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Petite sirène, Reine des neiges et autre vilain petit canard

Pour préparer notre voyage au Danemark et en Suède, nous avons, comme je vous l’ai dit, lu des livres sur les vikings mais aussi découvert de nombreux contes, notamment ceux du grand écrivain danois Andersen. Contrairement aux frères Grimms ou à Charles Perrault, il ne réalise pas des réécritures et compilations de contes traditionnels et populaires mais crée des contes originaux. Il a écrit environ 160 contes mais nous en avons découvert une quinzaine. Nous avons des petits livres (de mon enfance ou achetés aux éditions Auzou, Lito ou cerf volant) où l’on retrouve séparément les contes les plus connus : la petite sirène, le vilain petit canard … Le texte est très généralement raccourci et simplifié mais l’histoire reste fidèle à l’original. Nous avons aussi deux recueils qui eux ont le texte original : Contes d’Andersen de Gründ avec de grandes et belles illustrations et le petit poche « Poucette et autres contes »

Je vous présente ceux que l’on a découverts ! Commençons bien entendu par le plus connu, la petite sirène. Si vous avez la version Disney en tête, vous vous en doutez, elle a été bien édulcorée. Notre petite sirène ne rêve que d’une chose, découvrir le monde des humains à la surface. Mais elle doit attendre d’avoir 15 ans. Quand elle a enfin l’âge d’y aller, elle tombe sous le charme d’un beau prince sur un  bateau. Mais celui-ci fait naufrage et manque de se noyer. La petite sirène le sauve, le dépose sur la berge et se cache. Quand il ouvre les yeux, c’est une autre jeune fille s’étant précipitée qu’il voit et bien sûr en tombe amoureux. La petite sirène va voir la sorcière des mers qui en échange de jambes à la place de sa queue de poisson  lui prend sa belle voix (elle sera donc muette) et chaque pas lui causera une immense douleur. Et, ultime sortilège, si l’homme qu’elle aime épouse une autre femme, la petite sirène se changera en écume. Elle retourne dans le monde des hommes, revoit le prince qui se lie d’amitié avec elle mais rêve toujours de l’autre jeune fille qu’il revoit et décide d’épouser. (j’essaye de faire court !). La sorcière et ses soeurs lui donnent un couteau pour tuer le prince afin de ne pas mourir elle-même. Mais elle ne peut se résoudre à ce crime et lance le couteau au loin.

Pour récompenser sa belle âme, les filles de l’air, créatures immortelles, la transforment en l’une d’entre elles.

Donc ça, on oublie ! Désolée, le prince n’a jamais été amoureux de la petite sirène et pas de happy end, même si elle échappe à la mort !

Une autre reprise de Disney, la reine des neiges bien sûr, mais alors là, il n’y a pratiquement aucun point commun avec le conte original, à part la présence d’une reine des neiges et le fait que cela soit situé dans un pays du froid ! Pas d’Anna, pas d’Elsa, pas de soeurs. Juste une petite fille, Gerda et son petit voisin et meilleur ami Kay. Ces deux -là s’aiment beaucoup et passent leur temps ensemble ! Mais un jour, le diable casse son miroir déformant en mille morceaux et des éclats viennent se ficher dans les yeux et le coeur de Kay. Gerda découvre avec stupeur et une grande tristesse que son ami ne voit plus la beauté du monde, et devient égoïste et froid.

Un jour, une belle dame au grand manteau blanc arrive dans son magnifique traineau et Kay se trouve entraîné, le traîneau allant de plus en plus vite. La reine des neiges le prend avec elle dans son manteau de fourrure et l’embrasse sur le front, ce qui lui glaçe tout le coeur. On suit ensuite les aventures de Gerda qui part à la recherche de son ami dans un long périple dans un jardin, puis chez une princesse et une corneille, elle rencontre des brigands et finalement arrive en Laponie, au château de la reine des neiges. Elle y découvre Kay complètement gelé. Mais ses larmes réchauffent le coeur du garçon et fontnpartir l’éclat de miroir. Kay se met lui aussi à pleurer et les éclats dans ses yeux partent également. Is rentrent chez eux, heureux.  C’est un long conte en plusieurs parties, pas forcément très simple à lire, mais l’histoire est belle et totalement différente du Disney, à découvrir donc !

