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40 idées pour connaître ses tables de multiplication

On m’a souvent demandé des « trucs » pour apprendre ces tables de multiplication qui ont du mal à rentrer dans la tête !

Voici donc 40 idées / trucs / jeux / méthodes / remarques pour mieux appréhender cet outil mathématique !

1 – On se détend ! Si votre enfant n’arrive pas à retenir ses tables de multiplication , elles sont revues en classe l’année suivante … puis l’année suivante … et encore l’année suivante … Et comme l’on n’apprend pas bien quand on est stressé et qu’on sent une pression, zen ! Alors aider l’enfant à apprendre ces tables en jouant, bougeant, coloriant, chantant !

2 – Avant de retenir mécaniquement les tables, il est important de manipuler, et manipuler encore pour bien comprendre le sens de cette multiplication. Manipuler avec tout ce qu’on peut avoir sous la main. J’ai quatre fois 3 crayons, je fais quatre fois un tas de 3 crayons puis je compte tous les crayons. On peut utiliser des pions, des petites voitures, des cubes, des chaussettes … ce qui est autour de nous ou qui attire l’intérêt de l’enfant.

3 – La pédagogie Montessori utilise du matériel qui permet de manipuler pour acquérir les notions mathématiques. Il existe ainsi des barrettes de perles : des barrettes par exemple contenant à chaque fois 4 perles jaunes ou alors 6 perles violettes. Ainsi je peux prendre trois fois la barre de 6 perles et en comptant les perles je vois qu’il y en a 18. L’enfant peut aussi piocher au hasard un petit papier avec un calcul (6×3), prendre les barrettes correspondantes, compter les perles et écrire le résultat.

4 – Avec ces mêmes perles, on peut faire des « carrés » : si je prends 4 barrettes de 4 perles, j’obtiens 4×4=16 perles. 6 barrettes de 6 perles : 6×6=36

5 – Il existe également le matériel Cuisenaire, un peu dans le même principe. Chaque réglette correspond à un nombre entre 1 et 10 : si l’on place des cubes unités blancs à côté d’une réglette, on peut voir combien d’unités elle contient. Les réglettes rouges correspondent au 2, les vertes correspondent au 3, les jaunes au 5, les orange au 10 …Si je place côte à côte 4 réglettes vertes de 3 , elles font la même longueur que la plus grande réglette orange de 10 et que la réglette rouge de 2. 4×3=12 . Cela peut paraître compliqué mais manipuler, toujours manipuler permet de comprendre, ressentir les équivalences et le sens de la multiplication. Si vous n’avez pas ce matériel, vous pouvez les imprimer (même si rien ne vaut la manipulation d’un matériel en bois) ici par exemple : https://site.ac-martinique.fr/pole-maths/?p=4080

Toujours avec ce matériel Cuisenaire, on peut observer que 3 barrettes de 5 et 5 barrettes de 3 occupent le même espace : 3×5=5×3=15

6 – Le pédagogue John Holt dans son livre sur les apprentissages autonomes (que je vous conseille vivement !) suggérait, lorsque l’enfant avait compris le mécanisme de la multiplication par des petites manipulations, d’afficher une grande table de multiplication vierge sur une porte et de le laisser la remplir à son rythme, comme il le souhaitait, même si cela prenait plusieurs semaines, au gré des découvertes de la manipulation. Cela n’est pas très grave s’il fait des erreurs de calcul. Puis lorsqu’il a terminé on peut la remplacer par une autre. Il commencera sans doute par les tables de 0, de 1, de 10 … Au fur et à mesure du remplissage, il se rendra compte qu’il y a de moins en moins de cases compliquées à remplir. Il peut se donner comme challenge de la remplir plus vite que la précédente, avec à terme l’objectif d’être capable de la remplir le plus vite possible, en battant son précédent « record » !

7 – Prendre l’habitude de se débrouiller avec ce qu’on connaît. Je sais que 5×6=30 Donc 6×6 cela fera 6 de plus donc 36. Je sais que 4×3 cela fait 12 donc 8×3 cela fera deux fois plus, donc 24. etc.

8 – Retenir peu à peu les régularités des tables.

table de 0 : facile, cela fait toujours 0

table de 1 : c’est le même nombre

table 2 : ce sont les doubles

table de 10 : c’est le nombre auquel on rajoute un 0

table de 5 : cela finit tantôt par 5 tantôt par 0

table de 4 : c’est le double du résultat de la table de 2.

