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Découvrir les émotions dans l’art, la musique, le cinéma, la BD …

Je vous avais présenté il y a près de deux ans le superbe livre bien connu maintenant la couleur des émotions et les marionnettes qu’avait fabriquées la mamie des enfants. Firmin, qui est maintenant en Grande section, travaille sur ce livre avec sa maîtresse et a donc apporté ses marionnettes à l’école. La maîtresse a eu une excellente idée : elle a montré aux enfants plusieurs oeuvres d’art et les enfants ont discuté pour savoir quelle émotion on pouvait y trouver (en s’aidant des marionnettes). Ainsi, la Joconde était « sérénité » et le cri de Munch « peur » par exemple !

Comme j’ai raconté ceci sur ma page Facebook et que cela a eu l’air de vous intéresser, je reprends tout cela dans un article et je complète avec d’autres arts ! C’est parti donc !

Pour cette activité, il ne s’agit pas de dire à l’enfant : voici la peur voici la joie mais de montrer une oeuvre à l’enfant, de discuter avec lui de ce qu’il ressent, de l’associer à une marionnette en essayant d’expliquer pourquoi cette oeuvre représente la joie ou la peur. Et il n’y a pas de bonne réponse, ce que l’un pensera comme joie, l’autre trouvera peut-être que c’est la sérénité par exemple !

D’abord la peinture. Je commence par la peur.

Le cri de Munch

Le désespéré de Courbet

Un détail du sacrifice d’Isaac du Caravage

Pour la tristesse, une oeuvre de la période bleue de Picasso : Femme aux bras croisés

 

Vieil homme en pleurs de Van Gogh

Femme au mouchoir , encore de Picasso mais de la période cubiste

Pour la joie,  des nanas de Nikki de Saint Phalle

Un détail d’une oeuvre de Frans Hals : la joie du vin

et un dessin de Lebrun

Pour la sérénité, l’enfant au chat d’Auguste Renoir

La Joconde de Léonard de Vinci

Senecio de Paul Klee . (A moins que l’enfant le classe dans la joie !)

Pour la colère, un autre dessin de Lebrun

Et un masque japonais.

Mais on peut aussi proposer des oeuvres plus abstraites et la discussion sera intéressante sur les couleurs, le geste, les formes …

Une oeuvre d’Hartung évoquera peut être la colère

 

Cette composition de Kandinsky pour la joie

ou cette lithographie de Miro « l’air »

Ce détail de l’oeuvre « Bleu du Ciel » de Kandinsky peut aussi évoquer la joie ou la sérénité

Ce mobile de Calder aussi pour la sérénité

Sérénité toujours avec Honfleur de Nicolas de Staël … ou peut être une certaine tristesse

Tristesse aussi pour cette peinture surréaliste d’Yves Tanguy

Tristesse ou peur pour cette peinture de Soulages ?

Cette huile du peintre abstrait chinois Zao Wou Ki peut paraître inquiétante et évoquer la peur …

Une activité sympa à faire avec des enfants dans un musée : on peut leur demander de se promener dans les salles  et de choisir l’oeuvre la plus joyeuse, puis la plus effrayante, la plue triste, la plus « zen », la plus en colère … cela permet d’être actif pendant la visite, avec un but précis et de regarder les oeuvres d’un oeil aiguisé !

Mais on peut aussi aborder les émotions par le biais des musiques ! J’ai choisi ici des musiques plutôt classiques, mais pourquoi pas le faire avec des chansons par exemple ! Tout est possible. on peut proposer à l’enfant de bouger, danser comme il veut sur la musique avant de discuter pour savoir ce que l’on a ressenti et l’émotion qui se dégage.

Pour la joie : classic rag d’Eubie Blake, un ragtime.

joie toujours : Mendelssohn que l’on peut écouter à 0:58

Et joie enfin avec ce concerto de trompette de Haydn.

Ce prélude de Bach peut évoquer la sérénité …

sérénité aussi pour ce concerto flûte et harpe de Mozart à 11:10

Pour la tristesse, à 0:25, le thème de la liste de Schindler de Williams.

Pour la colère , le dies irae du requiem de Mozart

Le sacre du printemps de Stravinsky a une musique inquiétante qui peut évoquer la peur à 29:00

La montée en puissance de Peer Gynt de Grieg est aussi angoissante ! à 1:53

On peut faire écouter aux enfants plusieurs fois ces musiques, et mettre ensemble au point des gestes. Quand on entend une musique joyeuse, on sautille, quand la musique est triste, on avance doucement, tête baissée. Pour la colère, on met les mains sur les hanches et on avance de façon décidée et énergique  en fronçant les sourcils ! Et pour la peur on avance dans une direction, puis dans l’autre comme si on cherchait une sortie … on peut aussi mettre ses poings serrés sous son menton avec un air inquiet !

