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Bon anniversaire Youpi !!!

Youpi est arrivé ! Noé se précipite, s’installe sur le canapé et c’est parti pour le lire d’une traite ! Cela faisait longtemps que je voulais vous parler de Youpi, étant donné que c’est une des activités préférées de Noé : lire son Youpi. Et puis, j’ai vu que Youpi avait 30 ans, alors je me suis dit que c’était le moment ou jamais !

Je tiens à préciser que je ne suis pas sponsorisée, Noé est abonné à Youpi depuis environ 3 ans ! ( J’avais déjà fait un article il y a un certain temps pour vous parler de notre attachement aux magazines Bayard ! )On changera de magazine pour Noé dans quelques temps car cela va devenir un peu facile mais pour le moment il les dévore toujours ! Youpi est conseillé pour les enfants entre 5 et 8 ans.

Et en général, au bout de quelques temps, je le retrouve comme ça … entouré de Youpi …

Alors, pourquoi ce magazine plait-il tant à Noé ? Noé est curieux et adore apprendre de nouvelles choses, et avec Youpi il est servi ! Et on aime que les sujets soient variés ! On ne parle pas seulement des animaux mais de plein d’autres sujets sur l’Histoire, le monde, des personnages célèbres, l’espace, l’écologie, un métier …  Il y a de quoi faire ! Et Noé, plus d’une fois , nous a surpris en glissant dans la conversation des choses que nous ne savions pas qu’il connaissait ! « Comment tu sais ça, toi ?  » « Ben, je l’ai lu dans Youpi ! ». J’ai entendu cette phrase bien souvent ! L’autre jour, il nous expliquait que si notre nouvelle petite chatte se frottait contre les murs, c’était pour marquer son territoire, par exemple ! Youpi est super car les phrases et paragraphes sont courts, largement illustrés, parfait pour de jeunes lecteurs !

Allez, pour plus de clarté, je vous dévoile l’intérieur des Youpi. Pour cela j’ai choisi le dernier Youpi  « Maman, c’était comment quand tu avais mon âge » ainsi que quatre autres sortis dans l’année sur le ciel, Robinson Crusoe, la Tour Eiffel et l’invention de la roue.

C’est parti ! On commence par la rubrique « Raconte moi le monde » qui constitue le dossier principal du magazine. Dans la mesure du possible, ce thème est décliné dans toutes les parties du Youpi mais parfois, comme dans le dernier numéro notamment, il est plus difficile de raccrocher toutes les pages au thème principal.

Donc, après une page d’accroche, le récit se déroule sur 7 pages consécutives, ce qui permet de bien développer et d’apprendre plein de choses !

Et cela se termine par une page « le sais-tu ».

De même pour les quatre autres Youpi.

Selon le sujet, la forme peut être parfois un peu différente. Ainsi, pour Robinson, il a été rajouté de nombreux bricolages à faire par l’enfant.Et le numéro sur le ciel se présente moins sous la forme de récit mais plus de documentaire.

Puis dans chaque numéro on retrouve un documentaire sur un animal. La page de présentation :

Puis trois pages de documentaire très illustré et une page de « le sais-tu ?  » à nouveau qui donne des petites infos courtes et surprenantes.

Dans le numéro sur Robinson, pas de page animaux car de nombreux bricolages.

Ensuite, « partons à la découverte ». Une image en très très gros plan, et cette question : qu’est-ce que c’est ? Il peut être intéressant de regarder cette page avec votre enfant et de discuter un peu avec lui sur ses hypothèses, les indices qu’il voit … avant de tourner la page !

…pour découvrir l’objet et lire plein d’infos !

(Sur la page de gauche, des petites devinettes amusantes que l’on retrouve deux fois dans le numéro)

Il s’agit toujours d’un élément naturel : plante, animal, minéral , météorologique …

Et la double page suivante donne encore plus de renseignements.

Une page très appréciée par Noé : le Youpidoc.

Il s’agit d’un dépliant qui permet de découvrir plus en détail un bâtiment, un objet, un animal …

On peut comprendre comment ça marche, voir l’intérieur ou apprendre des choses supplémentaires.