Donc Anna, Elsa, Kristof et Olaf, ben … y’a pas du tout dans le conte d’Andersen …

Et la reine des neiges … ben elle est pas gentille du tout !!!

Je vais vous résumer brièvement les autres contes d’Andersen que nous avons découverts (ou redécouverts) :

L’histoire du vilain petit canard est bien connu, je ne vais donc pas m’étendre plus que ça !

Un petit caneton bien différent de ses frères est rejeté par tous. Il fuit et est bien malheureux. Il admire et envie les beaux cygnes qu’il rencontre jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il est lui même devenu un beau cygne.

Un petit soldat de plomb qui n’a qu’une seule jambe car il n’y avait pas assez de plomb pour fabriquer la deuxième vit chez un petit garçon avec d’autres jouets et est amoureux de la petite danseuse de papier.

Mais un jour, le petit garçon le pose sur le rebord de la fenêtre et le soldat tombe dans le caniveau, les égouts puis la rivière, se fait manger par un poisson, pêché … Et miracle, le poisson est acheté par la bonne de la famille ! Il retrouve sa place auprès de ses amis les jouets !

Mais le petit garçon sur un coup de tête jette le soldat dans le poêle. Un courant d’air fait s’envoler la danseuse directement dans le feu également. Le matin, il ne reste dans les cendres qu’un tas de plomb fondu en forme de coeur et la paillette du vêtement de la poupée toute noircie … Oui, je sais, pas gaie comme histoire !

Un empereur vaniteux et un peu niais se fait ridiculiser par deux escrocs malins !

Ils lui confectionnent un habit somptueux demandant fils d’or et pierres précieuses pour l’orner, spécifiant que l’étoffe est magique et qu’elle est invisible aux imbéciles. Bien évidemment, il n’y a nulle étoffe mais personne n’ose rien dire de peur qu’on ne le prenne pour un idiot et tout le monde s’extasie devant la beauté de l’ouvrage !

Pendant le défilé, seul un petit garçon osera dire : mais il est tout nu ! Ce qui entrainera peu à peu l’hilarité générale !

C’est une histoire qui a beaucoup intrigué Firmin car il avait du mal à comprendre si les gens voyaient ou ne voyaient pas le tissu et surtout pourquoi si on ne voyait rien on s’extasiait devant … Alors il m’a demandé, encore et encore, de lui relire cette histoire, sans doute pour essayer de se l’approprier et de mieux la comprendre ! Firmin fonctionne souvent comme ça, il aime la répétition. Les jeunes enfants demandent souvent qu’on leur redise la même histoire, et ce n’est pas pour rien ! Ils sont contents de retrouver des éléments connus qui leur plaisent mais surtout c’est un moyen de s’emparer de son contenu !

La petite fille aux allumettes est une histoire bien triste mais qui permet à l’enfant de faire preuve d’empathie et de se rendre compte que tout le monde n’a pas la chance d’avoir une maison bien chauffée et un bon repas sur la table …

Un soir de Noël, la petite fille tente de vendre dans la rue quelques allumettes aux passants. Elle a tellement froid qu’elle finit par en craquer une pour se réchauffer et elle croit voir un grand feu de cheminée qui la réchauffe. Une autre et elle voit une table chargée de victuailles. Une troisième et c’est le visage de sa douce grand-mère décédée quelques temps auparavant. Elle enflamme alors toutes ses allumettes dans la peur de voir disparaître cette image et elle sent sa grand-mère qui la prend avec elle. Le lendemain, on retrouvera son petit corps gelé au milieu d’allumettes noircies. Je vous avais dit que ce n’était pas gai …

Le conte très court de la princesse au petit pois ! En plein déluge, une princesse trempée arrive dans un château .