On peut aussi inventer une histoire avec des moments joyeux, des moments inquiétants, etc, et même en faire un petit spectacle muet sur fond de musiques évocatrices. Par exemple, un petit chaperon rouge qui cueille des fleurs sur une musique joyeuse … puis le loup qui arrive sur une musique effrayante, etc …

Mais on peut aussi regarder des extraits de films !

Pour la joie, « singing in the rain » (aller à 2:10 ) avec un Gene Kelly, le sourire jusqu’aux oreilles qui rayonne !

Pour la tristesse, pourquoi pas la scène déchirante où le kid et Charlot sont séparés … à regarder à partir de 3:15

Le visage terrifié du personnage qui voit le vampire Nosferatu pour la peur … à 0:54

LA colère de Gabin dans la traversée de Paris ! (On peut arrêter à 0:20 si on veut éviter le « salauds d’pauvres » de Gabin !)

Et les colères délirantes de De Funès !

Bon, pour le cinéma, j’ai séché sur la sérénité ! Si vous avez des idées, je prends !

On peut même inviter les personnages de BD, si expressifs !

colère

tristesse

sérénité

peur

joie !

Cela pourra inciter des séances de dessins de visages exprimant les émotions, ou encore découper des personnages de BD exprimant des émotions et les coller en faisant des petites saynètes rigolotes ( ou angoissantes ! ) et recréer une BD.

Mais encore bien des activités sont possibles ! On avait travaillé sur ce thème avec mes petits élèves il y a longtemps et nous avions fait des panneaux ! Nous nous étions d’abord amusés à mimer les émotions puis je les avais pris en photo.

Pour la colère, les enfants étaient dos à dos, sourcils froncés, bras croisés ou mains sur les hanches ! Et le fond avait été fait de papiers déchirés ou froissés.

Pour le panneau de la peur, au centre les enfants mimant la peur regroupés mais entourés des monstres qu’ils avaient dessinés !

Des enfants joyeux sur un fond coloré

Et des enfants tristes avec un fond fait de coulures de peintures …

Si vous avez des idées d’activités sur les émotions ou d’oeuvres de tout genres, n’hésitez pas à enrichir l’article par vos commentaires !

Pour découvrir d’autres activités sur la découverte de l’art , cliquez ici ! 

Vous trouverez d’autres idées d’activités inspirées par les pédagogies alternatives dans mes livres écrits avec Madeleine Deny : le grand guide des pédagogies alternatives , lire et écrire apprendre avec les pédagogies alternatives, compter et calculer apprendre avec les pédagogies alternatives et  mes tout premiers apprentissages avec les pédagogies alternatives !

Fifi Brindacier, joie, rebellion et apprentissages informels !

Etant donné que nous avions décidé de passer quelques jours en Suède ce mois de juillet, il était inconcevable de passer à côté de Fifi Brindacier ! J’avais un souvenir un peu vague de la série télé que j’avais finalement assez peu vue, alors j’ai acheté le roman d’origine écrit par Astrid Lindgren pour qu’on le lise ensemble. Et effectivement, on a vu souvent des livres sur la petite héroïne lorsque nous étions en Suède ! Là bas, elle s’appelle Pippi Längstrump ( on comprend pourquoi le traducteur a préféré le prénom de Fifi ^^). En deux mots, Fifi est une fillette orpheline espiègle et libre qui vit seule dans sa maison de manière complètement anticonformiste, avec son singe et son cheval.

La première choses qui frappe à la lecture de ses aventures, c’est la joie de vivre de cette petite fille !

« Ah ! La vie est tout de même formidable ! s’écria Fifi en étirant les jambes. » 

La moindre petite chose la met en joie, la vie est toujours belle pour Fifi ! Elle sait s’enthousiasmer et voir la beauté partout autour d’elle !

Elle est aussi curieuse et ouverte sur le monde, son activité favorite étant d’ailleurs d’être une chercheuse de choses, comme elle dit :

« Le monde est rempli de choses qui n’attendent que d’être trouvées.

– Oh mais quel genre de choses ? insista Annika.

– Oh ! Toutes sortes de choses ! Des pépites d’or, des plumes d’autruche, des rats crevés, des pétards, des vis minuscules, des clous … »

Fifi poussa un cri strident.