L’expérience ! A partir d’une observation ou de questions que se posent les enfants, Youpi va proposer des expériences pour que l’enfant essaye de répondre lui-même à la question.

Les expériences sont détaillées sur 4 pages.

des expériences faciles à faire, avec du matériel que l’on a souvent chez soi.

Une petite BD de 2 pages : planète actu où Thelma et Tom interrogent leur grand-père qui est toujours ravi de leur répondre !

Les sujets abordés sont en général en lien avec l’écologie, le recyclage, la pollution, la protection de la nature … Une bonne base pour une petite discussion en famille !

Une petite page dessin en lien avec le thème ou l’une des rubriques.

Une page « as-tu bien tout lu » que Noé aime beaucoup et qui permet parfois de retourner voir dans le Youpi quelque chose que l’on n’avait pas compris !

Et la BD finale (enfin presque), les Riquiquis, où l’on retrouve les mêmes personnages qui vont vivre sur 6 pages une aventure en lien avec le thème.

Et sur la dernière page, une petite histoire sans parole de Bambou, Kika et leur crayon magique !

Voilà un aperçu des thèmes proposés. Vous voyez que c’est varié !!!

Voilà ! Youpi, fortement conseillé par mon Noé !!!

Bon anniversaire Youpi !

(Age au moment de l’activité : Noé, 7 ans et 9 mois) 

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Mots en couleur et chasse aux mots !

Et oui, c’est la rentrée, les devoirs d’école reprennent et Noé a sa liste de mots hebdomadaire à savoir écrire ! Alors, nous ressortons la botte secrète qui avait bien fonctionné l’année dernière et reprenons nos feutres !Ils ont en amont déjà bien travaillé sur ces mots à l’école mais nous y mettons notre touche colorée !

Première étape, Noé me dicte les mots en verbalisant les difficultés de chacun et en y associant la couleur que l’on a définie ensemble peu à peu l’année dernière. Ainsi il va me dire pour écrire des coquillages : des il y a un s vert parce que c’est le pluriel, co, c’est facile à écrire donc en noir, le qu, on le met en jaune, les deux l sur « ill » en rose parce que ce sont des lettres doubles, le g en orange parce que ce n’est pas j, le e muet en bleu et on retrouve le s du pluriel toujours en vert. Donc, déjà, le fait que l’enfant décortique lui-même le mot et ce qui lui parait difficile, qu’il le fait verbalement, ça lui permet d’analyser le mot et de faire marcher sa mémoire auditive. Puis les couleurs, toujours le même code, vont bien sûr aller titiller sa mémoire visuelle. On affiche la liste à un endroit devant lequel il passe souvent (chez nous en bas de l’escalier !) et il y jette un oeil de temps en temps pendant la semaine, je lui suggère s’il n’y pense pas.

Parfois, c’est lui même qui fait ce travail et qui écrit mais je reste là de toute façon pour qu’il verbalise bien à haute voix ce qu’il fait. Je pense que c’est difficile de savoir exactement si notre enfant est plus visuel, auditif ou kinesthésique (apprendre par le mouvement) comme nous l’explique Antoine de la Garanderie alors il vaut mieux mettre toutes les chances de son côté en utilisant à la fois ces différentes possibilités !

Puis je lui dicte les mots une première fois, il dit à haute voix les remarques que nous nous sommes faites précédemment et s’il fait une erreur, je lui indique immédiatement (pas à la fin de la dictée) , on corrige tout de suite pour ne pas se mettre une mauvaise orthographe dans la tête … Et on prendra ensuite cinq minutes de temps en temps dans la semaine pour réécrire les mots car notre mémoire fonctionne beaucoup par la répétition, et si on la remobilise pour la même chose, cela s’ancre plus durablement (en principe !) . Nous profitons également des trajets en voiture (oui, à la campagne, pour aller aux activités, c’est tout de suite un peu loin !) pour essayer de se remémorer la liste de mots et Noé essaie de les épeler (mémoire auditive encore).  L’enfant peut aussi s’amuser à inventer une histoire rigolote avec ces mots (tous ou quelques uns) en étant bien sûr tout particulièrement attentifs à leur orthographe.