9 – Se rendre compte que finalement, on a seulement une « demi-table » de multiplication à connaître puisque 3×6 et 6×3, c’est pareil !!! Et lorsqu’on enlève les calculs « faciles (tables de 0, 10, 2 …), il en reste finalement assez peu à retenir !

10 – Pour la table de 9: observer que le chiffre des dizaines augmente de 1 à chaque fois et que le chiffre des unités diminue de 1. Fastoche !

11 – Toujours pour la table de 9, on peut utiliser la technique des doigts.A chaque doigt correspond un chiffre. Si l’on veut calculer 3×9, on baisse le troisième doigt, 9×9, on baisse le neuvième doigt … Puis on regarde combien il y a de doigts à gauche du doigt baissé, ce sera le chiffre des dizaines, et combien de doigts à droite du doigt baissé, ce sera le chiffre des unités. Une petite video ici pour bien comprendre. Mes enfants utilisent beaucoup cette technique.

12 – Utiliser un tableau de type Montessori (que l’on peut faire en papier) : Placer à gauche une étiquette indiquant la table que l’on veut travailler. Par exemple la table de 3. Placer le petit pion bleu dans le rond 1 en haut indiquant que l’on commence par prendre le 3 une fois et placer trois petites perles dans les trous en dessous du 1. Commencer à remplir une petite fiche :trois que je prends 1 fois = 3. 3×1=3. Puis déplacer le curseur bleu sur le 2. Rajouter 3 perles dessous et comptez en disant plus fort le nombre correspondant à chaque perle du bas : 1-2-3 4-5-6. 3 que je prends 2 fois = 6. 3×2=6. Continuer à remplir la fiche, etc.

13 – Utiliser un quadrillage de 10 sur 10 et des étiquettes sur lesquelles sont écrits les nombres de 1 à 100, en prenant une même couleur pour les nombres finissant par le même chiffre des unités. (1, 11, 21, 31, 41, etc sont en jaune, 2, 12, 22, 32, 42 … sont en orange, etc. Ne placer dans le quadrillage que les nombres qui sont dans la table de 2 (donc que les nombres pairs) puis observer les dessins faits par les étiquettes : des lignes verticales. Recommencer en ne mettant cette fois qu’une étiquette sur 3 (donc la table de 3). Cette fois-ci, on obtiendra des diagonales. Faire ainsi les différentes tables. Les math, c’est beau !

14 – Une autre façon de voir que les math, c’est beau est d’utiliser la méthode Steiner. Dans une planche de bois, ou un rondin, planter sur un cercle 10 clous à égale distance. Ecrire à côté les chiffres de 0 à 9. Puis avec un morceau de laine, relier les dernières chiffres du résultat de la table de multiplication. Par exemple, pour la table de 4, Relier 0 , 4, 8, 2, 6, 0 … Etc. Une jolie étoile apparaît. Essayer ainsi avec les différentes tables, on obtiendra avec la laine des dessins différents. Si l’on veut faire plus simple, tracer un rond sur une feuille de papier et placer 10 traits notés de 0 à 9. Au lieu de laine, on reliera les différents points avec un crayon de couleur.

15 – Penser que nous n’avons pas tous la même mémoire : mémoire visuelle, auditive, kinesthésique (par le mouvement). Pour mettre toutes les chances de son côté, mobiliser toutes ces mémoires. Ainsi pour apprendre la table on peut l’écrire (mouvement et vue) tout en la disant à haute voix (audition).

16 – Nous avons vu que l’on pouvait utiliser la mémoire visuelle par les étoiles Steiner ou les tableaux avec des étiquette colorées. Pour utiliser la mémoire auditive, on peut dire la table très lentement, très vite, la chanter sur un air de musique connue … On peut aussi la raper comme l’a fait ce professeur pour les calculs les plus difficiles à retenir.

Egalement sur YouTube les tables en chansons par Hervé Cristiani

17 – L’enfant peut essayer de trouver lui-même des petites rimes et s’inventer une histoire pour retenir sa table : 1×3 = 3, le roi. 2×3 = 6 mange des saucisses. 3×3=9 sur son bureau neuf etc …

18 – Mais on peut aussi apprendre en mouvement, avec tout son corps ! On peut par exemple faire un petit jeu à 2 ou 3 (ou même plus) : on lance la balle en disant un calcul (6×4), celui qui la reçoit doit donner le résultat puis proposer un autre calcul en lançant la balle à quelqu’un d’autre.