-Quel coup de pot ! s’écria-t-elle en soupesant une vieille boîte en fer blanc toute rouillée. Quelle merveille ! On n’a jamais assez de vieilles boîtes » 

Et cette boîte deviendra peut être nous dit Fifi une boîte à gâteaux, un chapeau ou tout autre chose ! Et peu après :

« C’est vraiment mon jour de chance aujourd’hui ! Cette petite bobine est mignonne à croquer ! Parfaite pour souffler des bulles de savon ou pour faire un collier »

En lisant les histoires de cette petite Fifi, j’ai été surprise de retrouver bien des idées des différentes pédagogies alternatives !

Cette boîte, cette bobine qui vont servir dans des bricolages, des jeux, des créations, cela fait bien sûr penser à la pédagogie Reggio ! Utiliser des objets de récup ou de la nature pour des installations, des expériences, des inventions … Ca ressemble quand même pas mal aux loose parts ça !

« (…) un énorme secrétaire muni d’une foule de petits tiroirs. Fifi les ouvrit et montra à Tommy et Annika tous les trésors qu’elle y cachait. Il y avait d’extraordinaires œufs d’oiseaux, des coquillages et des pierres étranges, de magnifiques petites boîtes, des miroirs en argent, des colliers de perles (…) »

Ah ben voilà, on y est à nos loose parts !!!

Et puis bien sûr, l’importance de la nature et de vivre à l’extérieur, et aussi de laisser aux enfants la possibilité de prendre des risques, de bouger, de grimper … de ne pas les laisser dans un cocon, comme c’est le cas pour ses deux petits amis et voisins, Annika et Tommy.  …

« Il y avait également pas mal d’arbres fruitiers et, ô merveille, quelques chênes et ormes centenaires, parfaits pour ceux qui adorent grimper aux arbres. Par contre, le jardin de Tommy et Annika ne regorgeait pas d’arbres de ce genre. Leur maman avait trop peur qu’ils ne tombent et se blessent. C’est pour cela qu’ils n’avaient guère l’habitude de grimper aux arbres. »

Fifi a également une imagination débordante, et adore inventer toutes sortes d’histoires abracadabrantes, tout en ayant parfaitement conscience de l’irréalité de ce qu’elle dit !

« -Est-ce qu’il a des oreilles extraordinairement longues qui lui tombent sur les épaules ?(…) Non … un homme avec des oreilles aussi grandes, ça n’existe pas. Ca serait complètement absurde. Tu imagines un peu ? On ne peut pas avoir des oreilles aussi grandes, du moins … pas dans ce pays, ajouta Fifi, après un moment de réflexion. En Chine, c’est une autre affaire. A ShangaÏ, j’ai vu un chinois avec des oreilles si grandes qu’il pouvait s’en servir comme imperméable. Quand il pleuvait, il se cachait sous ses oreilles, bien au chaud et à l’abri… »

Cela me fait penser aux histoires farfelues écrites par Gianni Rodari, qui intervenait auprès des enfants des écoles Reggio avec sa « grammaire de l’imagination« .Partir d’une situation de départ complètement dingue et imaginer l’histoire qui peut en découler … Exactement comme fait Fifi ici ! On peut penser aussi aux enfants des écoles Freinet qui écrivent des textes libres, quand ils en ont envie, qui peuvent être un récit d’un événement qui leur est arrivé ou au contraire une histoire complètement inventée !

Et puis, un texte qui fera plaisir aux personnes pratiquant l’IEF :

« – Mais tu te rends bien compte qu’il faut que tu ailles à l’école.

– Et pourquoi devrais-je aller à l’école ?

– Pour apprendre des choses, voyons.

– Quel genre de choses ?

– Plein de choses utiles, les tables de multipliccation par exemple.

– Je me suis bien débrouillée sans tables de multiplication pendant des années. Et j’ai bien l’intention de continuer comme ça.

-Allons ! Pense un peu combien c’est triste de ne rien savoir. Imagine quand tu seras grande et quand quelqu’un te demandera par exemple comment s’appelle la capitale du Portugal. Tu ne connaîtras pas la réponse.

– Mais je la connais. Si on me pose la question, je répondrai : « Si vous tenez tellement à savoir comment s’appelle la capitale du Portugal, vous n’avez qu’à écrire directement au Portugal !

– D’accord. Mais ne trouves-tu pas que ce serait mieux si tu le savais toi-même ?