Je voulais en profiter pour vous parler de la chasse aux mots dans la pédagogie Freinet ! En effet, pour Noé, ce sont des listes de mots fixées à l’avance qu’il a à apprendre mais Freinet fonctionnait un peu différemment. Au fil des projets, des exposés des enfants, des intérêts du moment, certains thèmes  émergeaient. Ainsi, si plusieurs enfants ont parlé de leurs animaux, si l’un a fait un exposé sur son chat, le maître peut proposer de réaliser une chasse aux mots sur les animaux par exemple: tous les enfants vont reprendre des textes écrits ou lus en classe, ils vont farfouiller dans les livres de la bibliothèque, dans une lettre d’un correspondant … et vont essayer de trouver le plus de noms d’animaux possible. Une véritable chasse au trésor très ludique et enthousiasmante ! Pourront ensuite s’en suivre plusieurs possibilités de travaux ou d’analyses : on pourra classer les mots de façon scientifique (les oiseaux, les mammifères, les insectes …) et travailler sur ce domaine, ou faire des listes des animaux que l’on préfère, ou les classer selon leur lieu de vie … Mais on pourra aussi réfléchir sur leur orthographe et les classer selon certaines caractéristiques (oh abeille, papillon, grenouille, il y a deux  l, on entend « ill » mais dans sauterelle il y a deux l aussi, on n’entend pas le même son, pourquoi …) et de ces discussions et observations pourront naître des « règles » crées ensemble qui trouveront place dans le classeur avec d’autres règles observées précédemment. Ces règles pourront être complétées ultérieurement à l’issue d’autres observations.

Mais ces chasses aux mots ne sont pas uniquement thématiques. Si on garde l’idée du « deux l », les enfants pourront partir à la chasse aux mots qui ont deux l pour avoir de longues listes ce qui permettra de mieux en tirer des lois générales. Cela pourra aussi être une chasse aux mots de la même famille qu’un mot générique. Si on travaille la terre (argile par exemple), on pourra à un moment donné partir à la chasse aux mots de la même famille que terre : enterrer, terrestre, terreux, souterrain … Terrible aussi ? Un petit coup d’oeil du coup côté de l’étymologie ! Est ce qu’on retrouve l’idée de la terre ? Cela peut aussi être une chasse aux synonymes si les enfants, en analysant le texte d’un camarade pendant le « toilettage de textes » comme on fait chez Freinet, ont remarqué que le mot « dit » revenait tout le temps. Et les enfants souligneront peut-être que c’est aussi une difficulté pour eux ! Alors chasse aux mots dans les texte : s’exclame, déclare, répond, chuchote … Et là aussi tout un travail de tri, de classement selon le sens de ces mots peut être effectué.

Chez Freinet, on aime lier coopération, recherche, centres d’intérêt, plaisir, créativité , bref , des enfants actifs et vivants !

(Age au moment de l’activité : Noé, 7 ans et demi)

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Et pour découvrir d’autres activités en lien avec les pédagogies alternatives autour de la lecture, écriture, vocabulaire, orthographe ou grammaire, vous pouvez vous procurer « Lire et écrire, apprendre avec les pédagogies alternatives » !  Et bien sûr le grand guide pour mieux connaître les pédagogies alternatives.

 

Expérience radiophonique !

Hier, grande première pour moi ! Je me suis rendue avec Madeleine Deny à RFI, Radio France Internationale,  pour participer à l’émission 7 milliards de voisins, présentée par Emmanuelle Bastide. Le sujet de l’émission était la lecture et l’écriture puisqu’aujourd’hui est célébrée la journée internationale de l’alphabétisation.

Nous avons attendu quelques instants derrière la porte du studio, juste le temps de stresser un peu !

Et puis c’était parti pour une émission de 50 minutes, pour répondre aux questions de la journaliste et des auditeurs. On essaie de parler pédagogies alternatives, d’aborder Freinet, Steiner, Montessori … de donner des exemples concrets d’activités, d’insister sur la manipulation, l’approche sensorielle, l’enfant actif, le plaisir, l’importance de donner du sens à la lecture, la nécessité d’éviter toute pression dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, d’observer son enfant et de suivre ses intérêts …

On a sûrement oublié des choses importantes mais on a fait au mieux !