Le prince qui cherche à se marier tombe sous son charme mais la reine, perplexe devant son allure boueuse et déguenillée, veut vérifier qu’il s’agit bien d’une vraie princesse à la peau si sensible. Elle la fait donc dormir sur vingt matelas et vingt édredons, en ayant caché un petit pois tout en dessous. Le lendemain matin, la jeune fille se réveille en se plaignant d’avoir affreusement mal dormi car quelque chose de dur la blessait dans son lit ! C’est donc bien une vraie princesse, mariage, beaucoup d’enfants et compagnie !

Poucette est un conte que je connaissais moins. Poucette est une toute petite demoiselle dormant dans une coquille de noix.

Un jour, elle se fait enlever par la grenouille afin qu’elle épouse son fils. Elle est bien malheureuse mais arrive à s’échapper. Mais alors que l’hiver arrive et qu’elle ne trouve plus rien à manger, une souris lui propose de venir chez elle en échange de quelques services. Elle sympathise avec son voisin la taupe qui finit par la demander en mariage. Elle n’ose pas refuser mais est bien triste de devoir vivre sous terre. Mais son amie l’hirondelle la fait sortir de là, lui fait faire connaissance  avec le charmant  petit roi des fleurs aux ailes transparentes qu’elle accepte avec joie d’épouser.

Et ma petite chatte Gaïa se joint à moi pour vous présenter d’autres contes présents dans ce livre!

Le conte du Rossignol de l’empereur nous parle d’un petit oiseau pas très joli mais au chant somptueux. L’empereur le fait venir à la cour, le place dans une cage dorée et tout le monde s’extasie. Mais un jour, l’empereur de Chine lui fait parvenir un splendide oiseau automate incrusté de diamants et chantant merveilleusement bien. Toute l’attention se porte sur lui et personne ne se rend compte que le véritable petit rossignol s’est envolé. Mais un jour, la belle mécanique se brise et l’on ne peut plus entendre le chant du rossignol. L’empereur tombe malade, il est sur le point de mourir de chagrin. Alors, le petit rossignol retourne voir l’empereur et son chant le guérit, mais il ne veut plus être enfermé, il viendra chanter quand il le souhaite et lui raconter les nouvelles de tout le pays, lui chanter les histoires des pêcheurs, ceux qui sont heureux et ceux qui souffrent, tout ce qui est caché habituellement à l’empereur.

Le briquet est une des histoires d’Andersen la plus connue au Danemark alors qu’elle est presque inconnue chez nous.

Un soldat croise un jour une vieille dame – une sorcière – qui lui demande un service : aller chercher un briquet dans cet arbre creux. Elle lui donne son tablier à carreaux et lui explique qu’il trouvera au fond de l’arbre des chiens énormes (aux yeux grands comme des soucoupes, grands comme la roue d’un moulin et le troisième grands comme la tour ronde de Copenhague) gardant des coffres pleins de pièces de cuivre, d’argent et d’or.

Il posera les chiens sur le tablier et pourra alors se servir autant qu’il veut de pièces mais devra rapporter le briquet. C’est ce qu’il fait. En remontant, il exige de savoir ce que la vieille femme fera de ce briquet mais elle refuse, alors il la tue . (Oui, expéditif le garçon …) . Il mène alors une riche vie, dépensant tout son argent jusqu’à devenir pauvre. Il utilise son briquet pour allumer une chandelle et apparait alors un des chiens lui demandant ce qu’il veut. Il lui demande bien sûr de l’argent et grâce au briquet magique sa fortune est à nouveau là. Mais un jour, il demande au chien de voir la belle princesse qui est cachée dans son château. Le lendemain, la jeune fille raconte qu’elle a rêvé d’un soldat qui venait l’embrasser. On la fit donc surveiller et après plusieurs stratagèmes, le soldat est attrapé, emprisonné et condamné à mort. Il demande une dernière volonté : fumer la pipe. En battant son briquet, les chiens apparaissent, sautent sur les juges et le roi, les lancent en l’air jusqu’à ce qu’ils se brisent en mille morceaux. Le soldat épouse la princesse, devient le roi ! Et c’est la fin de cette histoire parfaitement immorale !

