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Gianni Rodari, créativité et cahier d’imagination !

Je voulais aujourd’hui vous parler un peu de Gianni Rodari, grand ami de Loris Malaguzzi (mais si, vous savez, la pédagogie Reggio !). Gianni Rodari est un auteur italien de littérature jeunesse ( ça date un peu, il est décédé en 1980) qui a écrit notamment des romans délirants comme la tarte volante, Histoires à la courte paille, Jip dans le téléviseur … Mais il a été aussi un collaborateur de Malaguzzi dans cette fabuleuse aventure Reggio et il est intervenu dans les écoles pour apporter ce qui lui tenait à coeur, le lien entre raison et imagination.

Rodari a une idée qui me séduit beaucoup, c’est que la liberté créative est le pilier, le pivot de l’éducation.

La créativité n’est pas une faculté à part, particulière, mais elle est une caractéristique de notre façon de penser, de connaître et de faire des choix. C’est un outil pour chercher, ordonner et même transgresser ! Nous découvrons le monde et apprenons en créant, en agissant pas en étant passif . En étant libre de transgresser des modèles conventionnels et de sortir des sentiers battus, en allant s’aventurer au-delà du connu dans des expériences multiples, l’enfant crée son savoir de façon profonde avec une pensée qui lui est propre et qui génère des solutions inattendues.

C’est pour cela qu’il faut aider l’enfant à cultiver sa créativité dans toutes les directions, dans tous les domaines (peinture, histoire, théâtre, danse, musique, poésie … ), à travers notamment ces fameux 100 langages de l’enfant de Malaguzzi afin d’être un « homme complet ».  Rodari propose d’enrichir le milieu de l’enfant par des expériences stimulantes,  et de proposer quotidiennement à l’enfant des petits jeux de création, d’imagination !

Dans cet article, je vous parlerai plus particulièrement de la créativité dans le domaine « d’inventer des histoires » puisque c’était le domaine de prédilection de Rodari. Pour cela, je vous présente l’excellent livre de Gianni Rodari, la « grammaire de l’imagination » !

Oui, je suis d’accord avec vous, ces deux mots paraissent s’opposer et Rodari s’en amuse !!! Il veut surtout fournir de la matière à l’imagination à travers toutes sortes de petits jeux pour aider l’enfant à se lancer dans des histoires plus ou moins folles (en général, plutôt plus que moins ! )

Voici quelques unes de ses propositions :

  • le binôme imaginatif : en se cachant, deux personnes écrivent chacune un mot puis on invente une histoire avec ces deux mots. On peut s’amuser à les relier par des prépositions, ce qui entraînera des histoires bien différentes. Par exemple : crocodile / fusée : le crocodile dans la fusée (ou la fusée dans le crocodile) , la fusée du crocodile, le crocodile sans fusée …)
  • qu’arriverait-il si … : l’un choisit un sujet (une petite forêt ) l’autre un prédicat (s’envole sur la planète Mars). On peut également choisir un héros au hasard pour notre histoire (Spiderman, une petite souris, l’enfant lui même …) et c’est parti pour une nouvelle aventure !
  • le préfixe : rajouter un préfixe (dé, bis, tri, anti, sous, semi, super, mini, maxi …) et le coller à un mot : puis essayer d’imaginer ce que peut être par exemple un anticrayon (un crayon contrariant qui refuse d’écrire ce que l’on souhaite) et inventer une histoire autour de cet objet
  • Découper des titres de journaux pour créer une histoire ou un poème
  • jouer avec les contes de fée : écrire un conte à l’envers (Blanche Neige et les 7 géants), rajouter un mot incongru dans un conte (le petit chaperon rouge + hélicoptère), faire une salade de contes (quand Peter Pan rencontre le Petit Prince) …, transposer un conte dans un lieu ou une époque incongrus (Hansel et Gretel à New York) …

Et plein d’autres propositions !

Et puis on peut aussi piocher dans les jeux des surréalistes (l’Oulipo) , ou dans des jeux de société dont je vous ai déjà parlé.

Et je me suis dit que ça serait sympa de regrouper ces histoires inventées. Noé avait déjà commencé un cahier de lecture où selon la méthode Decroly on mettait les petites phrases écrites par Noé (que je tapais ensuite à l’ordi en version « correcte »). On a fait migrer ce cahier en cahier d’imagination ! On y mettra toujours les petits textes qu’il écrits mais aussi les histoires qu’il a pu inventer lors de tel ou tel jeu et que je pourrai retranscrire moi même, et qu’il illustre !