Voici un extrait de l’émission où je parle du jeu des messages que l’on retrouve chez Maria Montessori. J’en avais déjà parlé dans le blog dans l’article « messages secrets »

Voilà ! Vous pouvez découvrir l’intégralité de l’émission en cliquant sur ce lien ! 

Et bien sûr, vous pouvez vous procurer « lire et écrire, apprendre avec les pédagogies alternatives »  ainsi que « le grand guide des pédagogies alternatives » dans toutes les bonnes librairies !

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Des livres pour découvrir les Vikings

Pour préparer notre voyage de cet été au Danemark et en Suède, j’avais fouillé dans notre bibliothèque et acheté quelques autres livres sur les Vikings. C’est intéressant à la fois en amont, pour commencer à se faire une idée de la question et apprécier les visites (parce que voir des cailloux d’un cimetière viking, si on n’a jamais entendu parler des Vikings, c’est nettement moins palpitant !) mais aussi au retour, car tout ce qu’on lit fait écho à ce qu’on a découvert là bas dans les musées, les parcs, les sites archéologiques …

On commence par la collection de la grande imagerie Fleurus (bon, j’en boycotte la collection petit garçon et petite fille, mais cette collection est intéressante et pas chère !)

Un thème par double page, de belles et grandes illustrations, un texte principal et des paragraphes courts plus ciblés, Noé apprécie beaucoup cette collection. £il aime feuilleter ces livres et lire tel ou tel paragraphe, au gré de ses intérêts !

Voici les grands thèmes abordés dans l’ouvrage :

Les incontournables Kididoc ! J’ai trouvé celui-ci d’occasion, je crois que c’est l’ancienne édition.

Ces livres sont toujours très agréables à lire pour les enfants et très ludiques avec ces petits carnets, dépliants, tirette pour faire voguer le drakkar, …

Là aussi des thèmes variés abordés : la vie quotidienne, ceux qui partent ceux qui restent, la vie du guerrier, de la famille, de la femme, la mort, les dieux, les bateaux, les voyages, les pays où sont allés les Vikings, les attaques vikings, ce que retrouvent les archéologues, que sont devenus les vikings …

Facile à lire, agréable à consulter, et plein de choses à apprendre en s’amusant !

LA collection « Gallimard jeunesse » « sur les traces des … » a une construction différente.

Il est composé de différents chapitres indépendants. Dans chacun d’entre eux, on suit un ou plusieurs personnages dans une aventure ou dans sa vie quotidienne. C’est écrit sous la forme d’un récit, c’est donc extrêmement vivant tout en relatant des faits précis. Mais chaque histoire n’a aucun point commun, on ne retrouve pas de personnages récurrents. On va ainsi vivre une attaque viking ; un jeune apprenti forgeron et sa famille;la construction d’un bateau ; la découverte du Groenland par Eirikr le Rouge; la grande assemblée annuelle des Vikings en Islande; le commerce vers l’Est; les grands marchés, la mort de la riche Audr et les rites funéraires; le siège de Paris; la conquête de la Normandie.

Les histoires sont passionnantes, le texte un peu complexe et les mots « techniques » expliqués sur le côté.

A la fin de chaque chapitre, une double page documentaire sur le thème abordé dans l’histoire.

Erik, l’enfant viking de chez « Piccolia » peut prêter à confusion. Il ne s’agit pas d’une histoire mais bien d’un documentaire.

On retrouve le personnage d’Erik illustré à chaque double page en action selon le thème, mais on parle assez peu de lui dans le livre.

Comme dans le Fleurus, un thème est abordé dans chaque double page avec un texte principal et de courts paragraphes. avec de belles illustrations.