C’est bien possible. Il se peut tout à fait que je passe des nuits blanches à me demander : « Nom d’une pipe, comment s’appelle donc la capitale du Portugal ? » Mais dans ce cas, on ne s’amuse plus tout le temps, répondit Fifi en marchant sur les mains. Et puis, je suis déjà allée à Lisbonne avec mon papa, reprit-elle la tête en bas – car elle savait aussi parler dans cette position. »

Et oui, bien sûr on peut apprendre mille choses en dehors de l’école ! (je précise, mes enfants vont l’école 😉 ) Fifi nous dit que l’on peut apprendre par les événements de la vie, les rencontres, les voyages, les diverses expériences ! On peut savoir que Lisbonne est la capitale du Portugal si l’on y est allé, si l’on a discuté avec un voisin d’origine portugaise, si on aime observer une carte (comme mon Noé !), si dans un livre ou un film un personnage va à Lisbonne … Et puis, si on ne sait pas la réponse, Fifi nous dit qu’on a d’autres moyens pour le savoir : on peut chercher, écrire à quelqu’un qui pourrait nous renseigner …

Elle nous dit qu’on apprend bien ce qui nous est utile, ce qui nous intéresse, ce qui nous amuse …

Elle nous dit aussi qu’on peut apprendre les pieds en l’air et pas forcément sous un bureau !

Et puis elle remet en cause la convention scolaire selon laquelle l’enseignant pose une question et l’élève y répond. C’est encore plus net dans les extraits suivants :

« Que dirais-tu d’un peu de calcul ? Une addition, par exemple. Combien font 7 et 5 ?

Fifi observa la maîtresse, l’air surprise et fâchée.

-Si tu ne le sais pas toi-même, ne compte pas sur moi pour trouver la solution à ta place ! -(…) Je te dirais que 7 et 5 font douze.

-Tu vois bien ! Tu le savais ! Alors, pourquoi me le demander ? »

« – Tommy, si Lisa a 7 pommes et si Axel en a 9, combien en ont-ils tous les deux ?

-Oui, vas-y Tommy, intervint Fifi. Et réponds-moi à ça par la même occasion : si Lisa a mal au ventre et si Axel a encore plus mal au ventre, à qui la faute et où ont-ils fauché les pommes ?

La maîtresse fit comme si elle n’avait pas entendu et se tourna vers Annika :

Gustav est allé en excursion avec ses camarades de classe. Il avait un franc en partant, il lui reste 15 centimes à son retour. Combien a-t-il dépensé ?

-Oui cria Fifi, et j’aimerais bien savoir comment il a gaspillé l’argent, s’il a acheté de la limonade et s’il s’est bien lavé derrière les oreilles avant de partir. »

Fifi est outrée que la maîtresse lui pose des questions dont elle connaît la réponse ! Elle trouve cela complètement absurde ! Et effectivement dans les pédagogies Freinet ou Decroly par exemple, ce sont les élèves eux-mêmes qui se posent des questions, mais de vraies questions en lien avec la vie quotidienne et leurs projets : combien a-t-on besoin d’argent pour acheter le bois nécessaire pour la clôture du jardin ? Ou alors, les enfants jouent à faire des « créations mathématiques » et posent par exemple de petites devinettes à leurs camarades.

A ces questions qui ont peu de sens, Fifi oppose de vraies questions concrètes !

Mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, nulle insolence chez Fifi !

Voici d’ailleurs sa réaction quand on lui reproche son comportement :

« Je me suis mal tenue, moi ? demanda Fifi étonnée. Mais, mais je n’en savais rien ! dit-elle très triste. Et Fifi avait vraiment l’air d’être la petite fille la plus triste du monde. »

Pas une enfant insolente, mais critique! A lire cet excellent article dans apprendre à éduquer : « Sommes-nous prêts à élever des rebelles? »

Alors, à quoi ressemble la journée d’une petite fille libre ? A ça !

« La journée avait été remplie de choses agréables. Fifi s’était levée de bonne heure et avait servi à M. Nilsson du jus d’orange et des croissants au lit. (…) Puis elle avait donné à manger au cheval et l’avait brossé en lui racontant quelques-unes de ses aventures en mer. Puis elle s’étais rendue au salon et avait effectué une grande peinture sur le mur. La peinture représentait une grosse dame vêtue d’une robe rouge et d’un chapeau noir. Celle-ci tenait dans une main une fleur jaune, dans l’autre un rat mort. Fifi trouvait que cette peinture décorait fort bien la pièce. Ensuite elle s’était installée à son secrétaire et avait examiné les œufs d’oiseaux et les coquillages ; elle s’était souvenue des endroits merveilleux où elle et son papa les avaient ramassés (…). Puis elle avait essayé d’apprendre la polka à M. Nilsson mais il n’avait pas voulu. Elle avait pensé un instant d’essayer avec son cheval mais, au lieu de cela, elle s’était enfermée dans son secrétaire. Elle jouait à la sardine dans une boîte de sardines. »

Participer à la vie quotidienne, s’occuper des animaux, peindre librement, observer la nature, rêver, danser, partager ses connaissances avec d’autres (ou essayer !), jeux libres d’imagination … S’exprimer avec les 100 langages de l’enfant comme à Reggio !  Un beau programme, non ? Qui peut se faire en IEF, en écoles « alternatives » mais aussi après l’école, le week end ou pendant les vacances !