Par exemple, c’est avec les  story cubes qu’il a inventé cette petite histoire : j’écrivais ce qu’il racontait puis à côté il a dessiné l’histoire, plutôt sous forme plus ou moins de BD puisqu’il a représenté successivement les différents épisodes de l’histoire. Mais parfois, c’est un dessin unique pour son histoire !

Voilà ! Alors imaginons, créons, rêvons, délirons, rions et que la créativité soit le moteur de nos vies !

Age au moment de l’activité : Noé, 6 ans et 4 mois.

Pour découvrir toutes les activités autour de l’écrit et de l’invention d’histoires, cliquez là ! 

Pour découvrir toutes les activités autour de la pédagogie Reggio, cliquez ici !

Vous trouverez d’autres idées d’activités inspirées par les pédagogies alternatives dans mes livres écrits avec Madeleine Deny : le grand guide des pédagogies alternatives , lire et écrire apprendre avec les pédagogies alternatives, compter et calculer apprendre avec les pédagogies alternatives et  mes tout premiers apprentissages avec les pédagogies alternatives !

Le grand guide des pédagogies alternatives

Ca y est !!! Il est sorti !!! Environ 2 ans de gestation mais c’est un beau bébé de 790 grammes, 27,5 cm (sur 18,5) et 248 pages ! Il se porte bien et ses mamans aussi !

N’hésitez pas à aller dans votre librairie préférée pour le trouver ou alors le commander !

Bon, et ce livre, c’est quoi alors exactement ??! Il va vous permettre de découvrir onze pédagogies : 6 plus en détail (Reggio, Steiner, Montessori, Decroly, Freinet et Froebel) et 5 de façon un peu plus courte (Charlotte Mason, Alexander Neill, La Garanderie, Arno Stern et Emmi Pikler (Loczy) )

Pour chacun, une double page pour présenter le pédagogue, sa biographie, ses influences, une chronologie  …

Puis des doubles pages présentant plus en détail un grand principe caractéristique de cette pédagogie (Cinq grands principes pour chacun des six pédagogues, deux pour les autres). Dans ces doubles pages, vous trouverez des citations puisées dans les textes des pédagogues pour illustrer le principe explicité, des encadrés explicatifs, des mots clefs et un encadré où je raconte comment ce point peut être parlant en famille, avec des exemples et des tranches de vie de notre famille.

Une double page présentant le matériel caractéristique de cette pédagogie.

Et pour chaque pédagogie des pages d’activités au plus près de ce qui est proposé par les pédagogues !

Et à la fin de chaque grand chapitre, un petit dialogue entre Madeleine et moi-même où nous échangeons sur cette pédagogie.

A la fin vous trouverez également un condensé des grandes idées des pédagogues depuis … la nuit des temps ! 

Voilà ! On l’a voulu très sérieux mais agréable à lire, théorique et pratique, riche et aéré … Vous y retrouverez en action notre petite bande puisque c’est d’eux que tout est parti !

On en est très fier et on espère qu’il vous plaira !!!

Et on compte sur vous pour en parler autour de vous et pour partager !!!

Et venez nous raconter ensuite ce que vous en avez pensé !!! 🙂

Pour lire les différentes critiques du guide que j’ai pu trouver, cliquez ici ! 

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Installations !

On continue de mettre côté différentes choses à la mode Reggio, après nos boîtes à trésor, après notre maison de la nature, nous continuons à remplir boîtes et paniers avec des coquillages, des pierres, des bâtons …

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Et de temps en temps, Firmin par exemple va chercher une boite pour jouer d’une façon ou d’une autre !

Les coquilles Saint Jacques et les « couteaux » sont parfaits pour jouer à la dînette !

OLYMPUS DIGITAL CAMERAUn jour il a sorti un à un tous les glands pour les installer sur la chaise !

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Un jour, ce sont les bâtonnets colorés d’esquimau que Firmin se met à installer !

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Je le regarde et suis très étonnée de son organisation ! Un carré, un bâtonnet dans chaque angle, d’autres bâtonnets le long des côtés …OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

…D’autres sur le bord de la table …OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Mais les installations c’est encore et toujours avec les différents jeux de construction ! Voici donc une installation de Firmin qui intéresse beaucoup Noé qui y amène des personnages et une histoire va commencer !

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Installations aussi sur la table lumineuse, complétée par un dessin au feutre ! C’est une maison en feu m’a dit Noé.