Voici les thèmes abordés :

Une série que j’aime beaucoup à l’école des loisirs :

Nous suivons, dans un album illustré, les aventures de la jeune Agnis partie en voyage avec son père pour faire du commerce. Mais de retour chez eux, plus personne au village. Tous sont partis à la suite d’Erik le Rouge pour aller au Groenland qu’il venait de découvrir. La petite fille et son père vont alors entreprendre un long voyage, dans la tempête, pour les retrouver. Mais le mauvais temps va les éloigner de leur trajectoire et ils vont arriver sur des terres inconnues occupées par un peuple inconnu : ceux que l’on nommera des siècles plus tard les « indiens ». L’histoire est passionnante  et vue au travers des yeux d’enfant, ce qui est toujours plus facile à lire et « accrocheur » pour les jeunes lecteurs.

A la fin du livre, là encore, six pages documentaires très intéressantes correspondant à l’histoire et montrant que les personnages ont bien existé.

Une cabane magique ! Rémi, mon aîné, les avait dévoré quand il avait 6 ans et nous en avons une belle collection ! J’ai donc bien sûr ressorti celui sur les Vikings ! Le principe si vous ne connaissez pas : deux enfants qui sont envoyés en mission dans le passé par la fée Morgane.Ils vont ici se retrouver en Irlande et vivre l’attaque d’un monastère par les Vikings.

L’histoire est pleine de suspense, facile à lire et plaît généralement beaucoup aux enfants !

Je vous ai déjà parlé récemment de la collection « tu es le héros » de chez Nathan .

L’enfant est ici dans la peau d’un Viking et décide à la fin de chaque page quelle action il va réaliser. Il est Björn, il habite au Danemark en 855, c’est le fils du chef et il accompagne son père dans ses expéditions.

En bas des pages, l’enfant retrouve des petits quizz ou des infos sur l’Histoire des Vikings.

Youpi, la revue tant aimée de Noé qu’il dévore et dévore encore ! Mais je ferai bientôt un article dessus ! Celui-ci portait sur les Vikings et expliquant de façon très simple pour une jeune lecteur l’Histoire des Vikings.

Ce gros livre de chez Usborne a été à ma grande surprise dévoré par Noé puis par Lison. N’y connaissant vraiment rien en mythologie nordique (à part les noms de Thor et d’Ondin, ça s’arrêtait là …) je l’ai trouvé vraiment intéressant pour découvrir les mythes fondateurs de ces régions du Nord.

Quelques illustrations (toutes les quatre pages environ), les mythes sont racontés sous forme d’histoires faciles à lire et de façon très vivante.

Voici les légendes abordées :

On trouve au début du livre plusieurs pages pour présenter sommairement les personnages clés.

On trouve également une double page très pratique pour s’y retrouver dans les royaumes de cette mythologie !

Voilà de quoi avoir envie de se raconter des histoires de Vikings !

(Ages au moment des lectures: Noé, 7 ans et demi, Lison, 13 ans et demi)

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Fifi Brindacier, joie, rebellion et apprentissages informels !

Etant donné que nous avions décidé de passer quelques jours en Suède ce mois de juillet, il était inconcevable de passer à côté de Fifi Brindacier ! J’avais un souvenir un peu vague de la série télé que j’avais finalement assez peu vue, alors j’ai acheté le roman d’origine écrit par Astrid Lindgren pour qu’on le lise ensemble. Et effectivement, on a vu souvent des livres sur la petite héroïne lorsque nous étions en Suède ! Là bas, elle s’appelle Pippi Längstrump ( on comprend pourquoi le traducteur a préféré le prénom de Fifi ^^). En deux mots, Fifi est une fillette orpheline espiègle et libre qui vit seule dans sa maison de manière complètement anticonformiste, avec son singe et son cheval.

La première choses qui frappe à la lecture de ses aventures, c’est la joie de vivre de cette petite fille !

« Ah ! La vie est tout de même formidable ! s’écria Fifi en étirant les jambes. » 

La moindre petite chose la met en joie, la vie est toujours belle pour Fifi ! Elle sait s’enthousiasmer et voir la beauté partout autour d’elle !

Elle est aussi curieuse et ouverte sur le monde, son activité favorite étant d’ailleurs d’être une chercheuse de choses, comme elle dit :

« Le monde est rempli de choses qui n’attendent que d’être trouvées.