La bergère et le ramoneur sont deux petits personnages en porcelaine placés sur une petite table. Ils sont amoureux mais le vieux Chinois qui hoche la tête l’a promise en mariage à l’affreux faune sculpté sur la grande armoire.

Les deux petits amoureux décident de s’enfuir. En essayant de les rattraper, le vieux Chinois tombe et se casse. Le petit ramoneur fait passer la bergère par la cheminée, et sur les toits ils admirent le vaste monde. Mais la bergère est effrayée , tout est trop grand pour elle, elle veut retourner dans la maison. Le ramoneur accepte par amour pour elle. Ils retournent sur la petite table. Le chinois est recollé mais ne peut plus hocher la tête. Il ne peut donc plus répondre au faune, le « sergentmajorgénéralcommandantenchefauxpiedsdebouc » qui continue à réclamer la main de la bergère.

Les fleurs de la petite Ida m’était totalement inconnu. Ida est toute triste car ses fleurs sont fanées. Un jeune homme lui explique que c’est parce qu’elles ont dansé toute la nuit dans le château du Roi et qu’elles sont fatiguées. Il lui raconte aussi que les papillons sont des fleurs qui se sont arrachées de leur tige et comment les fleurs parlent entre elles en faisant des gestes. Le conseiller passant par là est furieux que l’étudiant raconte de telles sottises à la fillette mais Ida aime rêver à ces fleurs.  Le matin, elle va enterrer ses fleurs fanées.

On retrouve la plupart des contes dont on a parlé dans ce recueil, plus d’autres que je ne connaissais pas du tout :

La malle volante parle d’un jeune homme ayant dilapidé toute sa fortune et qui n’a plus qu’une malle, mais plus rien à y mettre dedans.  Il rentre à l’intérieur de la malle et celle-ci se met à s’envoler. Il va jusqu’au château d’une princesse, se fait passer pour un dieu et demande à l’épouser. Pour convaincre ses parents, il doit leur raconter des histoires amusantes. Le mariage est décidé, le héros fait tirer un feu d’artifice pour impressionner ses futurs beaux parents mais une étincelle met le feu à  sa malle … Il ne peut plus retourner auprès de sa fiancée …

Ce que fait le vieux est bien fait : La vieille envoie son homme vendre ou échanger leur cheval. En route pour le marché, il l’échange contre une vache, qu’il échange contre un mouton, le mouton contre une oie, l’oie contre une poule, la poule contre un sac de pommes gâtées. S’arrêtant à l’auberge, il pose le sac de pommes contre le poêle et les pommes commencent à cuire. L’odeur intrigue deux riches anglais qui se trouvaient là. En entendant le récit des échanges, ils prédisent au bonhomme une bonne raclée à son retour. Le vieux proteste, il prétend qu’il sera récompensé par des baisers. Les anglais parient un boisseau d’or. Tous trois se rendent chez le vieux. A mesure du récit des échanges, la vieille félicite son mari et, finalement l’embrasse. Les deux anglais leur laissent de bon coeur un plein boisseau d’or.

Jean le Nigaud : Deux frères vifs et savants veulent demander la main de la fille du Roi. Le troisième frère, surnommé Jean le Nigaud, veut s’y rendre aussi. Son Père se moque de lui, et refuse de lui confier un cheval. Le Nigaud s’y rendra donc sur le dos d’un bouc. Mais c’est bien lui qui saura faire rire la fille du Roi et qui va l’épouser !

