château et les dragons continuent à avancer …

Mais on peut continuer à lancer le dé et tomber sur la face « soleil » ! Là, on peut sortir du bois et se remettre dans le jeu. Mais !!! Et tout l’intérêt du jeu réside à mon avis dans ce petit soleil ! En tombant sur le soleil, on a le choix : soit jouer son pion, soit aider un autre joueur (je vous rappelle que c’est un jeu coopératif ! ) On peut donc choisir de sortir son pion (ou un autre) du bois magique ou d’avancer son pion (ou le pion d’un autre) du nombre de cases que l’on veut. On sort là du jeu de pur hasard pour avoir un peu de stratégie ! Vaut-il mieux sortir mon pion du bois, ou avancer le pion du copain afin qu’il dépasse les dragons ? Vaut il mieux que j’avance jusqu’à une case avec un des derniers morceaux du château ou délivrer un copain du bois ?

Décisions pas forcément faciles à prendre ! Un petit aura bien sûr envie d’avancer son propre pion, et apprendra petit à petit que ce n’était peut-être pas la meilleure idée si tous les autres sont bloqués dans le bois magique !

Un jeu intéressant donc, avec un vrai suspense ! Arrivera-t-on à construire le château avant que tous les dragons ne soient là ! (Et c’est pas simple, je peux vous le dire ! ) Le plus petit jouera déjà à avancer son pion et à construire le château, et en grandissant il acquerra un peu plus de stratégie !

Et puis de jolis pions en bois, ce qui ne gâte rien !

(Ages au moment du jeu : Firmin, 4 ans; Noé, 7 ans)

Pour découvrir les autres jeux pour petits ou grands auxquels nous avons joué, cliquez ici ! 

Mysterium …

Comme promis, je vous présente un nouveau jeu que nous avons eu pour Noël. Et quel jeu !!! Mysterium ! Un magnifique jeu que l’on a aussi vraiment beaucoup aimé ! Encore un jeu qui a eu l’as d’or, valeur sûre ! Pour résumer en deux mots, on est à la croisée du bon vieux Cluedo et de notre Dixit adoré ( je vous avais parlé de Dixit là !)

C’est un jeu pour les enfants à partir de 10 ans, donc on avait d’abord joué avec les grands mais finalement Noé s’est incrusté et a pu sans problème jouer le rôle d’un médium !

Alors de quoi s’agit-il ! Nous sommes des médiums et nous cherchons à résoudre un crime qui a eu lieu dans le château afin de trouver qui, dans quelle pièce et avec quelle arme le valet a été assassiné ( je vous avais bien dit qu’il y avait du cluedo !). C’est un jeu coopératif donc nous cherchons tous ensemble !

Pour cela, un autre joueur est le fantôme/maître du jeu. Il va jouer différemment des autres joueurs mais son rôle est tout aussi intéressant ! Il va envoyer des visions aux médiums pour les aider à résoudre l’énigme.

Devant eux, les médiums ont donc un certain nombre de cartes de suspects ( plus que de joueurs)

… de pièces où a pu avoir lieu le crime…

et d’armes potentiellement utilisées …

Chaque médium part pour le moment sur une piste différente. Sur la photo ci-dessous, vous voyez le plan de jeu du fantôme maître du jeu qui a associé pour chaque médium un suspect, une pièce et une arme différente. Il va guider chacun (sans parler) pour qu’il les découvre…

Comment va-t-il faire ? Il va utiliser des cartes « visions » peu claires mais qui donneront des indices précieux au medium. Là, on retrouve les magnifiques cartes à la Dixit ! Le fantôme a dans sa main 7 cartes Visions et il va donner une ou plusieurs cartes à un médium pour lui donner des indices. Par exemple, la carte « assiettes » pour le cuisinier (mais il y a aussi une pelote de laine dessinée sur la carte, peut-être est-ce alors la couturière …), la carte lustre pour la salle à manger, etc … On essaie donc de trouver de quel suspect ( ou pièce, ou arme selon le moment du jeu) il s’agit, et l’on peut aussi placer des petits jetons  sur les cartes jouées par les autres médiums pour dire si on est d’accord ou non avec eux, ce qui,si on a raison,  nous donnera des points de clairvoyance pour la suite.

Lorsque chaque médium a trouvé ses trois cartes, les joueurs les associent de façon judicieuse par trois ( si on a les cartes correspondantes, on essaie par exemple de mettre le cuisinier dans la cuisine avec une poêle mais ce ne sont pas toujours des cartes qui vont aussi bien ensemble !). Puis le fantôme détermine quelle est la bonne combinaison et essaie de la faire trouver aux médiums avec seulement trois cartes ( une pour le suspect, une pour l’objet, une pour le lieu). Suivant s’ils ont été clairvoyants ou non dans les étapes précédentes, les médiums pourrons voir une, deux ou trois des cartes proposées par le fantôme. Pas de consultation possible entre médiums ici, chacun vote en secret ! Et la partie est gagnée si la majorité des médiums a trouvé la bonne solution !