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Et puis parfois, les installations se transforment en circuits de dominos en utilisant dominos mais aussi spielgaben, éléments du circuit de train …

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… Et là c’est Baptiste qui vient mettre son grain de sel ! OLYMPUS DIGITAL CAMERA

(Ages au moment de l’activité : Firmin, 3 ans ; Noé, 6 ans et Baptiste, 14 ans et demi ! )

Si vous voulez découvrir des activités autour de la pédagogie Reggio, cliquez ici.

Si vous voulez découvrir différents jeux de construction, cliquez là !

 

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Noé me prépare un jeu de piste !

Quand on s’ennuie un peu, et bien on fait marcher son imagination !

« Maman, viens, je t’ai fait un jeu ! Tu dois suivre les pinces à linge !

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Ah ben oui, effectivement, Noé a utilisé les petites pinces à linge que j’avais mises dans un panier dans le coin « bazar/Reggio » où il peut trouver différentes bricoles, bâtons, pierres, coquillages, métal, plumes … pour en faire … ben ce qu’il veut justement ! Et donc aujourd’hui c’était un jeu de piste !

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Me voilà donc parcourant la salle à manger, allant d’une pince à linge à l’autre, et faisant le petit parcours prévu par Noé !!!

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Bon, la prochaine fois je lui suggérerai de mettre quelque chose au bout de ce jeu de piste, un petit trésor à trouver !!! Mais je pense que ce sera mon tour de lui préparer un petit jeu de piste !

Voilà donc une petite activité autonome comme je les aime !

Tiens, j’y pense, je pourrai lui suggérer aussi la prochaine fois de faire un plan pour indiquer où sont les pinces ! Lui qui est fan de plan ! Il a adoré pendant les vacances suivre sur le plan du zoo et nous indiquer où étaient les animaux…

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dessiner des plans imaginaires ..

OLYMPUS DIGITAL CAMERA…. … rêver devant la carte du pays de Winnie l’ourson et chercher sur la carte du monde où peut bien se situer ce pays … !

 

Bon ben activité à suivre alors !!!

(Age au moment de l’activité : Noé, 6 ans)

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Non au saucissonnage !

J’ai lu chez plusieurs pédagogues que nous n’apprenons pas dans la simplicité mais dans la complexité, lorsque notre cerveau fait des connexions avec des choses déjà vues, des expériences vécues auparavant, en faisant des liens entre différents domaines ! Je me souviens que Rémi à 3 ans m’avait vraiment surprise, remarquant une corne d’abondance je crois dans un dessin animé parce qu’il en avait vue une la veille alors que nous regardions un livre d’art.

Allez, je vous cause un peu de la pédagogie Reggio que j’adore et qui va bien plus loin que simplement faire de jolies choses avec des billes en verre sur un miroir ! Parce qu’à Reggio, la complexité, ils adorent !

Ils considèrent , à juste titre , que le  monde qui nous entoure est complexe et multiforme mais qu’il ne faut pas avoir peur de cette complexité et s’enfermer dans une fausse simplicité des choses. La connaissance a de multiples racines et non,  l’enfant n’apprend pas de façon linéaire, selon des étapes bien hiérarchisées !  Les enfants interagissent sans arrêt avec les personnes, les objets ou les images autour d’eux. C’est pour ça que la meilleure façon d’aborder un sujet, c’est de le concevoir sous différents points de vue en utilisant plusieurs langages différents. On apprend réellement lorsque l’on fait des connexions entre les connaissances, lorsque une image nous rappelle quelque chose vue dans un film qui nous rappelle une activité que nous avons faite. C’est en croisant les connaissances que l’on apprend et que les savoirs sont ancrés en nous. Ainsi, le soucis principal des écoles Reggio est de créer des connexions à travers de multiples expériences.

image2-reggio-emiliaEt de ces connexions apparaîtront des choses inattendues et surprenantes qui conduiront à des pensées nouvelles ! Pour trouver du plaisir et attiser la curiosité, l’esprit est beaucoup plus stimulé par une situation complexe plutôt que simple et isolée en créant des analogies. Et c’est avec une approche esthétique qui a lieu dans l’atelier avec l’utilisation des cent langages que l’on peut connecter entre eux ces différents éléments de réalité.

Nous-mêmes, nous sommes un tout et à l’école, on nous découpe en tranches, le savoir est saucissonné en français, Histoire, math, chacun dans une case. Dans les écoles Reggio, ils font tout pour éviter que des frontières soient crées entre les différents domaines et la rationalité peut aller avec l’imagination, les connaissances avec les émotions, la science avec l’esthétique, la logique avec la fantaisie. On peut cultiver l’imagination tout en renforçant le sens du possible.