19 – On peut sauter dans des cerceaux ou des ronds tracés au sol avec une craie en comptant de 2 en 2 ou de 4 en 4

20 – On peut tracer un quadrillage à la craie et écrire dans chaque case le résultat d’un calcul d’une table. Par exemple pour réviser la table de 8, on écrira 8, 16, 24, 32 … L’enfant sautera dans la bonne case tout en récitant sa table. Ou alors quelqu’un lui dira un calcul (6×8) et il devra sauter dans la bonne case, ou bien lancer un caillou dans la case, comme à la marelle.

21 – La technique des flash cards pour réviser est très efficace. On écrit sur des cartes tous les calculs des tables (de une, plusieurs ou toutes selon ce que l’enfant connait). Le résultat est écrit au dos de la carte. L’enfant peut ainsi s’entraîner tout seul et vérifier que son résultat est bon. Cela permet aussi de trier les cartes en deux tas: d’un côté lorsque l’on a trouvé la bonne réponse, de l’autre lorsque l’on s’est trompé. Puis l’on reprend le tas avec les calculs où l’on a fait des erreurs et l’on recommence ! Si on bloque toujours sur les mêmes calculs, on peut garder les papiers dans sa poche et les relire souvent, ou les afficher sur le frigo avec un aimant pour pouvoir les réviser. Refaire le jeu à intervalles réguliers pour ancrer les résultats dans la mémoire à long terme.

22 – On peut afficher les tables de multiplication dans la cuisine pour les avoir souvent sous les yeux, s’y référer si besoin, en lire une à haute voix chaque matin comme un rituel.

23 – On peut utiliser un petit répertoire autocorrectif pour réviser ses tables. Sur une page la table, derrière les résultats. Vous trouverez sur la page « les docs d’Estelle » un répertoire à imprimer.

24 – Petit rituel du matin : l’enfant pioche un petit papier. Il a soit un résultat à trouver (il a le droit d’utiliser des pions à manipuler si besoin !), soit une table à réciter ou à relire s’il ne la connaît pas encore bien !

25 – Mon petit Firmin me suggère que l’on peut de la même façon utiliser des dés ! en lançant deux dés, soit on récite la table correspondante (par exemple dans ce cas la table de 7), soit on donne le résultat (Ici, 3×4=12 ! ). C’est sûr que si l’on a en sa possession des D10, dés à 10 faces, c’est encore mieux !

26 – On peut organiser un petit concours. On demande à l’enfant de donner la réponse à un calcul (6×7). Il doit répondre avant qu’un autre ne trouve le résultat en mettant le doigt sur la table de multiplication. Ou alors il doit répondre avant qu’un autre n’ait fait le calcul avec sa calculette. Ou simplement : le premier qui répond !

27 – Il y a également en ligne toutes sortes d’exercices pour s’entraîner aux tables. Par exemple ici

ou encore ici où l’on fait une course de voitures avec l’ordinateur. Mais vous en trouverez sûrement d’autres en tapant « tables de multiplication exercices en ligne » sur votre moteur de recherche.

28 – Il existe également dans le commerce la méthode « Multimalin » qui convient bien à certains enfants. Il s’agit pour chaque calcul d’un petit dessin animé avec une histoire. L’enfant le regarde plusieurs fois, raconte lui-même l’histoire pour qu’elle s’ancre dans sa mémoire sous forme d’image mentale. Par exemple, pour 7×8=56, un poisson en forme de 8 est sur un plongeoir en forme de 7 (7×8). Il aperçoit un ver (en forme de 5) mais il n’avait pas vu qu’il était accroché à un hameçon (en forme de 6) ( 56). Cela peut être intéressant pour se souvenir de quelques calculs qui résistent encore !

Pour le 7×8=56 on peut aussi simplement remarquer que si l’on place le résultat avant, on a une suite de chiffres 5-6-7-8 : 56=7×8

29 – Si l’enfant aime colorier, il peut s’entraîner en faisant des coloriages codés. Vous pourrez en trouver facilement sur internet, par exemple ici :

30 – En restant dans le domaine du coloriage, on peut également trouver des mandalas sur les tables de multiplication qui permettent d’aborder différemment et d’une manière plus artistique les liens entre les calculs. Vous trouverez des coloriages de mandalas et des explications sur leurs constructions sur le site de la tanière de Kyban ainsi que d’autres liens sur les mandalas sur cette page.