Petit Cluass et Grand Clauss : Grand Claus est une brute épaisse qui possède quatre chevaux, petit Claus est, lui,  un brave garçon qui n’a qu’un cheval. Mais lorsqu’il laboure, petit Claus ne peut s’empêcher de crier : Hue ! mes quatre chevaux, ce qui indispose Grand Claus. Grand Claus tue le cheval de petit Claus qui garde la peau de l’animal pour s’en faire un sac. Petit Claus est ainsi réduit à la misère. Il erre et découvre une ferme où la table est royalement servie et où la femme du fermier s’apprête à dîner avec le sacristain, en l’absence de son mari. Petit Claus demande un abri, mais la fermière, peu disposée à gâcher sa soirée le met à la porte.Il se cache dans la grange. Mais soudain, on entend le mari arriver ! Vite, la fermière range dans le four les bons plats et elle enferme son amant dans un coffre. Lorsque le mari entre, petit Claus fait craquer son sac en peau de cheval et le mari déclare : -Il y a quelqu’un là-haut. Petit Claus descend de son refuge et dit : en effet, me voici. Le mari se plaint alors de la frugalité du repas. Petit Claus fait craquer son sac et déclare que le génie du sac lui a indiqué qu’il y avait de bons plats dans le four. Le fermier est émerveillé par ce sac magique, d’autant plus que le génie du sac dit qu’il y a un diable dans le coffre. Le fermier découvre alors le sacristain caché. Le fermier est prêt à payer très cher le sac magique, ce qu’il fait. Petit Claus s’en va avec un sac d’argent, une brouette, et le coffre dans lequel est caché le sacristain dont il débarrasse le fermier.Arrivé au milieu d’un pont, petit Claus dit tout haut que le coffre est trop lourd à porter et qu’il va le jeter dans la rivière. Pour prix de sa vie, le sacristain offre un autre sac d’argent à petit Claus qui va maintenant rouler dans la farine son ennemi Grand Claus. Il lui fait croire successivement : qu’il va devenir riche avec la peau de ses quatre chevaux morts. Furieux, Grand Claud revient pour tuer petit Claus et petit Claus lui fait croire qu’il est mort, puis qu’il a tué sa grand-mère (alors que le petit veillait la morte avant l’enterrement). Il pousse grand Claus à tuer sa propre grand-mère. Pour finir, petit Claus feint d’avoir été noyé par grand Claus, et il ressurgit de la rivière avec un troupeau de vaches qu’il prétend avoir trouvé tout au fond.Grand Claus plonge alors. Et se noie.

Vous l’aurez compris, tous les contes ne sont pas pour les plus jeunes, un peu de tri s’impose ! Mais c’est passionnant de découvrir ces textes dans leur version originale !

 

Mais en plus du Danemark, nous sommes aussi allés faire un tour en Suède ! Je vous ai déjà parlé de cette drôle de petite fille Fifi Brindacier, héroïne de la littérature suédoise à ne pas louper !

Un autre petit héros suédois, Nils Holgersson. Nous connaissions son image puisque nous avons un mobile fabriqué dans les ateliers de l’Arche.

Mais nous ne connaissions que vaguement son histoire. Ici, la version originale à lire pour les plus grands :

Et là une version simplifiée pour les petits :

Nils est un petit garçon pas très sympa, insolent, cruel avec les animaux … Un jour, il attrape un lutin et celui-ci le punit en le rendant aussi petit que lui.

Nils se cache, mais le jars de la ferme veut s’envoler avec les oies sauvages. Nils essaie de le retenir en s’accrochant à lui mais il a oublié qu’il était petit et se retrouve dans les airs. S’en suit un grand voyage autour de la Suède vers la Laponie qui nous permet de découvrir les différents paysages et villes du pays. Le petit garçon va apprendre l’empathie et la solidarité avec les oies et reviendra chez lui après un long périple bien plus sage et respectueux des autres.

Ecouter des histoires, avec ou sans les images, une bonne façon de se préparer à la lecture en emmagasinant du vocabulaire, en s’enrichissant d’une autre culture, en étant en empathie avec les personnages, en vivant des aventures étonnantes et en se représentant dans sa tête les scènes évoquées. Et on peut, comme Firmin, écouter plusieurs fois dans la semaine la même histoire pour bien s’en imprégner et la comprendre, comme ils font dans les jardins d’enfant Steiner par exemple!

Vous trouverez d’autres idées d’activités inspirées par les pédagogies alternatives dans mes livres écrits avec Madeleine Deny : le grand guide des pédagogies alternatives , lire et écrire apprendre avec les pédagogies alternatives, compter et calculer apprendre avec les pédagogies alternatives et  mes tout premiers apprentissages avec les pédagogies alternatives !

