L’autre jour en faisant les courses, Noé est tombé en arrêt devant un mètre à ruban de 5 mètres. Je lui ai alors dit qu’il avait un petit peu d’argent de poche et que s’il voulait, il pouvait l’acheter avec ses sous !
Il a été enthousiaste et s’est vite emparé de son nouveau jouet !
Déjà, le côté technique de « j’enroule/je déroule » lui a beaucoup plu , il essayé de voir comment ça marchait !
Puis il s’est mis bien évidemment à mesurer tout ce qui lui tombait sous la main : lui, son frère, la chaise, le livre …
A d’autres moments, je l’ai vu observer son mètre et lire les nombres le plus loin qu’il pouvait !
Un autre jour, il comptait de 10 en 10, ou de 100 en 100 !
Il faisait des constatations : oh, 230 et 10 ça fait 240 ! 100 et 100 ça fait 200 !
Il a aussi cherché frénétiquement le 1000 ! Bon, pas de chance, le mètre s’arrêtait à 500 !
Enfin bref, de bons moments de mathématiques, en apprentissages totalement autonomes et avec beaucoup d’amusement !!!
(Age au moment de l’activité : Noé, 6 ans et demi)
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Firmin et Noé avaient été tout contents de jouer avec le petit volcan mascotte du site, « Pitoufeu ».
Et nous avions participé notamment à une activité où il fallait placer des murs en pâte à modeler pour détourner la lave. Bon, il y avait de l’idée, mais on n’a quand même pas échappé à la catastrophe !
De retour à la maison, Noé nous reparlait des tremblements de terre et des volcans, faisant même quelques petits cauchemars, s’inquiétant que des volcans poussent près de chez nous, se disant qu’il ne fallait pas aller dans tel ou tel pays parce qu’il y avait les plaques terrestres … Zut, c’était pas prévu ça …
Et puis finalement, mon Noé a géré son angoisse tranquillement… Comment ? Et bien en jouant ! Dans notre bac à sable, des montagnes se sont mises à pousser, avec des petits villages au pied de la montagne.
Et puis avec un large bâton, genre manche de je ne sais quel outil, un cratère est apparu dans sa montagne !
Et puis, Noé verse de l’eau dans le cratère. Il m’explique que normalement la lave vient d’en bas mais que comme il ne peut pas faire ça, il remplit la cheminée du volcan par le haut pour qu’il puisse y avoir une éruption. (Non, la tenue chemise/cravate n’est pas habituelle chez nous pour jouer au sable, il venait de tourner son petit film avec Baptiste …)
Le village va-t-il être épargné ?
Encore un peu de lave …
Noé est tout content car on voit la trace de la coulée sur son volcan ! (oui, coucou, c’est mon ombre !)
Un autre jour, c’est au spielgaben qu’un volcan va apparaître !
Ce volcan-là se trouve au milieu de l’océan m’explique Noé !
Voilà un beau volcan en éruption !
Et puis bien sûr, nous avions acheté des petits livres très sympas à Vulcania !
Et pour Firmin, un petit livre plus sous la forme d’une histoire, les p’tits volcans :
Et Noé en farfouillant a réussi à trouver tout seul un vieil Astrapi parlant des volcans (pourtant, on a le stock d’Astrapi ! )
Et puis dans deux petits dessins, Noé explique ce qu’il a compris : d’abord la terre bouge (les petits zig zags qu’il a dessinés), il y a des émissions de gaz (les petits traits noirs entre les arbres) et on voit en rouge la lave qui commence à monter.
Là, c’est l’éruption en elle-même ! On voit la lave qui monte par la cheminée puis s’écoule sur les bords du volcan, on voit encore des gaz qui s’échappent, les arbres qui brûlent sur les pentes du volcan !
Et puis, quand même, là c’est moi qui ai proposé une activité « volcanique » à Noé ! Je lui ai demandé d’entourer une petite bouteille d’eau d’argile de façon à fabriquer un volcan.
Sa soeur Lison lui donne un petit coup de main !
On rajoute de la terre encore pour grossir le volcan (pas juste le tour de la bouteille quoi, ce que Noé avait eu tendance à faire !). On laisse bien le trou pour le cratère !
Noé rajoute quelques feuilles/arbres !
On (je) découpe le carton autour pour que ce soit plus joli et on l’installe dans l’herbe (oui, c’est un peu salissant !)