– Oh mais quel genre de choses ? insista Annika.

– Oh ! Toutes sortes de choses ! Des pépites d’or, des plumes d’autruche, des rats crevés, des pétards, des vis minuscules, des clous … »

Fifi poussa un cri strident.

-Quel coup de pot ! s’écria-t-elle en soupesant une vieille boîte en fer blanc toute rouillée. Quelle merveille ! On n’a jamais assez de vieilles boîtes » 

Et cette boîte deviendra peut être nous dit Fifi une boîte à gâteaux, un chapeau ou tout autre chose ! Et peu après :

« C’est vraiment mon jour de chance aujourd’hui ! Cette petite bobine est mignonne à croquer ! Parfaite pour souffler des bulles de savon ou pour faire un collier »

En lisant les histoires de cette petite Fifi, j’ai été surprise de retrouver bien des idées des différentes pédagogies alternatives !

Cette boîte, cette bobine qui vont servir dans des bricolages, des jeux, des créations, cela fait bien sûr penser à la pédagogie Reggio ! Utiliser des objets de récup ou de la nature pour des installations, des expériences, des inventions … Ca ressemble quand même pas mal aux loose parts ça !

« (…) un énorme secrétaire muni d’une foule de petits tiroirs. Fifi les ouvrit et montra à Tommy et Annika tous les trésors qu’elle y cachait. Il y avait d’extraordinaires œufs d’oiseaux, des coquillages et des pierres étranges, de magnifiques petites boîtes, des miroirs en argent, des colliers de perles (…) »

Ah ben voilà, on y est à nos loose parts !!!

Et puis bien sûr, l’importance de la nature et de vivre à l’extérieur, et aussi de laisser aux enfants la possibilité de prendre des risques, de bouger, de grimper … de ne pas les laisser dans un cocon, comme c’est le cas pour ses deux petits amis et voisins, Annika et Tommy.  …

« Il y avait également pas mal d’arbres fruitiers et, ô merveille, quelques chênes et ormes centenaires, parfaits pour ceux qui adorent grimper aux arbres. Par contre, le jardin de Tommy et Annika ne regorgeait pas d’arbres de ce genre. Leur maman avait trop peur qu’ils ne tombent et se blessent. C’est pour cela qu’ils n’avaient guère l’habitude de grimper aux arbres. »

Fifi a également une imagination débordante, et adore inventer toutes sortes d’histoires abracadabrantes, tout en ayant parfaitement conscience de l’irréalité de ce qu’elle dit !

« -Est-ce qu’il a des oreilles extraordinairement longues qui lui tombent sur les épaules ?(…) Non … un homme avec des oreilles aussi grandes, ça n’existe pas. Ca serait complètement absurde. Tu imagines un peu ? On ne peut pas avoir des oreilles aussi grandes, du moins … pas dans ce pays, ajouta Fifi, après un moment de réflexion. En Chine, c’est une autre affaire. A ShangaÏ, j’ai vu un chinois avec des oreilles si grandes qu’il pouvait s’en servir comme imperméable. Quand il pleuvait, il se cachait sous ses oreilles, bien au chaud et à l’abri… »

Cela me fait penser aux histoires farfelues écrites par Gianni Rodari, qui intervenait auprès des enfants des écoles Reggio avec sa « grammaire de l’imagination« .Partir d’une situation de départ complètement dingue et imaginer l’histoire qui peut en découler … Exactement comme fait Fifi ici ! On peut penser aussi aux enfants des écoles Freinet qui écrivent des textes libres, quand ils en ont envie, qui peuvent être un récit d’un événement qui leur est arrivé ou au contraire une histoire complètement inventée !

Et puis, un texte qui fera plaisir aux personnes pratiquant l’IEF :

« – Mais tu te rends bien compte qu’il faut que tu ailles à l’école.

– Et pourquoi devrais-je aller à l’école ?

– Pour apprendre des choses, voyons.

– Quel genre de choses ?

– Plein de choses utiles, les tables de multipliccation par exemple.