L’éveil musical d’après la pédagogie Montessori

Aujourd’hui, on a découvert et testé avec plaisir le joli coffret sur l’éveil musical d’après la pédagogie Montessori, aux éditions Eyrolles,  que nous a offert son auteur, Lydie Maud.

Avant de vous présenter le livre plus en détails, je voulais vous montrer trois activités issues du livre que nous avons réalisées !

La première s’appelle le danseur et le musicien. On choisit un instrument que l’on a à la maison (tambourin, xylophone, claves …) . Dans un premier temps, le petit musicien joue de l’instrument et le petit danseur se déplace en suivant la musique : doucement, vite, en sautillant, s’arrête quand la musique s’arrête … Ils se sont bien amusés, tant à la danse qu’à la musique !

Mais ça, je connaissais ! Ce qui m’a intéressée dans cette activité, c’est de la proposition de la faire « à l’envers » . Le danseur réalise des mouvements et c’est le musicien qui doit suivre les évolutions du danseur : jouer doucement quand le danseur fait des mouvements lents, s’arrêter de jouer quand il s’arrête … Cela demande écoute de l’autre et concentration ! Très intéressant !

Une deuxième proposition : chanter des sons sur le thème de la hauteur. On propose à l’enfant des petites « partitions  » que l’enfant va jouer à la fois avec tout son corps et avec sa voix.

Noé s’y est prêt avec beaucoup de plaisir : je m’accroupis en chantant un son grave je me relève en levant les bras t en chantant un son de plus en plus aigu et je redescends en rechantant à nouveau plus grave. Explorer les sons avec tout son corps, super idée !

Et une troisième d’activité d’écoute avec Noé. On s’est installé dans le jardin pour écouter un paysage sonore. Il a fermé les yeux pour être attentif à tout ce qu’il entendait.

Puis il a dessiné pour essayer de fixer tous ses sons entendus : le bourdonnement d’insectes, l’aboiement des chiens, le moteur d’une voiture, des rires d’enfants, le chant des oiseaux …

Mais je vais quand même vous présenter ce fameux coffret ! Il y a bien sûr un livre, un CD avec des pistes de musique et des cartes.

Des cartes de musiciens jouant des différents instruments de musique …

Et des jeux de cartes permettant de mettre en image ce qu’on entend et les différentes caractéristiques de la musique … 

…le genre de musique, le caractère de la musique, les différents paramètres du son (hauteur, intensité …), les instruments … Toutes ces cartes serviront lors de certaines activités présentées dans le livre.

Dans le livre, une première partie pour nous présenter rapidement la pédagogie Montessori, comment elle concevait l’enseignement de la musique, la façon d’utiliser ce livre …

Puis 75 fiches activités. Toutes ne sont pas directement inspirées par la pédagogie Montessori mais restent dans l’esprit. Pour chaque activité, le coin des pédagogues pour en savoir un peu plus, et plein d’idées pour aller un peu plus loin dans cette activité ! Très appréciable ! Elles sont réparties par âge : pour les bébés jusqu’à 18 mois, 

… des activités pour les petits jusqu’à 3 ans …

Des activités plus dans le mouvement pour les enfants jusqu’à 6 ans …

Et pour les plus grands des activités pour discriminer par le jeu les différents paramètres du son.

Il y a aussi d’autres activités autour de l’écoute d’oeuvres avec plein de conseils d’oeuvres à écouter (qu’on peut trouver sur internet) par instrument.

Bref, un ouvrage bien complet qui donne plein de pistes à explorer ! Et le matériel (jeu de cartes et CD) qu’on peut utiliser avec ou sans le livre d’ailleurs pour aider à exprimer ce qu’on ressent et ce qu’on entend quand on écoute une musique !

Bon ben on a plein d’activités à découvrir ! J’ai déjà repéré des lotos sonores, des structures sonores, des échelles mélodiques, des séquences sonores … Yes !