Puis on remplit la bouteille avec du vinaigre blanc, du colorant rouge, un peu de liquide vaisselle (j’avais lu ça quelque part mais j’en ai peut-être mis trop !) . On verse du bicarbonate de soude dans le cratère et pschtt ! une éruption ! Bon, un peu trop rose et mousseuse à notre goût mais ce n’est pas grave ! On a bien compris que c’était les gaz formés qui faisaient jaillir notre « lave » du volcan ! Bien sûr, on a bien redit qu’en vrai ce n’était pas du vinaigre mais le magma de la terre, donc des roches fondues !
Un bout de l’éruption (bon, manque le début parce que on était occupé à verser le bicarbonate !)
On en revient donc toujours à ces fameux apprentissages autonomes, l’enfant qui s’approprie le savoir à sa façon et surtout par le jeu, l’enrichissement qu’on peut apporter par des visites, des lectures, des activités proposées !
(Age au moment de l’activité : Noé, 6 ans et demi)
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Ca y est !!! Il est sorti !!! Environ 2 ans de gestation mais c’est un beau bébé de 790 grammes, 27,5 cm (sur 18,5) et 248 pages ! Il se porte bien et ses mamans aussi !
N’hésitez pas à aller dans votre librairie préférée pour le trouver ou alors le commander !
Bon, et ce livre, c’est quoi alors exactement ??! Il va vous permettre de découvrir onze pédagogies : 6 plus en détail (Reggio, Steiner, Montessori, Decroly, Freinet et Froebel) et 5 de façon un peu plus courte (Charlotte Mason, Alexander Neill, La Garanderie, Arno Stern et Emmi Pikler (Loczy) )
Pour chacun, une double page pour présenter le pédagogue, sa biographie, ses influences, une chronologie …
Puis des doubles pages présentant plus en détail un grand principe caractéristique de cette pédagogie (Cinq grands principes pour chacun des six pédagogues, deux pour les autres). Dans ces doubles pages, vous trouverez des citations puisées dans les textes des pédagogues pour illustrer le principe explicité, des encadrés explicatifs, des mots clefs et un encadré où je raconte comment ce point peut être parlant en famille, avec des exemples et des tranches de vie de notre famille.
Une double page présentant le matériel caractéristique de cette pédagogie.
Et pour chaque pédagogie des pages d’activités au plus près de ce qui est proposé par les pédagogues !
Et à la fin de chaque grand chapitre, un petit dialogue entre Madeleine et moi-même où nous échangeons sur cette pédagogie.
A la fin vous trouverez également un condensé des grandes idées des pédagogues depuis … la nuit des temps !
Voilà ! On l’a voulu très sérieux mais agréable à lire, théorique et pratique, riche et aéré … Vous y retrouverez en action notre petite bande puisque c’est d’eux que tout est parti !
On en est très fier et on espère qu’il vous plaira !!!
Et on compte sur vous pour en parler autour de vous et pour partager !!!
Et venez nous raconter ensuite ce que vous en avez pensé !!! 🙂
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Je reprends aujourd’hui le rendez vous mensuel proposé par souris maman « voyageons ludique » qui nous amène cette fois-ci … dans le désert !!!
Alors ça tombe quand même super bien puisque nous partons jeudi une dizaine de jours pour la Tunisie, et notamment aux portes du Sahara !!!
Nous avons donc réalisé quelques activités sur le thème du désert, et plus précisément sur le Sahara, pour préparer un peu le voyage et on vous racontera ensuite dans quelques semaines notre périple dans le désert !!!
Nous avons commencé par relire deux livres que nous aimons bien : Petite Berbère tout d’abord. Je vous avais déjà parlé de cette jolie série des contes des enfants du monde.
Ici, petite Berbère part dans le désert ramasser des dattes pour venir en aide à ses parents et à ses frères et soeurs. Mais elle va se perdre …
Nous avons aussi lu : Akli, prince du désert de Carl Novac et Anne-Catherine de Boel à l’école de loisirs.
Le jeune Akli veut prouver qu’il est grand et il décide de traverser le désert jusqu’à la ville où habite son oncle pour qu’il lui donne une épée.
Mais entre les génies du désert, les tempêtes de sable, cela ne sera pas si facile !!!
Deux très jolis livres qui nous mettent bien dans l’ambiance.
J’avais ensuite préparé plusieurs cartes de nomenclature à Noé pour lui présenter quelques animaux, plantes, peuples, coutumes du Sahara. Nous avons aussi bien regardé où était situé le Sahara et nous avons été étonnés par son étendue !!!