– Je me suis bien débrouillée sans tables de multiplication pendant des années. Et j’ai bien l’intention de continuer comme ça.

-Allons ! Pense un peu combien c’est triste de ne rien savoir. Imagine quand tu seras grande et quand quelqu’un te demandera par exemple comment s’appelle la capitale du Portugal. Tu ne connaîtras pas la réponse.

– Mais je la connais. Si on me pose la question, je répondrai : « Si vous tenez tellement à savoir comment s’appelle la capitale du Portugal, vous n’avez qu’à écrire directement au Portugal !

– D’accord. Mais ne trouves-tu pas que ce serait mieux si tu le savais toi-même ?

C’est bien possible. Il se peut tout à fait que je passe des nuits blanches à me demander : « Nom d’une pipe, comment s’appelle donc la capitale du Portugal ? » Mais dans ce cas, on ne s’amuse plus tout le temps, répondit Fifi en marchant sur les mains. Et puis, je suis déjà allée à Lisbonne avec mon papa, reprit-elle la tête en bas – car elle savait aussi parler dans cette position. »

Et oui, bien sûr on peut apprendre mille choses en dehors de l’école ! (je précise, mes enfants vont l’école 😉 ) Fifi nous dit que l’on peut apprendre par les événements de la vie, les rencontres, les voyages, les diverses expériences ! On peut savoir que Lisbonne est la capitale du Portugal si l’on y est allé, si l’on a discuté avec un voisin d’origine portugaise, si on aime observer une carte (comme mon Noé !), si dans un livre ou un film un personnage va à Lisbonne … Et puis, si on ne sait pas la réponse, Fifi nous dit qu’on a d’autres moyens pour le savoir : on peut chercher, écrire à quelqu’un qui pourrait nous renseigner …

Elle nous dit qu’on apprend bien ce qui nous est utile, ce qui nous intéresse, ce qui nous amuse …

Elle nous dit aussi qu’on peut apprendre les pieds en l’air et pas forcément sous un bureau !

Et puis elle remet en cause la convention scolaire selon laquelle l’enseignant pose une question et l’élève y répond. C’est encore plus net dans les extraits suivants :

« Que dirais-tu d’un peu de calcul ? Une addition, par exemple. Combien font 7 et 5 ?

Fifi observa la maîtresse, l’air surprise et fâchée.

-Si tu ne le sais pas toi-même, ne compte pas sur moi pour trouver la solution à ta place ! -(…) Je te dirais que 7 et 5 font douze.

-Tu vois bien ! Tu le savais ! Alors, pourquoi me le demander ? »

« – Tommy, si Lisa a 7 pommes et si Axel en a 9, combien en ont-ils tous les deux ?

-Oui, vas-y Tommy, intervint Fifi. Et réponds-moi à ça par la même occasion : si Lisa a mal au ventre et si Axel a encore plus mal au ventre, à qui la faute et où ont-ils fauché les pommes ?

La maîtresse fit comme si elle n’avait pas entendu et se tourna vers Annika :

Gustav est allé en excursion avec ses camarades de classe. Il avait un franc en partant, il lui reste 15 centimes à son retour. Combien a-t-il dépensé ?

-Oui cria Fifi, et j’aimerais bien savoir comment il a gaspillé l’argent, s’il a acheté de la limonade et s’il s’est bien lavé derrière les oreilles avant de partir. »

Fifi est outrée que la maîtresse lui pose des questions dont elle connaît la réponse ! Elle trouve cela complètement absurde ! Et effectivement dans les pédagogies Freinet ou Decroly par exemple, ce sont les élèves eux-mêmes qui se posent des questions, mais de vraies questions en lien avec la vie quotidienne et leurs projets : combien a-t-on besoin d’argent pour acheter le bois nécessaire pour la clôture du jardin ? Ou alors, les enfants jouent à faire des « créations mathématiques » et posent par exemple de petites devinettes à leurs camarades.

A ces questions qui ont peu de sens, Fifi oppose de vraies questions concrètes !

Mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, nulle insolence chez Fifi !