(Ages au moment des activités : Noé, 6 ans et demi ; Firmin, 3 ans et demi)

Pour découvrir d’autres articles sur la pédagogie Montessori, cliquez ici.

Pour découvrir d’autres articles sur les différents apprentissages , et notamment la musique, cliquez là !

Vous trouverez d’autres idées d’activités inspirées par les pédagogies alternatives dans mes livres écrits avec Madeleine Deny : le grand guide des pédagogies alternatives , lire et écrire apprendre avec les pédagogies alternatives, compter et calculer apprendre avec les pédagogies alternatives et  mes tout premiers apprentissages avec les pédagogies alternatives !

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Musique et timer ?

Depuis tout petit, Firmin adore écouter de la musique !!! Il s’installe face au poste (donc sans images, hein !) et il écoute, envouté par la musique, et il chante en même temps …

Jusque là, tout va bien !!! J’adore le voir s’éclater à fond dans son truc, hyper concentré !

Allez, je vous le mets en action :

Premier « soucis » : il écoute et réécoute sans cesse les mêmes disques : Stromae en tête, puis quelques autres, pour enfants ou non. C’est très difficile de lui élargir son horizon ! Mais bon, je sais bien que c’est classique et que de la même façon un enfant aime qu’on lui lise et relise sans cesse la même histoire !!!

Deuxième « soucis » : il peut rester des heures comme ça à écouter sa musique … Alors la musique c’est super mais je me dis que ce serait peut être pas mal qu’il diversifie un peu tout ça ! Et puis nous, Stromae toute la journée, euh … ben on sature un peu quoi ! Et quand au bout d’un moment on éteint la musique (quelle que soit la durée d’ailleurs), c’est le drame et crise de larmes et roulage de Fifi sur le sol !!!

Alors on a décidé d’essayer un truc… On a acheté chez hoptoys un petit timer. 

Un timer c’est quoi ? Ben c’est ça :

Une espèce de réveil/minuteur qui peut aller jusqu’à une heure. Toute l’astuce réside dans le fait que l’enfant visualise très bien en rouge la durée, et voit bien que le temps qui lui est imparti diminue peu à peu !

On a donc décidé d’utiliser le timer pour limiter un peu la durée passée hypnotisé devant le poste de musique !

Mais dès la deuxième, mon petit Firmin a été plus malin… Je passe devant lui, voit qui lui reste 5 minutes. Quand je repasse 10 minutes plus tard étonnée que cela n’ait pas sonné , je vois mon timbre à 15 minutes … Pfff … qu’est ce que vous voulez que je vous dise !!! Et il y a un petit loulou qui me regardait d’un oeil mi malicieux-mi coupable !!! Bon, je me suis fâchée un peu, j’ai expliqué aussi !

Et j’ai retenté le coup, lui disant que s’il le retouchait je le mettrai hors de sa portée !!! Et là, c’était bon ! (bon j’avais mis aussi sur mon téléphone pour vérifier 😉 ) Et depuis plusieurs jours que je l’utilise, ça fonctionne super bien !!! Plus de crise à la fin du temps imparti, après je remets un autre moment et cette fois c’est Noé, ou quelqu’un d’autre qui choisit la musique, comme ça on varie, il découvre autre chose et ça se passe en douceur ! (pourvu que ça dure !!!)

Du coup bien sûr on l’utilise aussi pour minuter la durée d’écran (qu’on limite déjà pas mal puisque pour eux ce n’est qu’une fois par semaine une demi heure, plus une autre fois en général un film en famille) mais là aussi, ça s’est passé beaucoup plus en douceur !!!

Noé a voulu aussi l’utiliser pour faire un quart d’heure rangement ! Bref de multiples utilisations !

Voilà ! Alors, limiter, pas limiter la musique , je ne sais pas si on a eu raison, mais comme ça ça fonctionne pas mal !!!

(Age au moment de l’activité : Firmin, 3 ans et 3 mois)

Pour voir d’autres articles sur l’organisation familiale, cliquez ici ! 