Maintenant que Noé arrive plutôt bien à déchiffrer, il s’est débrouillé tout seul ! Il lisait la petite étiquette et essayait de trouver l’image correspondante.
Lison qui fait sa curieuse !!! Mais Noé se débrouille très bien tout seul !
Quand il ne connait pas le mot écrit sur la carte, il la met de côté.
Puis il reprend ce qu’il n’a pas trouvé et compare avec les cartes comprenant à la fois l’image et le nom. Ksour, chèche, cistanche … euh … c’est pas simple !
Puis j’ai proposé à Noé de lu apprendre un jeu qui se joue dans le désert. Pour cela, je lui demande d’aller chercher un peu de sable dans notre bac à sable.
On tasse un peu …
Je lui demande ensuite de tracer avec son doigt légèrement un grand cercle , puis de faire des trous dans le sable du ce cercle.
12 trous.
On place un caillou dans chaque trou (sauf un). Bon, en général, les berbères utilisent des crottes de dromadaire séchées mais on avait pas ça en magasin ! On s’est contenté de cailloux !
Et le jeu peut commencer. Cela se joue seul et la règle est très simple. Si une pierre saute par-dessus une (et une seule) pierre voisine pour attirer dans un trou vide, on enlève la pierre par dessus laquelle on a sauté et on la place au milieu. On recommence, l’objectif étant qu’à la fin il reste le moins de pierres possible. Idéalement 1. Pour la première partie de Noé, il lui en resté 4. Objectif des parties suivantes : faire mieux !!!
Lison aussi a voulu essayer !
Et puis au bout d’un moment … un dromadaire est venu prendre la place des cailloux du targui pour se promener dans le désert !
Oh ! Un autre ! Et ils laissent des traces de pas dans le sable !
On trouve des palmiers, on peut faire une petite oasis.
On trouve aussi quelques serpents et scorpions …
On essaye de faire un chèche à notre berbère sur son chameau ! (oui, on est d’accord, ce sont des dromadaires, mais en Tunisie ils appellent ça des chameaux ! )
Et puis après avoir installé Noé commence à s’inventer des petites histoires …
Notre berbère descend de son « chameau » …
Il remarque quelque chose dans le sable … Il creuse …
Un trésor !!!
Il ramène son trésor chez lui !
Mais … son dromadaire est parti ! Catastrophe !
Noé s’est dit qu’il ferait bien un petit dessin animé ! Je ne sais pas si on aura le temps avant de partir mais je le note ! (je brancherai son grand frère Baptiste!)
Voilà, on est pressé de partir maintenant !!!
(Age au moment de l’activité : Noé, 6 ans et 2 mois ; Lison, 12 ans)
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Je me suis intéressée à une autre pédagogue, Charlotte Mason, anglaise née environ 30 ans avant Maria Montessori pour vous la situer, qui pensait que les enfants devaient s’instruire en lisant des livres passionnants (les « living books »).
Elle utilisait aussi un outil qu’elle appelait le livre des siècles (century book) et que je vais vous présenter dans cet article ! (si le truc noir que Baptiste porte sur son tee shirt vous intrigue, il s’agit du harnais pour porter son saxo 😉 Fin de la parenthèse !)
Le livre des siècles, donc, se présente sous forme de cahier ou de classeur comprenant une frise chronologique. J’ai choisi d’utiliser une page pour 50 ans (une double page donc pour 100 ans, si vous suivez bien !). Le plus important, c’est de garder toujours la même échelle, et de ne pas mettre plus de place pour le XXème siècle parce qu’il y a plein de trucs à mettre et 500 ans dans une page parce qu’en -2500 on a pas grand chose !
Ensuite, le principe n’est pas de remplir pour remplir, de prendre un bouquin d’Histoire et de recopier les grandes dates car ça n’aurait pas beaucoup d’intérêt. Le but est plutôt que lorsqu’on visite une ville, quand on lit un roman historique, lors d’une discussion, dans un film … on situe un événement, un personnage historique, une invention, un film, un monument … dans la chronologie.
Ainsi on marque l’année , on colle une photo que l’on cherche sur internet ou que nous avons prise ou on dessine. On note aussi les dates de naissance de chacun ! On voit ci-dessous que Noé a dessiné un château (imaginaire !) pour représenter la construction du château de notre village (dont il ne reste presque plus rien. Du château, pas du village !). Pour Charlotte Mason, le livre des siècles est un outil complètement personnel à partir de 9 ans environ. Avant, on peut en réaliser un familial. Nous, on a choisi de n’en faire qu’un auquel tout le monde participe au gré de ses envies et selon l’occasion ! Et puis pour nous c’est un outil plaisir, on n’est pas dans une démarche « scolaire ». Parfois, on le prend avec Noé, on réfléchit à nos dernières découvertes ou discussions, et on choisit de rajouter tel ou tel élément.