Plutôt que de simplifier une situation qui paraît trop complexe pour notre enfant, il vaudrait mieux l’aider à l’aborder de multiples façons pour cerner petit à petit la question. Cela peut être en regardant un livre, un film, en faisant une maquette, en jouant, en manipulant des personnages, en peignant, en entendant d’autres points de vue différents sur le même sujet,  en l’expérimentant avec notre corps (mime, théâtre …), en créant un dessin animé …

Et puis l’apprentissage est circulaire, l’enfant entendra parler plus tard à nouveau du même sujet et riche de ses expériences, il approfondira encore ses connaissances.  A Reggio, ils laissent l’enfant élaborer ses théories (par les mots, le dessin …) , même si elles nous semblent absurdes, cela n’a pas d’importance. Il construit peu à peu son savoir qui se modifiera de lui-même au contact d’éléments nouveaux et de discussions avec d’autres. Si nous lui plaquons un savoir qu’il n’est pas prêt à entendre, cela sera sans effet. Il faut que l’enfant se sente libre de ses expérimentations, sans sentir de jugements de la part de l’adulte, sans peur de se tromper. L’important est bien la pensée, l’expression, la recherche et non le résultat.

Pourquoi je vous parle de tout ça ? Parce que je trouve qu’il y a de plus en plus de projets dans nos écoles « traditionnelles » où justement on casse un peu les murs entre les matières et moi j’aime ça ! Par exemple, Rémi, pour le bac, a du proposer un projet reliant deux matières différentes et le présenter d’une manière originale. Ainsi, dans son groupe, ils ont parlé des miroirs ardents (vous savez, dans l’Antiquité, ces miroirs qui brûlaient les flottes ennemies) et ont donc étudié le sujet sur le plan historique et physique : il a donc lu les auteurs latins, réalisé des expériences et tout ça sur le même sujet, puis ils ont présenté leurs travaux sous la forme d’une Bande dessinée ! Et ben c’est super riche, ça, je trouve ! Et quand j’entends des esprits chagrins qui rouspètent parce que ça fait perdre du temps aux élèves qui n’ont pas le temps de finir le programme, et ben je pense qu’ils ont rien compris !

Autre exemple, Baptiste, la semaine dernière, avec les fameux EPI (Enseignements Pratiques interdisciplinaires). Alors oui c’est peut-être pas encore au point, les profs tâtonnent encore un peu mais c’est pas grave ! Baptiste travaille donc sur l’autoportrait dans trois matières : français, anglais et espagnol. Là encore, il devait présenter son travail comme il le souhaitait. Il a choisi … allez devinez … tadam … Gagné ! La vidéo ! Il a choisi d’interpréter un animateur télé présentant son émission : Coïncidences exceptionnelles car la coïncidence exceptionnelle du jour, c’est qu’il a trouvé trois Baptiste Pigache de trois nationalités différentes qui vont chacun se présenter. Je vous laisse découvrir sa vidéo, moi, en toute objectivité, je l’ai trouvée super !

(Et puis rien à voir avec le sujet de la complexité et des connexions entre différents domaines, mais j’en profite pour vous montrer un autre de ses petits films que Baptiste vient de finir de monter : Le voyage du colonel Bon Bibine :

Pour découvrir d’autres infos sur la pédagogie Reggio, cliquez ici !

Pour découvrir tous les films de Baptiste, cliquez ici !

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Projets et créativité au collège

En math, Lison est en train de travailler sur les parallélépipèdes. Elle devait fabriquer plein de petits pavés en papier puis fabriquer un personnage uniquement avec ces pavés et ensuite décorer. Elle a choisi de représenter Poséïdon.

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Une autre fois en techno, les élèves devaient inventer et fabriquer la maquette d’un véhicule (roulant, flottant ou volant) avec des matériaux de récupération puis en faire le plan. Elle avait fabriqué ce drôle de bateau à ballons avançant avec la force du vent ! 😉 P1050001 P1050005

Je trouve ça super que l’on propose aux enfants de faire marcher leur imagination et leur créativité pour mieux acquérir certaines notions !