Vous trouverez d’autres idées d’activités inspirées par les pédagogies alternatives dans mes livres écrits avec Madeleine Deny : le grand guide des pédagogies alternatives , lire et écrire apprendre avec les pédagogies alternatives, compter et calculer apprendre avec les pédagogies alternatives et  mes tout premiers apprentissages avec les pédagogies alternatives !

 

Enfantillages d’Aldebert

 

Si vous ne connaissez pas Aldebert, je vous conseille vivement ses deux albums, et notamment le deuxième que les enfants ont eu à Noël et qu’ils écoutent en boucle !

Voici un exemple de l’ambiance quand on chante Aldebert en famille ! :

Malgré les dessins enfantins des couvertures, ils sont parfaits pour des primaires, des plus grands et même les parents (moi j’adore !)

Les chansons sont drôles,tendres ou déjantées,  les styles variés (jazz, rock electro, zouk, slam, ballade, plus classique …). Aldebert chante chaque chanson avec un interprète différent (Bénabar, Didier Wampas, François Morel …) et chacun amène une atmosphère particulière.

On passe ainsi de la super mamie fofolle, aux deux petits amoureux, en passant par l’épineuse question de l’animal de compagnie (un dragon …), le fiston qui veut se mettre à la trompette au désespoir des parents et bien d’autres encore. J’ai aussi beaucoup aimé une chanson très nostalgique sur l’arrière grand-père ainsi que « la maison monde » où nous sommes invités à aller chanter avec nos voisins créoles, gitans ou congolais ! Et ça, ça me plaît bien !

Et une petite video sur les amoureux !

 

(Age au moment de l’activité : Rémi, 13 ans, Baptiste, 11 ans ; Lison, 9 ans; Noé, 3 ans , et tout le reste de la famille, âges divers et variés !)

Activités à la maison

Pour découvrir d’autres disques que nous aimons, cliquez ici ! 

 

Vous trouverez d’autres idées d’activités inspirées par les pédagogies alternatives dans mes livres écrits avec Madeleine Deny : le grand guide des pédagogies alternatives , lire et écrire apprendre avec les pédagogies alternatives, compter et calculer apprendre avec les pédagogies alternatives et  mes tout premiers apprentissages avec les pédagogies alternatives !

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Les lectures préférées de Noé à 18 mois

Les livres ! Il n’y a pas d’âge pour commencer à en tripoter !

A 18 mois, Noé adorait les livres qui font des sons. Il comprenait vite où appuyer ! En voici deux notamment qui lui plaisaient beaucoup, mais il y en a de nombreux notamment dans la collection « Mes petits imagiers sonores »  (il aimait aussi beaucoup celui de la ferme dans cette collection ).

Il aimait aussi les livres où l’on peut ouvrir des fenêtres.

Son préféré : le livre coucou des tout-petits. Il ne s’en lassait pas. L’enfant baisse les mains de l’animal et coucou ! Il apparaît ! Grand succès !


Il aimait beaucoup aussi « Bibou s’habille toute seule » où l’on cherche les habits de la petite Bibou.

Et d’autres en vrac qu’il aimait :

– Tous les petits mots de Bisinski-Sanders et d’autres de la même série : tous les bisous, tous les tout-petits mais il y en a plein très sympas.


– Coco et les autres de Dorothée de Monfreid (elle a écrit de nombreux livres pour enfants, vraiment très bien).

– Et puis ses revues « Popi« , une valeur sûre ! Il les a lus et relus jusqu’à 3 ans environ, et il y retourne encore de temps en temps, même s’il est passé à Pomme d’Api !

 

Activités à la maison

Si vous voulez découvrir d’autres idées lecture pour petits et grands, cliquez ici ! 

Vous trouverez d’autres idées d’activités inspirées par les pédagogies alternatives dans mes livres écrits avec Madeleine Deny : le grand guide des pédagogies alternatives , lire et écrire apprendre avec les pédagogies alternatives, compter et calculer apprendre avec les pédagogies alternatives et  mes tout premiers apprentissages avec les pédagogies alternatives !

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