Et puis Noé me demandait : C’est le Moyen Age là ? Alors j’ai décidé de rajouter un petit repère de couleur : une bande en bas de la page que je coloriais selon la période.
J’ai rajouté au début du classe une petite frise pour se repérer . La photo n’est pas bonne, mais la Préhistoire est en marron, l’Antiquité en gris, le Moyen Age en rouge, les Temps Modernes en bleu et l’époque contemporaine en violet.
Alors bien sûr il y a de nombreuses pages encore blanches, notamment pour l’Antiquité, mais je pense que l’on se rend bien compte de la durée de cette période en tournant toutes ces pages , alors qu’à la fin beaucoup d’événements se trouvent sur la même page ! Et l’on voit bien qu’il faut tourner pas mal de pages avant de trouver les grecs, Bouddha, Jésus …
Et puis bien sûr s’est posé le problème de la Préhistoire… On a collé l’événement qui sépare la Préhistoire de l’Antiquité (l’invention de l’écriture), on mis quelques pages de la fin de la Préhistoire mais on s’est rendu compte qu’il faudrait de nombreuses pages avant d’arriver aux grottes de Lascaux ! Alors la découverte du feu, et plus encore Lucy ! Il nous faudrait … plein de classeurs ! Nous n’avons pas encore résolu la question ! Mais ça intrigue beaucoup Noé !
Alors de temps en temps, l’un ou l’autre prend le classeur, le feuillette, regarde ce qu’a rajouté l’autre, on en discute, on le montre à grand-père … Au fur et à mesure, des choses se fixent … On fait des corrélations entre les événements : le château de notre village a été construit en même temps que le début de la Tour de Pise ! Et Notre palais idéal a été commencé environ 10 ans avant la Tour Eiffel !
(Ages au moment de l’activité : Noé, 6 ans et 1 mois ; Lison, 11 ans et 11 mois : Baptiste, 14 ans 7 mois)
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Comme je vous l’avais déjà dit dans mon article Planisphères et carottes râpées, la géographie a la côte à la maison et les enfants parlent souvent de pays à table en regardant nos cartes ! Noé et Firmin ont donc eu pour leurs anniversaires (à 4 jours d’intervalle !) ce super puzzle du monde de la marque Janod.
Il y a donc une grande carte cartonnée avec les continents et les noms des pays (bon, c’est pas les mêmes couleurs que chez Montessori mais on peut pas tout avoir …) et les pays aimantés avec des petits dessins illustrant le pays qui se placent sur la carte. Ce qui est un peu dommage mais c’est difficile de faire autrement je pense c’est qu’une pièce de puzzle ne correspond pas toujours à un pays. Pour la Chine, l’Australie, le Brésil on a bien une pièce de puzzle mais la Russie , les Etats Unis ou le Canada par exemple sont découpés en plusieurs parties alors que les pays plus petits sont rassemblés par 2 ou 3.
En tout cas, puzzle adopté par les loulous ! Quand on parle d’un pays, ils le cherchent dans la boîte pour le mettre sur le puzzle, le cherchent aussi sur le planisphère qui est au dessus (c’est le même !). Parfois, ils s’installent pour chercher quelques pays et les installer sur le puzzle. Firmin a un petit faible pour la Mongolie (me demandez pas pourquoi) et pour les pays nordiques (Suède, Finlande, Norvège !).
Et puis jusqu’à présent on patafixait les cartes postales que l’on recevait sur nos planisphère pour situer les pays, là Baptiste a amélioré le processus en rajoutant des brins de laine. Ca évite de cacher le pays avec la carte !!!
Adopté aussi par les petits qui suivent la ficelle pour voir où cela se situe exactement ! Et maintenant que Noé commence à savoir lire, il s’amuse à lire le nom des pays ou des villes !
Pareil pour l’Europe !
Alors ce matin, ce n’était pas planisphères et carottes râpées mais Europe et tartines de miel … et discussion sur les volcans après avoir repéré l’Etna et la Sicile !
(Ages ou moment de l’activité : Firmin, 3 ans et 1 mois ; Noé, 6 ans et 1 mois)
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