Voici d’ailleurs sa réaction quand on lui reproche son comportement :

« Je me suis mal tenue, moi ? demanda Fifi étonnée. Mais, mais je n’en savais rien ! dit-elle très triste. Et Fifi avait vraiment l’air d’être la petite fille la plus triste du monde. »

Pas une enfant insolente, mais critique! A lire cet excellent article dans apprendre à éduquer : « Sommes-nous prêts à élever des rebelles? »

Alors, à quoi ressemble la journée d’une petite fille libre ? A ça !

« La journée avait été remplie de choses agréables. Fifi s’était levée de bonne heure et avait servi à M. Nilsson du jus d’orange et des croissants au lit. (…) Puis elle avait donné à manger au cheval et l’avait brossé en lui racontant quelques-unes de ses aventures en mer. Puis elle s’étais rendue au salon et avait effectué une grande peinture sur le mur. La peinture représentait une grosse dame vêtue d’une robe rouge et d’un chapeau noir. Celle-ci tenait dans une main une fleur jaune, dans l’autre un rat mort. Fifi trouvait que cette peinture décorait fort bien la pièce. Ensuite elle s’était installée à son secrétaire et avait examiné les œufs d’oiseaux et les coquillages ; elle s’était souvenue des endroits merveilleux où elle et son papa les avaient ramassés (…). Puis elle avait essayé d’apprendre la polka à M. Nilsson mais il n’avait pas voulu. Elle avait pensé un instant d’essayer avec son cheval mais, au lieu de cela, elle s’était enfermée dans son secrétaire. Elle jouait à la sardine dans une boîte de sardines. »

Participer à la vie quotidienne, s’occuper des animaux, peindre librement, observer la nature, rêver, danser, partager ses connaissances avec d’autres (ou essayer !), jeux libres d’imagination … S’exprimer avec les 100 langages de l’enfant comme à Reggio !  Un beau programme, non ? Qui peut se faire en IEF, en écoles « alternatives » mais aussi après l’école, le week end ou pendant les vacances !

Bref, allez découvrir cette attachante petite fille dans un livre très drôle !!! Le texte est facile à lire, à partir de 7 ans environ ( ou moins ou plus !)

Dans la peau d’un viking, d’un pirate, d’un pompier …

Je voulais vous présenter aujourd’hui une collection très sympathique que Noé aime beaucoup pour vivre des aventures de viking (on reste dans le thème !), pirate  ou de pompier mais encore dans les autres livres : cro-magnon, mousquetaire, Christophe Colomb, Ramses II, gladiateur, chevalier mais aussi dinosaure, mustang, loup ou policier ! Vaste programme. Il s’agit de « Tu es le héros » chez Nathan.

Il s’agit d’une histoire de type jeu de rôle, livre dont vous êtes le héros. A la fin de chaque page, l’enfant choisit l’action qu’il va réaliser : appeler à l’aide ou bien agir par soi-même, combattre ou s’enfuir, rester sur le bateau ou sauter sur la rive …

Au fil des pages, l’enfant rencontre des petits quizz pour trouver le sens de mots plus techniques

Ou des cadres « bon à savoir » !

Et un vrai-faux à la fin du livre que Noé s’est empressé de faire !

Ces livres sont vraiment une bonne idée pour voyager dans le temps, découvrir la vie d’animaux ou encore comprendre des métiers fascinants pour les enfants. Se mettre dans la peau du personnage permet de ressentir les choses plus profondément, avec en plus le côté ludique qui est très attractif !

Ces livres sont parfaits pour des enfants à partir de 7-8 ans : ils se lisent très bien mais le vocabulaire utilisé est précis et riche.

Je trouve qu’ils sont super lorsqu’on aborde un thème particulier (nous on est ,vous l’aurez compris, en plein dans les vikings ! Je vous ferai d’ailleurs un petit récapitulatif bibliographique !) , des livres vivants que n’aurait sans doute pas renié Charlotte Mason ! Mais bien sûr, l’enfant peut aussi les lire juste pour le plaisir de dévorer des aventures , ce qui est en soi un magnifique objectif !

De chouettes petits livres que nous aimons beaucoup ici !

(Age au moment de la lecture : Noé, 7ans et demi)

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