31 – L’enfant peut s’amuser avec une calculatrice à faire des additions réitérées et noter (ou non !) ses résultats sur une table de multiplication vierge. 3+3=6. Je note le résultat pour 2X3. +3=9. Je note le résultat pour 3×3, etc.

32 – Nous aimons beaucoup jouer à un jeu de société très sympa, « Take it easy », où il faut essayer d’aligner des chiffres identiques pour faire le plus de points possible. (j’en avais parlé ici). Il est intéressant également pour un enfant qui apprend ses tables de multiplication qui sont bien utiles ici pour compter ses points ! Par exemple, j’ai fait une ligne avec cinq 8. 5×8=40, cela me donne 40 points. etc.

33 – Il existe dans le commerce un petit jeu pour apprendre les tables de multiplication qui s’appelle Tam Tam multimax. Le principe est simple. On retourne deux cartes, l’une avec des résultats, l’autre avec des calculs. Mais il y a un seul calcul qui correspond à un seul résultat. Ainsi dans les cartes ci-dessous, seul le calcul 8×8 a son résultat sur l’autre carte : 64. Le gagnant est donc le premier qui trouve la bonne correspondance.

34 – Il existe également un autre matériel sympa, les wraps up, qui consiste à enrouler un fil pour relier les bonnes réponses.

35 – Mais l’on peut s’inventer et se fabriquer soi-même facilement plein de petits jeux pour réviser ses tables. On peut se faire un petit mémory avec des cartes sur lesquels il y a les calculs et d’autres cartes sur lesquels il y a des résultats. On y joue comme au mémory classique mais pour remporter les cartes, il faut avoir trouvé le calcul et son résultat. On peut ainsi jouer avec une table de multiplication ou plusieurs mélangées.

36 – On peut également poser sur la table des étiquettes avec les résultats d’une (ou plusieurs) tables. On énonce un calcul : le premier qui prend la bonne carte ou pose son pion sur la bonne carte remporte le point ou la carte.

37 – On peut aussi jouer au loto avec les tables de multiplication ! Les enfants ont une grille, on tire un calcul et l’enfant place un pion s’il a le bon résultat. Qui le premier aura une quine ou un carton plein ? On peut aussi faire l’inverse : On donne un résultat et l’enfant place son pion s’il a le calcul correspondant sur sa grille. Vous retrouverez des grilles sur la page Chez Monsieur Paul.

38 – Faire une « bataille de multiplications ». On y joue comme à la bataille mais en révisant ses tables ! Chacun retourne une carte de son tas. Il peut y avoir un calcul ou un résultat. Le résultat le plus grand remporte les cartes. Et bien sûr, il peut y avoir bataille si les résultats sont identiques (si l’un a la carte 2X7 et l’autre la carte 14, ou alors si l’un a la carte 6×4 et l’autre la carte 8×3 !). Vous pourrez trouver un jeu de bataille à imprimer sur la page du site jeu comprends. Mais vous pouvez en fabriquer un facilement en écrivant résultats et calculs sur des feuilles un peu épaisses.

39 – Sur le même principe que les mots mêlés, on peut jouer aux multiplications cachées. Vous en trouverez sur la page de Monsieur Mathieu. Il suffit d’entourer dans une grille les multiplications qui se cachent parmi les nombres.

40 – Si vous n’en n’avez pas encore assez, allez voir la page de lutin bazar avec encore d’autres jeux à imprimer pour réviser les tables ! Dominos, jeu de l’oie, cocottes, mistigri …

Voilà plein d’idées, le mieux étant bien sûr de varier les techniques, les jeux et les types de mémoire pour augmenter les chances de retenir ces tables !

Et n’hésitez pas en commentaire à me proposer une nouvelle idée, j’enrichirai l’article !

Et on continue donc avec les idées que vous me proposez !

41 – Si l’on connait bien ses tables jusqu’à 5, il y a une chouette méthode avec les doigts que vous pouvez retrouver sur cette chaîne YouTube. Avec un peu d’entraînement, c’est très simple et au bout d’un moment, on finit par les mémoriser et l’on n’en a plus besoin ! (merci au jardin des curieux pour la proposition)

Pour voir d’autres articles sur les apprentissages sur mon blog, c’est ici !

Vous trouverez d’autres idées d’activités inspirées par les pédagogies alternatives dans mes livres écrits avec Madeleine Deny : le grand guide des pédagogies alternatives , lire et écrire apprendre avec les pédagogies alternatives, compter et calculer apprendre avec les pédagogies alternatives et  mes tout premiers apprentissages avec les pédagogies alternatives !