Voici d’autres exemples de projets réalisés au collège :

– en anglais, inventer et jouer une pièce en faisant une version contemporaine plus ou moins délirante de Romeo et Juliette

– en espagnol, faire un film de type « film d’horreur »

– après voir rencontrer un slameur, écrire son propre slam (en anglais et en français)

– en techno, creer une coque pour un robot et pour un drone, inventer un logo et un slogan

– en SVT, réaliser une maquette d’un pont à gibier au dessus d’une voie ferrée et d’un train.

-en français, inventer un conte d’origine et le présenter sur un grand panneau illustré

– en français toujours, créer une affiche avec slogan à partir d’un dieu romain

– en anglais, inventer un dialogue pour faire le doublage d’une scène de cinéma et réaliser le doublage

– Inventer un questionnaire autour de la culture latine pour faire un concours pour que  les 6ème fassent des recherches pour y répondre et s’initient à cette culture

– Participer au prix des Incorruptibles et lire 7 livres pour ensuite être capables en groupe de participer à des quizz sur les livres et parallèlement réaliser un livret où :

  • on indique son livre préféré et le moins aimé
  • on crée pour chaque livre une nouvelle couverture avec un  nouveau titre
  • on écrit une poésie sur un  des livres
  • on crée un slogan par livre

– Au CDI, les enfants écrivent des informations insolites glanées ici et là sur un panneau ou un cahier

– Au CDI toujours, un groupe d’élèves proposent des énigmes que les autres essaient de résoudre afin de gagner un petit prix

– Une amie prof m’a aussi raconté un projet qui consistait pour les élèves à créer des films d’animation avec diverses techniques pour animer des personnages issus d’un tableau de Brueghel  sur des jeux d’enfants

– en Arts plastique une expo autour de l’autoportrait (je vous en avais parlé )

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Et puis des projets en plus animés par les profs, hors temps scolaire (entre midi et deux ou après les cours) :

– une chorale super dynamique et joyeuse où les jeunes chantent en anglais des gospels, extraits de comédie musicale, … Rémi avait été enthousiasmé !

– un groupe de théâtre, pour Baptiste cette fois, avec spectacle en fin d’année qui là aussi les motive énormément

– une magnifique mosaïque faite par Baptiste accompagné par la prof de techno.DSC08564

De la même façon, Rémi avait conçu et fabriqué une lampe.

-Rémi aussi, là on est au lycée, qui pour le bac (ses TPE) travaille avec son groupe sur le thème des miroirs ardents, conçoit des expériences, fait des recherches sur leur utilisation au cours de l’Histoire, présente les résultats sous la forme d’une magnifique BD (dessinée par une copine du groupe).

Et j’en loupe encore plein ! Mes enfants sont dans un petit collège public de campagne, ils y sont très heureux, je ne sais pas si les profs sont particulièrement dynamiques ou si c’est partout comme ça mais je trouve ça vraiment bien ! Ils sont heureux et ravis de ces projets !

Pour faire le lien avec les pédagogies « alternatives » qui m’intéressent beaucoup, ça me fait penser par exemple à Steiner qui nous dit qu’il faut que les apprentissages soient vivifiés et là je pense que c’est le cas. Je pense aussi à Montessori pour qui l’enfant apprend aussi avec ses mains ! En fabriquant, concevant, décorant des objets, on apprend mieux, on trouve ça aussi chez Steiner. Prendre l’enfant dans sa globalité, pas seulement son cerveau  ! Mais aussi son corps (dans le théâtre, la fabrication d’objets) et son âme, ses émotions (quand on chante par exemple on exprime des émotions, ou quand on crée tout simplement, on exprime ce qu’on a au fond de soi).

Et puis il y  aussi la notion de projets que l’on retrouve notamment à Reggio et chez Freinet. Ces projets permettent souvent d’aborder un sujet sous différents angles, d’associer différents domaines alors que souvent on a tendance à l’école de séparer les différentes disciplines. Là les math côtoient les arts plastiques, l’Histoire la physique, l’anglais la musique, l’espagnol le cinéma, … C’est beaucoup plus riche ! Comme à Reggio, on propose à l’enfant d’utiliser différents langages, pas seulement l’écrit et de les faire danser ensemble ! Par contre une des grandes différences entre Freinet/Reggio et ce qui se passe ici au collège, c’est que ces projets au collège ne sont pas la plupart du temps des projets des élèves mais des projets proposés/ imposés par le professeur et notés.

Tout ça pour dire que ça bouge aussi dans l’éducation nationale, et merci aux profs de mes loulous !

Ages au moment des activités : Lison, 11 ans, Baptiste, 13 ans, Rémi, 15 ans

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