Bref, allez découvrir cette attachante petite fille dans un livre très drôle !!! Le texte est facile à lire, à partir de 7 ans environ ( ou moins ou plus !)

Vous trouverez d’autres idées d’activités inspirées par les pédagogies alternatives dans mes livres écrits avec Madeleine Deny : le grand guide des pédagogies alternatives , lire et écrire apprendre avec les pédagogies alternatives, compter et calculer apprendre avec les pédagogies alternatives et  mes tout premiers apprentissages avec les pédagogies alternatives !

Deux beaux livres d’Anna Llenas : « la couleur des émotions » et « le vide »

J’entendais beaucoup parler du livre « la Couleur des émotions » d’Anna Llemas aux éditions Quatre Fleuves et du fait qu’il était souvent épuisé. Alors quand je l’ai vu chez mon libraire préféré, je n’ai pas hésité à le prendre !

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Et j’avais aussi vu sur Facebook (merci Aurélie ! Vous pouvez aller voir sa page Facebook Alternat’Vie pour plein d’autres idées ) l’idée de fabriquer des petits monstres à l’image des personnages du livre. Etant nulle en couture, j’ai proposé à la mamie des enfants de les fabriquer pour Noël ! Et voilà donc de jolies marionnettes en feutrine avec le sac pour les ranger ! OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Marionnettes tout de suite adoptées ! Et de quoi parle ce livre ? D’un petit monstre tout embrouillé, tout barbouillé, pas bien parce que ses émotions sont toutes mélangées. Sa copine la petite fille va l’aider à mettre de l’ordre en lui expliquant les différentes émotions, le tout en pop up vraiment réussi !

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… la tristesse … OLYMPUS DIGITAL CAMERA

… la joie …OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Dites- moi s’il ne fait pas bien la joie, mon petit Firmin !!! OLYMPUS DIGITAL CAMERA

… la sérénité …  et la marionnette aime bien se reposer sur le hamac elle aussi ! OLYMPUS DIGITAL CAMERA

… la peur …OLYMPUS DIGITAL CAMERA

.. et la colère !!!  Et d’entendre Firmin se raconter ses petites histoires avec le livre et les marionnettes, c’était trop drôle ! Leur papa m’a fait remarquer qu’il manquer deux émotions primaires importantes, le dégoût et la surprise (et que la sérénité n’en fait pas partie) mais bon ! OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Et puis un  jour j’ai trouvé un livre pour Noé mais sans me rendre compte qu’il était du même auteur ! C’est vraiment un coup de coeur, tant pour la forme que pour le fond ! Il s’agit de : « le vide ». OLYMPUS DIGITAL CAMERA

C’est l’histoire d’une petite fille qui ressent un jour un grand vide en elle, un vide qu’elle essaie de combler de différentes manières, un trou qu’elle essaie de boucher avec différentes sortes de bouchon, mais sans succès.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Et puis un jour elle entend une petite voix qui lui dit d’arrêter de chercher partout mais de chercher à l’intérieur de soi. Et elle découvre en elle des mondes merveilleux !OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Et puis elle peut alors se rapprocher des autres, se rendant compte que tout le monde a un petit trou vers un monde magique différent d’où chacun ramène des trésors ! OLYMPUS DIGITAL CAMERA

(Edit : Je vous présente un autre livre du même auteur : Je t’aime (presque toujours) )

(Ages au moment de l’activité : Firmin, 3 ans, Noé, 6 ans)

Pour découvrir les autres livres dont je vous ai déjà parlé, cliquez ici !

Vous trouverez d’autres idées d’activités inspirées par les pédagogies alternatives dans mes livres écrits avec Madeleine Deny : le grand guide des pédagogies alternatives , lire et écrire apprendre avec les pédagogies alternatives, compter et calculer apprendre avec les pédagogies alternatives et  mes tout premiers apprentissages avec les pédagogies alternatives !