Vraiment un très beau jeu , avec l’esprit dixit qu’on a retrouvé avec plaisir !

(Ages au moment du jeu : Noé, 7 ans; Lison, 12 ans et 10 mois; Baptiste, 15 ans et demi, Rémi, 17 ans et 3 mois) 

Pour découvrir les autres jeux pour petits ou grands déjà présentés dans le blog, cliquez ici ! 

Colt Express

J’espère que Noël s’est bien passé chez vous ! Ici, nous avons notamment refait un stock de jeux de société , ce qu’on adore, pour grands ou petits ! Je voulais vous présenter aujourd’hui Colt Express que Rémi, Baptiste et Lison ont adoré ! Il est noté à partir de 10 ans, donc on n’a pas essayé avec Noé mais il me semble un peu compliqué pour lui. A voir.

C’est un jeu qui a eu de nombreux prix, chose que l’on regarde souvent avant de choisir un jeu car c’est quand même gage de qualité et en général on est rarement déçus !

Donc Colt Express, un jeu vous l’aurez compris qui se passe au far West. Nous sommes tous des bandits et nous voulons attaquer le train pour dévaliser les passagers (ouais, pas très moral, on est d’accord ! ). Mais ce n’est pas un jeu coopératif du tout, le but du jeu étant bien d’avoir le butin le plus gros possible (et accessoirement de devenir un as de la gâchette). Pas de plateau de jeu mais un train en 3D, avec autant de wagons que de joueurs (on peut jouer jusqu’à 6 joueurs, critère que l’on regarde aussi attentivement pour jouer avec notre tribu !). Dans ce train, sont disposés différents butins à dérober.

Pour jouer, nous avons un pion qui représente notre personnage qui se déplace dans le train entre les différents wagons et la locomotive , dans les cabines ou bien sur le toit. Nous avons chacun en main 6 cartes à l’effigie de notre personnage qui permettent différentes actions : se déplacer dans le train, monter (ou descendre), prendre un butin, donner un coup de poing (ce qui fait déplacer le voleur attaqué d’un wagon et lui fait perdre son butin), déplacer le marshall (pion qui n’appartient à aucun joueur mais sur la case duquel on ne peut rester), tirer sur un joueur (ça ne le tue pas ni ne le blesse mais ça lui rajoute une carte « morte » dans la main qui ne lui sert à rien et donc le retarde car il est obligé de piocher pour avoir des cartes utiles). Je crois que je n’en ai pas oubliées.

Mais ce qui fait la subtilité du jeu, c’est le mode de fonctionnement ! Il se joue en 5 manches. Chaque manche a des particularités selon la carte « manche » piochée mais je ne rentrerai pas dans les détails. Mettons que la première manche se joue en 4 tours. Chacun à notre tour, nous allons poser une carte action l’une au dessus de l’autre mais sans encore déplacer nos personnages ou réaliser à l’action. Donc on voit bien que untel va se déplacer mais on ne sait pas où , et on perd vite le fil de qui va être où ! par exemple, je pose une carte prendre un butin, le suivant monter, le suivant déplacer le marshall, etc… On se fait notre petit film dans notre tête. D’autant plus que pour certains tours, nous sommes dans un tunnel et l’on place nos cartes à l’envers, on ne sait donc pas l’action des autres joueurs …

Quand tout le monde a posé ses quatre cartes, on retourne le paquet et on réalise cette fois pour de bon les actions les unes après les autres. Mais tout ne se passe pas comme on l’avait forcément imaginé, et untel ne se déplace pas là où l’on pensait, et on se retrouve à donner un coup de poing dans le vide par exemple ! Donc bons moments de rigolades et rebondissements !

Et puis on rejoue ainsi pendant quatre autres manches et on compte le butin de chacun !

Chaque partie est assez courte (environ trois quarts d’heure) ce qui est pas mal ! Quand on s’est familiarisé avec le principe de base, il y a des subtilités pour compliquer un peu la chose que je ne détaillerai pas ici (chaque personnage a une particularité, d’autres symboles sur les cartes « manches », etc)

Bref, validé par mes grands ! C’est un excellent jeu !

Rendez vous bientôt pour que je vous explique les autres nouveaux jeux que nous avons eus !

(Ages au moment de l’activité : Lison, 12 ans et 10 mois ; Baptiste, 15 ans et demi, Rémi, 17 ans et 3 mois)

Si vous voulez découvrir les autres jeux que nous aimons (pour grands ou petits), cliquez ici ! 

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